CHAPITRE XIII. k
tières. Il est divisé en deux parties par une étroite saillie du sous-sol ancien. Celle-ci naît, dans la partie de la concession de Combeplaine comprise entre Rive-de-Gier et le pont de la Madeleine, à 100 mètres environ au Sud de la route de Lyon. Le micaschiste perce le lit du Bosançon à mi-distance entre la route et le canal ; la largeur de la bande ancienne y est de 50 mètres, mais elle se termine en pointe, à l'Ouest, avant d'atteindre le canal lui-même. Dans la direction opposée, elle se renfle jusqu'à 200 mètres, puis s'évanouit à peu de mètres du ruisseau des Chan tières. Le dépôt houiller se trouve donc ici coupé par une étroite lentille de micaschiste, ayant la direction de l'axe du bassin et une longueur de 1,200 à 1,300 mètres.
Au Sud de Ttlot ancien on observe du grès houiller ordinaire, en bancs fortement inclinés, qui se continuent sans interruption jusqu'à Tartaras et au delà. Sur le bord opposé, au Nord, ce sont des assises tourmentées, dans le prolongement des couches du Bois-Forez, et, au delà, sur la hauteur, au mur de ces bancs, la brèche de la base, qui occupe alors, jusqu'au ruis* seau des Ghantières, tout l'espace compris entre la lisière Nord du bassin et le ruban de micaschiste dont je viens de parler. Il suit de là que si, dans le lambeau houiller, situé au Nord delà lentille ancienne, il existait des veines de houille, elles appartiendraient, par leur situation, au groupe des couches du Bois-Forez de la concession de Gombeplaine.
Pour obtenir la concession de ce territoire, on y creusa plusieurs puits en 1832, 18&2 et i85&. Trois d'entre eux rencontrèrent la brèche: le puits Lajarige, près du Bosançon, à 50 mètres de profondeur; le puits Lat^a/, à l'Est de la route nationale, à 30 mètres; le puits Sainte^Madeleine, au Nord du puits Lajarige^ et, comme lui, sur les bords du Bosançon, à 57 mètres. Ges deux derniers traversèrent seuls une faible veine de houille, inexploitable, à peu de distance au-dessus de la brèche. L'amincissement peut cependant être accidentel, car le quatrième puits, dit puits Perret, situé au Nord, non loin de la route, trouva d'abord également une simple veine de 0*^,25 à 0",30, au niveau de 58 mètres, mais découvrit ensuite, à l'aide d'un traversbancs, une couche de 1 mètre à l'",20, d'où l'on put même tirer 2,500 à 3,000 tonnes de houille. Malgré cela, les travaux ne purent se développer
au loin* Les failles et les étraD^ements y sont nombreux, et le territoire parut trop pauyre pour être concédé.
Les détails que je viens de donner prouvent, à n'en pas douter, que la couche du puits Perret doit correspondre à l'une des couches inférieures du Bois*Forez, mais il serait difficile de dire si c'est lu Gentille ou la Bourrue.
A cela, d'ailleurs, se bornent les rapports immédiats qui lient Rive-de- Gier à la zone de Tartaras^ivors. Les deux bassins sont séparés l'un de l'autre par Taréte ancienne, ci-dessus mentionnée, qui va du Bosançon au ruisseau des Chantières. La barrière disparaît, il est vrai, sur les bords du ruisseau, ou plutôt s'y soude au massif ancien, situé au Nord de la bande houillère de Tartaras (voir la carte d'ensemble). Seulement, au delà, entre Tartaras et Dargoire, on voit de nouveau, et jusqu'au voisinage de la combe d'Allier, une étroite bande ancienne, séparant la brèche du dépôt houiUer. On retrouve la brèche, après une très courte interruption, au fond de la gorge des Chantières, sous forme de lisière mince, qui se renfle ensuite considérablement h TBst de Dargoire.
Dans tout ce parcours la brèche est réellement séparée du dépôt houil- 1er proprement dit de Tartaras par l'arête ancienne en question. Au Nord du village cette arête est masquée par la terre végétale, mais elle redevient visible dès que l'on descend du plateau vers les gorges des Chantières et de Dargoire, là où les roches sont mieux dénudées. Bref, l'antique barrière, qui bornait à l'Est le bassin de Rive«de-Gier, va de Couzon, au pied du Pilai, jusqu'à la Combe d'Allier, où elle rejoint, d'une façon définitive, le massif ancien du chaînon opposé de Riverie. Quant au dépôt même de Rive-de- Gier, il n'est plus représenté, à l'Est de la Madeleine, que par la brèche, dont les derniers tlots se prolongent jusqu'à Balmondon, entre la Combe d'Allier et la goi^e du GodiverU
D'autre part, au Sud de la barrière ancienne, s'est formé, à partir de la Madeleine, un autre bassin, celui de TartarM^ivors.Je dis un autre bassin, car si la barrière en question était le résultat d'un soulèvement postérieur ou le simple produit d'une forte érosion, on retrouverait, de part et d'autre, des dépôts identiques. Or, non seulement la brèche