CHAPITRE XIIK
k mètres sur le platesiu, k Tartaras même, et de 5 à 7 mètres à TEst^daas le flanc gadche du vallon de Dargoire. De 1832 à la fin de 1877, la concession de Tartaras a fourni environ 300,000 tonnes de charbon marchand. Or, comme la superficie réunie des lambeaux déhouillés est d'environ 90,000 à 100,000 mètres carrés, cela fait, en admettant une tonne de charbon par mètre cube enlevé, une puissance moyenne utile de 3 mètres à S^jSS. En dehors de celte seule couche importante, on a trouvé, sur quelques points, à une très faible distance du mur^ une veine secondaire qui ailleurs fait partie intégrante du gt te principal. On a aussi rencontré, à TEstde Tartaras, à 15 ou 20 mètres au toit de la grande couche, une veine supérieure, également inexploitable, qui toutefois semble croître en importance, à TEsty dans la concession de Saint-Jean-de-Toulas, où Ton connaît positivement deux veines distinctes.
La couche de Tartaras ne ressemble à aucune de celles de Rive-de-Gier.
La houille est tendre, friable, entremêlée de veinules schisteuses. L'ei^ploitalion a fourni peu de gros, et le menu, pour devenir marchand , a dû être soumis à un lavage soigné. Ainsi épuré, le charbon a pu servir, à Lyon, à la fabrication du gaz; mais il faut dire que la compagnie du gaz était alors elle-même chargée de l'exploitation de la mine de Tartaras, et avait intérêt à se servir de son propre charbon.
A l'Ouest, dans le vallon des Ghantières, les travaux sont abandonnés depuis cinquante ans ; les puits y étaient peu profonds, 25 à 30 mètres au maximum.
Le champ d'exploitation le plus important se trouve sur le plateau même, à Tentour du village de Tartaras. 11 fut ouvert vers 1848 et resta en activité pendant vingt ans. Le puits le plus profond n'a que 110 mètres: c'est le puits Sainte-Barbe^ au Nord-Est du village. Le puits d'extraction principal, lepuits5at/ite-il/arte^à TOuest du village, n'a pas au delà de 70 mètres. Sur ce dernier point la couche était assez régulière. On a pu la suivre par fendue, le long de sa pente, sur 100 mètres environ ; mais, comme ailleurs, le charbon était tendre et réclamait partout un boisage solide.
En approchant du vallon de Dargoire, dû à l'une des failles ci-