‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 255 sur 280 · CHAPITRE XIII. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. m

dans ce districi, comme dans le reste du bassin, au pied du Pilât, entre Firminy et Givors, tandis que la bordure Nord est affectée par des élargissements et des resserrements successifs.

Le territoire houiiler qui nous occupe fut partagé, le 22 avril 1833, en deux concessions : celle de Temay.de 823 hectares à TOuest, etcelle de Cotnmunay de 900 hectares à l'Est; mais des travaux d'exploitation y avaient été entrepris dès le milieu du siècle dernier et poussés surtout avec quelque activité vers 4800 à 1807. Trois puits furent creusés, à cette dernière époque, sur le plateau de Ghassagne^ dans le territoire qui fait aujourd'hui partie de la concession deTernay; ils sont alignés le long du chemin qui mène de Chasse àTernay par Morzes. L'un de ces puits, situé à l'Est du chemin, à 100 mètres environ de la lisière méridionale du bassin, rencontra le terrain ancien entre 160 et 170 mètres; il a dû probablement traverser la couche de charbon dans un amincissement, car l'aflBleurement se voit au voisinage du schiste micacé. Malheureusement on ne possède aucun renseignement sur la puissance et l'allure de la veine en question.

Les deux autres puits, si tués à 300 mètres delà, vers le Nord, à mi-chemin de la maison Durieu, n'ont rencontré, paralt-il, qu'une faible couche supérieure de 0^,30 à 0'',50 de puissance. On est, par suite, peu encouragé à reprendre les travaux sur ce point, malgré l'apparente régularité des roches à la surface du sol. On peut cependant admettre que la couche inférieure, reconnue dans le premier de ces puits, ne disparaît pas en profondeur, et que les veines, connues à Gommunay, sont aussi exploitables dans la concession de Ternay. Or, à Gommunay, de sérieux travaux furent activement poursuivis il y a vingt ans. Le puits Bayetlan, ou Mallard, fut ouvert à 1 ,200 mètres à l'Est du plateau de Chassagne, dans la partie étranglée du bassin, au voisinage du chemin qui conduit de Ternay à Vienne. On y travailla surtout de 1850 à 1860 et même encore en 187&. Deux couches y furent reconnues, l'une à 68 mètres, l'autre à l/i5 mètres du jour. Le puits est arrêté à 165 mètres de profondeur. L'inclinaison des couches est de 20 à 25% vers le N.-N.-O., auprès du puits lui-même; mais sur l'aval-pendage, comme au voisinage des affleurements, elle atteint ôO"". La couche supérieure mesure V^yiQ à

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i",SO avec quelques renflements de 2 mètres. Le toit immédiat se compose de grès dans les parties hautes ; aussi, comme toujours en pareil cas, est-il bosselé, et la couciie amincie sur qnelques points. Vers Taval-pendage, au contraire, le schiste domine, et alors la couche devient plus régulière. On Ta exploitée sur environ &50 mètres en direction. A l'Ouest, onarencontré de petites failles et de nombreux étranglements; aussi les chantiers ne dépassent-ils guère le puits de plus de 150 à 200 mètres ; la pente du terrain y devient forte. Du côté opposé, à l'Est, la couche est plus régulière, et les travaux sont plus importants; mais, en même temps, Tallure générale S.-O.-N.-E. se modifie graduellement. La couche s'infléchit vers une faille N.-S., dont l'amplitude en profondeur, vers l'Bst, est encore inconnue. C'est la limite naturelle du champ d'exploitation, à environ 300 mètres du puits.

Les travaux d'abatage furent entrepris, à l'aide de deux travers-bancs, dans le mur de la couche : l'un à 72 mètres, l'autre à i06 mètres de profondeur. L'exploitation s'est surtout développée entre ces deux niveaux, où la couche est moins inclinée qu'enamont, auprès des affleurements. Vers l'avalpendage, au-dessous du niveau de 106 mètres, la couche est encore viei^e et pourra être entamée à l'avenir par un troisième travers-bancs inférieur.

La seconde couche fut peu explorée. On ne l'a pas attaquée au niveau de ikb mètres, où elle fut coupée par le puits, mais au niveau de i06 mètres, où le travers-bancs la rejoint par le toit. Sa puissance oscille entre i mètre et i"',iO, et subit d'ailleurs de nombreux étranglements. Elle semble donc moins importante que la couche supérieure. En réalité cependant, on la connaît peu, car on ne l'a suivie que sur environ 100 mètres en direction vers l'Est, et rien ne prouve qu'elle ne puisse être exploitée avec avantage au-dessous de la région où la couche supérieure est régulière.

Le charbon des deux couches est du reste identique ; c'est de l'anthracite proprement dite, assez dure, tenant moins de 10 pour cent d'éléments volatils, et, en moyenne, 12 à 15 pour cent de cendres. Elle se rapproche, au fond, beaucoup plus du charbon de La Mure, dans les Alpes, que de la houille de Rive-de-Gier ou de Givors.

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