CHAPITRE IX. W
Couchant, de F Espérance, Teillard, Saint- André, Lorette^ etc., 9 à 10 mètres. Au pied de la faille du Mouillon, vers les puits Chantecros et de la Marguillerie, le charbon était de nouveau réduit à 6 ou 7 mètres et entrelardé de quelques schistes; plus loin, dans le bas-fond des puits Frère/ean et Velkrut^Xes schistes sont encore plus abondants et la puissance est ramenée à & ou 5 mètres.
S 113. — Au Nord et à TOuest de la Cappe s*étend la concession de Collenon. Elle est divisée en deux zones par la grande faille du Mouillon qui passe au puits Vellerut. La région haute, en amont de la faille, est criblée de vieux puits^ peu profonds, que Beaunier déclare abandonnés depuis trente ans, c*est-à-dire dès 1780. L*a£G[eurement de la Grande masse est visible le long des profondes gorges de la Durèze et du Collenon. Sous le plateau la couche vient buter souterrainement contre une deuxième faille de direction, qui réduit la brèche, entre les deux ruisseaux, à une bande de peu de largeur. La Grande masse n'y est cependant pas aune bien grande profondeur, au puits Rivât à 35 mètres, au puits Dubreuil à &2 mètres, etc.
D'après les renseignements recueillis par Beaunier en 1812, la puissance de la couche n'y aurait nulle part dépassé 5 mètres, et les schistes s'y seraient trouvés assez abondants. Ces renseignements concordent avec ce que :^ ^^ons de la tendance de la couche à s'amincir vers les affleure-
ments, au Mouillon et à Gravenaud, et aussi, à l'Ouest, dans la concession du Ban, comme je le dirai dans un instant. Au reste, même au pied de la faille du Mouillon, la couche n'est pas meilleure dans cette région. On vient de voir ce qu'elle est devenue aux puits Vellerut et Frèrejean, et l'on peut ajouter que la région basse, au pied de la faille de Collenon, dans les travaux des puits Saint-É tienne, Saint-lrénée et du Télégraphe, n'est pas mieux partagée. Dans ces puits le toit immédiat de la Grande masse se compose de grès qui alors, comme toujours en pareil cas, est amincie par érosion, de sorte que son épaisseur normale de 5 à 6 mètres est ramenée, en un grand nombre de points, à 1i mètres, 3 mètres et même 2*,50. Les schistes abondent d'ailleurs aussi dans le charbon, comme au puits Frèrejean, et ces schistes se sont parfois transformés en de véritables lentilles de grès dur de plusieurs décimètres d'épaisseur. L'un de ces nerfs de grès, voisin
du mur, s*est même renflé jusqu*à plusieurs mètres, ce qui obligea d'exploiter isolément le banc de houille situé au-dessous. Au puits Saininirénée, par exemple, le nerf de grès atteint 3 à & mètres et même exceptionnel* lement JO mètres. Le banc de houille, ainsi séparé de la Grande masse, avait une épaisseur de 2 mètres. Celle-ci s*est également dédoublée, en deux veines distinctes, vers le bas-fond de la Gappe, dans la mine de Lorette ainsi que sur l'autre rive du Gier, dans les travaux du puits 5atn^- Maihieu du Reclus. Cette veine du mur de la Grande masse est appelée petite Bâtarde par les mineurs du district. Il ne faut pas la confondre avec la petite mine de la Découverte des Verchères, située aussi au mur de la Grande masse, mais se détachant plutôt, comme veine indépendante, de la Bfttarde supérieure que de la Grande couche.
Au Sud de Collenon et à l'Ouest du Reclus se trouve, sur la rive gauche du Gier, la concession de Corbeyre. Au puits Henry j la Grande masse s'y présente sous forme d'amas plus ou moins renflés ; mais en moyenne elle n*a guère plus de 6 ou 7 mètres, et se trouve aussi entremêlée de schistes comme à Collenon. Là aussi la petite Bâtarde se détache, en divers points, du mur de la Grande masse^ sous forme de couche indépendante.
Les courbes de niveau décèlent, comme à la Cappe, une allure fortement troublée. Les froncements et contournements des couches se rencontrent partout dans les travaux. On trouve des dos d'âne, ou de véritables dômes, entre les puits Henry et du Télégraphe, et une cuvette allongée, le long d'une faille, à TOuest du puits Meunier.
L'extrémité Sud de la concession de Corbeyre est isolée de la partie Nord par la longue faille de direction, qui passe au Sud des puits Saint- Isidore et Saint-Mathieu. Elle stérilise les territoires des puits de la Forèze, Julien, Thévenet et Assailly de la concession du Reclus, et se trouve limitée, à l'Ouest, par une faille transversale, qui semble se rattacher à celle qui passe entre les puits Pugnet, Meunier et Saint-Mie heMu^Ban. L'angle Sud de Corbeyre, ainsi isolé de la partie Nord, fut exploité par le puits Sainte-Barbe, creusé, sur la rive gauche du Gier, en face de la forge d'Assailly. Dans une carrière de pierre, située entre ce puits et l'embouchure du Dorlay, on a