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CHAPITRE IX

exploité le banc de grès fin du toit de la petite couche de la Découverte. J*ai constaté, en effet, dans le fond de la carrière, une veine de houille sous ce banc de grès, à 35 mètres seulement des travaux de la Grande masse.

Grâce à la grande faille du Dorlay les couches ont pris partout, dans cette région, une allure transversale; c'est le cas du puits Sainte^Barbe et

des mines de la Grand'Croix et de la Péronnière. Les travaux du puits

Sainte-Barbe sont d'ailleurs peu étendus, et le charbon s'y trouvait chargé de schistes comme dans les autres parties de la concession de Corbeyre.

Avant de quitter ce district, il importe de rappeler encore Tinfluence fâcheuse que les failles ont exercée sur la région du Reclus. Non seulement, comme je l'ai déjà dit, presque toute la partie située au Sud du Gier est devenue stérile; mais les accidents sont également nombreux au Nord jusqu'à la grande faille longitudinale du puits Vellerut. Le point le plus troublé est l'angle Sud-Ouest du Reclus. Aucun puits n'y a trouvé la houilje. Ainsi, sur les bords du Dorlay, le puits Saint-Philippe est resté constamment, jusqu'à la profondeur de 170 mètres, dans des roches brisées; c'est un véritable brouillage pareil à celui du puits du Bois (§ /t7 et 111). Le puits Saint-^DeniSj près du Gier, correspond à la partie de la faille du Dorlay qui aboutit au puits Frèrejean. Le puits Assailly est tombé sur l'une des failles de direction du pendage Sud du bassin, au point où celle-ci croise la faille transversale du puits Saini-É tienne. Bref, on le voit, le confluent du Dorlay et du Gier appartient au point de rencontre d'un ensemble de grandes failles, toutes causées par le déplacement relatif des deux massifs anciens entre lesquels passe le Dorlay. C'est la région la plus tourmentée des environs de Rive^de- Gier. Toute la partie méridionale du district du Reclus, à part la mine de Grézieux, pourrait être considérée au fond, dans son ensemble, comme une sorte de vaste brouillage (pi. 111).

§ 11&. — Revenons maintenant à la partie Nord-Ouest de ce district.

La Grande masse s'amincit et se détériore à mesure que l'on remonte au Nord dans la concession du Ban. Sur la rive droite du ruisseau de Collenon elle fut exploitée, dans les premières années de ce siècle, non loin des affleurements, par une série de puits peu profonds et par une galerie

partant des bords da ruisseau. La couche n^avait guère plus de 2'",50 à 3 mètres, et au puits Saint-CIoud, profond de 16 mètres et foncé en 1836, elle était même réduite à i*%30.

En s'avançant vers le hameau du Mulet, dans la direction de l*Ouest, l'affleurement tend à s'amincir de plus en plus. Ainsi, à 200 mètres du puits Saini-Cïoud, une fendue ne trouva que 0',80 de houille. Du c6té opposé, à l'Est, la couche grossit au contraire de nouveau, vers l'aval-pendage, dans les travaux du puits Saint-Jean. A mesure que l'on approchait des limites de Ck>llenon, on retrouvait 2, Set & mètres de charbon, malheureusement toujours mêlé de schistes, comme au puits Saint-Irénéey et par* fois aussi raviné par le grès du toit.

Au puits Saint'Philiberty à 88 mètres de profondeur, la Grande masse est réduite à un mètre, et au-dessous vient la brèche, à i/i& mètres, sans trace de Bâtarde. Toute cette région est d'ailleurs criblée de failles comme les autres parties du Reclus. Une faille de direction, à peu de distance du puits Saint-Philibert, >ejette la Grande masse de 88 à i&O mètres, et, peu après, un deuxième gradin la déplace de nouveau [dans le même sens. A ce niveau inférieur son épaisseur est de 2 mètres. Le puits Henry du Ban est également tombé sur un accident, et le puits Saint-Michel ne trouva la houille qu'à âi& mètres, au milieu d'accidents variés. C'était une faible veine de quelques centimètres, plongeant de 40 pour 100 vers le Sud- Ouest. — On l'a explorée sur 80 mètres en suivant sa ligne de pente. Le toit était constamment bosselé et formé de grès; de plus, même au pied de la descenderie, où la veine était devenue horizontale, elle n'avait pas au delà de 1",40, de sorte que l'amincissement est évidemment due ici à l'érosion. Enfin, au puits Saint- Etienne, non loin de la Faverge, la couche plonge au Sud-Est, comme aux puits Saint-Jean et du Télégraphe; mais les conditions générales du gfte sont moins favorables, car, au Sud, de nouvelles failles rejettent la couche vers le bas-fond de la Faverge, et, à l'Est, on est bientôt arrêté par les accidents du puits Saint-Michel. On a cependant ouvert, en 1879 au puits Saint-É tienne, des travaux dans des massifs où la couche mesure tour à tour 5 à 7 mètres. Un travers banc, partant du puits Sainte-

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