‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 256 sur 280 · CHAPITRE XIII. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. m

Quant à l'&ge de ces couches, elles correspondraient» par leur flore, dit M. Grand'Eury, tout à la fois, à Tétage de Rive-de-Gier et à celui de La Mure. Au mur des deux couches dont je Tiens de parler, on connaît encore une troisième veine, très peu éloignée du micaschiste et près de la limite Sud du bassin. Elle fut fouillée par une courte fendue, ouverte à 350 mètres à TEst du puits Bayettan. C'est une veine quelque peu schisteuse, de O'',60 d'épaisseur, qui semble se perdre en profondeur; car le travers-bancs du niveau de 106 mètres, prolongé de 100 mètres horizontalement au delà de la seconde couche, a atteint le micaschiste sans avoir rencontré la troisième veine. Toutefois, il peut l'avoir manquée par le fait d'une faille, et, pour s'en assurer^ il conviendra de foncer un jour le puits lui-même jusqu'au micaschiste.

Outre les travaux du puits Bayettan, dont il vient d'être question, on entreprit, à trois époques différentes^ d'autres fouilles dans la partie orientale, plus élargie et plus régulière, du bassin , c'est-à-dire entre la région de Bayettan et la grande route de Lyon à Marseille.

Dès 1830 à 1835 on fonça, aux abords mêmes du bourg de Gommunay, à 150"" de la lisière Nord du bassin, le puits Gueymard jusqu'à 122 mètres de profondeur. Il traverse des assises de beaucoup supérieures à celles du puits Bayettan; ce sont des grès schisteux verdâtres, quartzo-micacés, d'apparence sauvage, contenant çà et là de minces filets de houille grasse et des schistes à empreintes végétales. On traversa en particulier une veine de 0"',10 à 80 mètres du jour; et, au-dessous, des bancs mieux réglés avec de plus nombreuses empreintes végétales. A 122 mètres, Taffluence des eaux devint considérable, ce qui fit suspendre le fonçage du puits, et amena son abandon jusqu'à ce jour.

En 185&, tandis qu'on exploitait l'anthracite au puits Bayettan, on ouvrit le puits de V Espérance à égale distance des deux puits précédents ( 700 mètres environ) et presque sur la ligne droite menée de Tun à l'autre. Il fut foncé jusqu'à 95 mètres dans un terrain peu différent de celui du puits Guey^ mari, dans une alternance de grès et de poudingues quartzo-micacés, plus ou moins verdâtres, entrecoupés de minces veinules charbonneuses et de schistes à empreintes végétales. On s'arrêta avant d'avoir atteint le ni-

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veau des couches du fuits Bayetlan, qui sont rejetées, en profondeur, par la faille Nord-Sud, ci-dessus mentionnée vers la limite Bst des travaux ouverts par ce dernier puits.

Enfin, en novembre 1877, on reprit Texploration sérieuse de la région orientale du bassin. Obéissant au principe fondamental, en fait de travaux de mines, de procéder, autant que possible, du connu à rineonnu^ le nouvel ingénieur, M. Durand, ouvrit d'abord un puits de reconnaissance, le puits Sainte-Lucie^ non loin des affleurements de la lisière Sud du bassin, à 500 mètres à l'Est du puits Bayettan et à 290 mètres au Sud du puits de VEspérance. Dès la profondeur de 36 mètres; on rencontra une première couche de houille, partiellement laminée par une faille ; aussi continua-t-on le fonçage jusqu'à 80 mètres, puis on ouvrit à 72 mètres un travers-bancs, vers le Nord, afin de recouper Taval-pendage de la couche en question. On la trouva en effet à 120 mètres de distance, et elle s'y montra assez régulière pour qu'on pût ouvrir aussitôt de véritables travaux d'exploitation. Elle plonge de SS"" vers le Nord, et court directement de l'Ouest à l'Est. On Ta déjà suivie jusqu'à 160 mètres à l'Est et jusqu'à 100 mètres à l'Ouest. En ce dernier point on est arrêté par l'un des échelons de la faille Nord-Sud, qui limite les travaux du puits Bayettan. Vers l'amont-pendage, à 35 mètres au-dessus du travers-bancs, la couche s'étire versles affleurements, par suite de la pente plus forte des bancs, mais elle se poursuit régulièrement vers l'aval-pendage, c'est-à-dire dans la direction du puits de V Espérance. Aussi a-t-on repris, en 1879, l'approfondissement de ce dernier puits, qui trouva, en effet, la couche du puits Sainte-Lucie à la profondeur de 125 mètres. Aujourd'hui une longue descenderie, entièrement percée dans le charbon, unit les deux puits, et, dans tout ce parcours, de plus de 200 mètres, la couche se maintient uniforme et régulière. Celle-ci est divisée en trois bancs par deux faibles intercalations schisteuses, qui laissent, comme puissance utile, 1">,30. A l'Est, les nerfs tendent à disparaître, mais l'épaisseur utile reste la même. Le charbon est solide, dur, anthraciteux, comme à Bayettan, mais il contient moins de cendres et plus de matières volatiles. Le toit et le mur ne ressemblent pas à ceux de la première couche du puits Bayettan^ de sorte

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