‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 33 sur 280 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

bien supérieure à celle qu'admettaient les propriétaires de la concession du Ban lorsqu'ils entreprirent, en 1818, le creusement du puits Saini-^Hilaire. Aussi ce puits fut-il abandonné, en 1832, à la profondeur de 27*2 mètres, où d'ailleurs une forte source venait de rendre l'approfondissement ultérieur plus onéreux. On ne reprit les travaux qu'en J8&1, après la découverte de la houille dans le territoire de la Péronnière. Toutefois, à cause de la source dont je viens de parler, au lieu de poursuivre le puits Sainù-Hilaires on préféra creuser un puits nouveau (le puits Sainte-Marie)^ à 15 mètres de l'ancien, en maintenant ce dernier à sec, afin de faciliter le fonçage en question. En 18&7 on trouva la Grande masse au niveau de 377 mètres» et plus tard le puits fût même approfondi jusqu'à &10 mètres pour pouvoir atteindre, par un travers banc, le point le plus bas de l'aval pendage, situé à 50 mètres à l'Est du puits. Dès lors les travaux se sont développés, de l'Est à l'Ouest, sur une longueur de 700 à 750 mètres. Dans le bas-fond, à l'Est, l'allure est Nord-Sud comme à la Péronnière ; du c6té opposé, à la suite d'une faille de direction peu importante, la couche obéit plut^yt à l'allure normale, en se relevant vers la lisière Nord du bassin. Le gtte est limité à l'Est et à rOuest par deux failles inverses, qui produisent une sorte de froncement, comme le montrent les courbes de niveau. A l'Est, c'est la faille du puits du Chéne^ qui relève la couche d'environ 200 mètres vers le champ des travaux Frontignat; à l'Ouest, un premier gradin de JO mètres, auquel succède à faible distance une faille plus importante connue à Gombérigol.

La Grande masse présente, comme qualité et puissance, les mêmes caractères à la Faverge qu'à la Péronnière; c'est une couche de 6 à 7 mètres, qui se renfle jusqu'à 10 mètres auprès de la faille du puits du Chéne^ où la pente du mur atteint 60*". Aux environs du puits Sainte-Marie, qui est cerné de failles, le charbon était plus ou moins broyé; à l'Ouest, il est plus solide et moins tourmenté. Au delà des limites des travaux actuels on a foncé jadis, sans succès, le puits Gcmon jusqu'à la profondeur de 290 mètres. On reconnaît aujourd'hui que sa profondeur est encore insuffisante. La Grande masse semble devoir s'y trouver à peu près vers 350 mètres»

Page 1