‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 268 sur 280 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Joio, le long de la faille du Reclus jusqu'à Assailly. Dans celle région, où la brèche se montre à nu sur de grandes surfaces, raffaissement dut cesser le long du n^icaschiste et se faire sentir à une moindre distance du thalweg souterrain (pi. III et IV). Il en est de môme, Je long de la limite Nord, à pardr du puits du Ban. Depuis ce point aussi, la brèche occupe une zone d^ plus en plus large, et conslitue, à partir de Gellieux, la crête entière du mont Crépon, au-dessus de Saint*Ghamond. On doit aussi se rappeler qu'entre la brèche et le poudingue supérieur apparaît partout ici Taffleurement de l'étage houiller de Rive-de-Gier. La ligne d'affaissement s'éloigne visiblement de la lisière Nord comme de la lisière Sud du bassin. Â la place de la grande faille du ftlouillon, qui semble s'arrêter auprès du hameau de Gollenon, viennent une série de gradins successifs, tels que ceux des puits SairU^Miehel et Saint-Philihert, dans la concession du Ban, puis la grande faille de la Faverge et celle qui s'en détache vers le Sud-Ouest dans la direction du puits de Gombérigol. Ces accidents se prolongent vei^ Saint- Chamond et y prennent même une plus grande importance, puisqu'à partir de la Grand- Croix et du Plat-de-Gier, Télage stérile, qui couvre Rive^de-Gier, devient, de proche en proche, plus puissant. C'est sur l'un de ces gradins de direction du Nord qu'a dû tomber le puits Notre-Dame de Saint^Chamond, si du moins il a réellement atteint la brèche, sous le poudingue supé-^ rieur, sans rencontrer l'étage houiller proprement dit de Rive-de-Gier.

L'accroissement de puissance du poudingue supérieur résulte non seu-* lement de la plus grande importance des failles de direction, mais aussi d'une faille transversale considérable, celle du Dorlay. De même que la faille du puits GuétcU coïncide, à Rive-de-Gier, avec la naissance du poudingue supérieur, celle du Dorlay marque Toriginedu sous-étage micacé de Saint-Chamond, qui couvre le poudingue proprement dit de Rive-de-Gier, ou plutôt se substitue à lui par voie de transformation latérale. La faille du Dorlay élargit aussi le dépôt houiller. L'affaissement s'opère de nouveau au Sud, le long des roches anciennes, car la brèche ne remonte plus au jour à partir de la vallée du Dorlay. Depuis cet accident jusqu'à Saint-Martin en Coallieux, près de Saint-Chamond, le poudingue supérieur déborde non

seulement la brèche, mais encore Tétage houiller de Rive-de-Gier. L'un et Tautre ne reparaissent qu'entre Saint-Martin et le hameau du Creux, sur les bords du Gier, en amont de Saint-Chamond (carte d'ensemble et pi. VI).

Au Nord de cette ville la brèche et le poudingue couvrent ensemble une zone d'une grande largeur. Les eaux houillères ont dû se retirer graduellement du Nord au Sud, à mesure que le bassin se comblait à partir de la lisière Nord. On arrive ainsi aux premières couches du groupe de Saint- Chamond. L'apparition de ces couches coïncide avec une nouvelle faille transversale, celle qui longe à peu près le ruisseau des Arcs vers la limite commune des concessions de Saint-Chamond et du Plat-de-Gier (pi. IV).

Après le dépôt des couches de Saint-Chamond, ce district fut isolé des districts Stéphanois, non seulement parce que le sous-sol ancien cessa de s'affaisser sur ce point, mais encore à cause d'un relèvement transversal qui se manifeste, à la surface du sol, parles trois failles de Croupisson, du Paradis et de la Varizelle. Elles plongent à TEst et doivent avoir pris naissance avant le dépôt du groupe 9 à 12. Aussi amènent-elles un rétrécissement local de l'étage inférieur de Saint-Étienne. Celui-ci ne reprend salargeur primitive, telle qu'elle apparaît à Saint-Chamond, et surtout ne la dépasse ensuite, à Saint-Étienne, que grâce à une série de failles transversales nouvelles, qui replongent à l'Ouest comme le grand accident du Dorlay. La première de ces failles, et probablement la plusimportante, est celle de Langonan-Ricolin, qui précède le dépôt de la 13* couche. A partir de là le bassin s'élargit vers le Nord : l'étage inférieur de Saint-Étienne se développe aux dépens de l'étage stérile micacé, situé au-dessous. Il est probable que ce dernier étage est en outre affecté par de fortes failles longitudinales, plongeant au Sud, pareilles à celle du Mouillon et de la Faverge. Elles doivent sensiblement correspondre à la surface de contact de la brèche et du poudingue micacé, puisque, en général, à partir de la faille de Langonan, l'étage houiller de ftive-de-Gier ne remonte plus au jour. Cet étage doit sans doute buter souterrainement contre les failles en question. Une pareille faille existe au Nord des deux Monts Reynaud et de la butte de Saint-Priest. A peu de distance de ces sommets, sur leur versant Nord, on constate, en effet,

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