‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 34 sur 280 · II · texte numérisé non relu

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66 BASSIN HOtJILLER DE LA LOIRE.

mais il est à craindre qu'elle n-y soit fortement amincie si Ton se rappelle les résultats négatifs des recherches, faites dans la concession du Ban, en amont du puits Saint-Etienne (§ il&).

§ 121. — Au Sud de la concession de la Fa verge se trouve la plus récente des concessions de Rive-de-Gier, celle de Combérigol ; c*est le territoire qui était resté libre entre la Péronnière et la concession de Saint- Chamond. Elle fut instituée le 5 octobre 1856, avec une contenance de

191 hectares, à la suite de travaux de recherches extrêmement coûteux,

poursuivis pendant 16 années avec une ténacité et une persévérance rares. Un premier puits, dit Saint-Marcellin^ fut commencé en 1838. A 280 mëtrès de profondeur on rencontra, comme au puits Saint' Uilaire^ une source qui rendait difficile le fonçage ultérieur. On poursuivit néanmoins son approfondissement jusqu'à 356 mètres, que Ton atteignit vers la fin de 1850. Suspendu alors, il ne fut repris qu'en 1876; il atteignit en 1879 la Grande masse amincie ii 603 mètres. Mais déjà en 18&5 on ouvrit, pour assurer le succès final, un deuxième puits, dit Saintr-Clauie^ à 100 mètres environ en amont du premier. Dès que Ton eut dépassé le niveau de la source, dont je viens de parler, on mit les deux puits en communication à l'aide d'un travers banc à faible fente, ouvert au puits 5atn(-jyarce//m au niveau de 310 mètres. A l'aide de cet expédient, on put épuiser les eaux par ce dernier puits et poursuivre sans trop de peine le creusement du second. Au mois de mai 1854 on atteignit la profondeur alors énorMe de 582 mètres ; on était à bout de ressources et le découragement commençait à gagner les actionnaires. A cette époque j'eus occasion de visiter le puits, qui m'intéressait à cause de la question, alors fort débattue, du prolongement plus ou moins probable de l'étage de Rive-de-Gier sous Saint-Ghamond et Saint-Étienne. Je comparai les roches traversées avec celles qui affleurent aux environs de Salcigneux où, comme je l'ai dit, on peut constater, dans une série de petites carrières, le banc de grès fin (taille), qui couvre habituellement la Grande masse de Rive-de-Gier. J'acquis ainsi la certitude que l'on était dans ce banc de grès et que l'on devait rencontrer le niveau de la Grande masse à moins de 30 mètres de distance. J'encourageai donc les intéressés à

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