‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 269 sur 280 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

la superposition presque directe des assises Geysériennes siliceuses du poudingue en question sur la brèche de la base (carte d'ensemble).

Dans le prolongement de cette importante faille se trouve l'accident, non moins considérable, de Landuziëre. Là aussi les dépôts Geysériens sont peu éloignés de la brèche, et la cassure dut se produire peu avant le dépôt du groupe 16 à 13; seulement, on peut constater, en outre, que l'affaissement dut continuer pendant et après le dépôt des groupes 12 à 9 et 8, puisque ces couches se relèvent toutes le long du plan de la faille (§ 2&/i et pi. XVI).

D'autres failles, plus voisines de l'axe du bassin, affectent de même, à Saint-Étienne, le groupe inférieur 16 à 13; ce sont : la faille transversale du Montcel, la faille longitudinale de la République et la partie Nord de la faille du Furens,ouduBois-Montzil, passant au Mont- Ravel. Le double groupe 12 à 8 ne s'est déposé qu'au Sud et à l'Ouest de ces trois failles, de sorte qu'à moins d'admettre ici encore d'énormes dénudations, il faut bien que les trois cassures aient débuté peu après le dépôt de la 13* couche. Si cela n'était pas, les dénudations seraient excessives, puisque à la faille de la République, dont l'amplitude est de plus de 500 mètres, ne correspond, à la surface du sol, pas la moindre différence de niveau. Il est certainement plus logique de supposer qu'après le dépôt de la 13'' couche l'affaissement du sol se soit en grande partie arrêté, au Nord et à l'Est des failles en question, et qu'il continua, au contraire, au toit de ces accidents, jusqu'à l'origine de l'étage moyen. Il faut pourtant remarquer que le mouvement dut cesser le long de la faille du Montcel avant la formation de la huitième couche, et que l'affaissement se fit dès lors suivant le plan d'une faille nouvelle, celle du puits Saint-Jean, parallèle à la première, et plus rapprochée du centre du bassin. On ne rencontre, en effet, la huitième couche à Saint- Étienne qu'au toit de cette dernière faille.

Il se pourrait aussi que la faille du Cluzel commençât dès lors à se dessiner vers son extrémité Nord. L'affaissement du sol, au Sud de la faille de Landuzière, dut entraîner, à un certain moment, une cassure transversale qui sépara, par une sorte de promontoire, le bassin de la huitième

k9k BASSIN HOUILLER DE LA LOIRE.

à Roche, du bassin de la huitième à Villards. Mais la jooctioii des deux bassins devait rester libre, vers l'extrémité Sud de ce promontoire, en un point qu'il serait d'ailleurs impossible de fixer aujourd'hui.

Il est évident, d'autre part, que l'affaissement se prolongea, vers l'extrémité Sud de la faille du Cluzel, bien après la période de l'étage moyen, puisque c'est précisément sous l'influence des deux failles du Cluzel et des Maures que le grès rouge Permien a pu se déposer au Nord du Chambon.

A la huitième couche succède l'étage moyen d'une façon assez régulière. Il en est ainsi à Terre-Noire, à la BaraUière,à Monthieux, au Treuil, au Quartier-Gaillard, au Mont-Saison, etc. Cependant, des cassures nouvelles ont dû se produire dès l'origine de l'étage moyen. C'est le cas des failles du Marais, du Soleil et de Monlhieux. On comprend ainsi plus facilement l'absence de l'étage moyen au coteau de Montheil. Toutefois le glissement a dû surtout se (aire sentir pendant et après le dépôt des étages moyen et supérieur, puisque les couches 7 à 3 remontent au jour, à Monthieux même, le long du plan de la faille du Soleil, et que la couche du Mourinet, au bois d'Âveize, en est aussi affectée. Il est bien évident qu'une faille de 300 mètres d'amplitude, comme celle du Soleil, n'a pu se produire en un court espace de temps, puisque les couches de houille et les bancs de grès de Tctage moyen sont relevés, le long de cette faille, auprès de Monthieux, sans avoir formé de conglomérat de frottement. Dans ces conditions le glissement a dû être lent et durer longtemps.

Pendant cette longue période, le rétrécissement du bassin se continue. Les affleurements de l'étage moyen sont en retrait, du Nord au Sud, par rapport à la huitième couche , et le groupe de la couche des Roeheites l'est, i son tour, par rapportau groupe de la troisième. Il y eut donc, à cette époque encore, affaissement plus énergique au Sud qu'au Nord. Or, cet affaissement local, au Sud de la plaine de Bérard, n'a pu s'opérer, sur une aussi vaste échelle, sans amener de nouvelles cassures, puisque les roches dures sont peu susceptibles de se ployer sans se rompre. C'est ce qui amena, après le dépôt du groupe des Rochettes, l'ouverture des failles du Gagne-Petit et du puits Montmartre, aux abords de la ville de Saint-Étienne. Ainsi put se déposer l'étage

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