‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 249 sur 280 · II · texte numérisé non relu

II

dessus mentionnées, la couche devient moins régulière, mais aussi plus puissante. Au puits Gabriel on a trouvé des épaisseurs de 5 à 7 mètres. Dans cette région, et déjà au puits Sainte-Barbe, on a surtout exploité le relèvement oriental de la couche, qui remporte ici sur le pendage Ouest. Au lieu dit les Perrières, TafiBleurement de la couche se voit, d'ailleurs, sur la rive droite du ruisseau de Dargoire, non loin de la lisière Sud-Est du bassin houiller.

Les travaux les plus récents, encore en activité en 1879, étaient ouverts dans le flanc gauche du vallon de Dargoire, le long de la limite même de la concession de Saint-Jean. Ce sont les travaux dits de Gandillon. La couche y plonge au Nord; elle fut ramenée au jour, par une faille, à plus de 300 mètres de la lisière Sud du terrain houiller.

Ce qui précède prouve que la concession de Tartaras est, sinon épuisée, au moins très fortement entamée dans toutes ses parties. La seule région qui renferme encore des massifs inexplorés est celle du vallon de Dargoire, où de fortes failles ont exceptionnellement bouleversé le dépôt houiller.

§ 270. — A l'Est de la concession de Tartaras se trouve celle de Saint- Jeannie-Toulas^ située à cheval sur les deux départements de la Loire et du Rhône ; elle fut instituée le 29 août 1857 et mesure 17«) hectares. Ses limites sont : à rOuest, la concession de Tartaras ; au Nord et à l'Est, le ruisseau de la Combe d'AlUer; au Sud, le canal de Givors. Cette concession comprend l'extrémité orientale du territoire de Tartaras. A la Combe d'Allier, le dépôt houiller est complètement enlevé ; il ne reparaît, sauf deux ou trois lambeaux épars, qu'à FEst du ruisseau dit le Barnier.

La concession de Saint-Jean, comme celle de Tartaras, est divisée en long par l'étroite arête ancienne qui sépare la brèche du Nord de la zone houillère proprement dite du Sud.

Les travaux entrepris dans cette concession consistent en une série de puits creusés, à l'entour de la maison Bertholon, sur le plateau, entre les gorges de la Dargoire et de l'Allier, non loin de la limite de Tartaras. On y a exploité l'extrémité orientale du lambeau de Gandillon. Là aussi, les assises plongent de 60 à 70» vers le Nord; c'est le relèvement Sud des

Page 1