‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 42 sur 280 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

de Combérigoi, déjà mentionné (§ 121), et les deux puits Notre-Dame et du Fay dans le district voisin de Saint-Chamond.

DÉPÔTS SILICEUX DANS LES PUITS NEUFS, SITUÉS A l'ouest de LA GRAND*CROIX.

§ 126. — Le puits Bonjour a été foncé à 930 mètres au Nord-Ouest du puits Satnt'Claude et à 150 mètres au Sud de Salcigneux (pi. III). Les travaux de Combérigoi les plus rapprochés en sont encore éloignés de 600 mètres. Cependant, quoiqu'une faille Nord-Sud limite les travaux momentanément à l'Ouest, il est certain que la couche doit exister sous ce puits, à moins qu'elle n'y soit amincie, comme elle l'est auprès des affleurements dans les concessions de la Fa verge et du Ban. Le puits Bonjour est arrêté à 215 mètres de profondeur; il traverse surtout, comme le puits Saint-Claude^ des poudingues micacés, passablement grossiers; ce sont de gros bancs do 15 à 20 mètres, alternant avec des schistes micacés, pétris d'empreintes végétales. A 60 mètres de profondeur on trouva, entre deux bancs de poudingue, une roche spéciale, de couleur verte, ayant 0",25 d'épaisseur; elle est finement grenue dans le haut, tendre et savonneuse au toucher vers le bas comme la stéatite. Si nous citons ce banc si mince, c'est qu'un lit pareil parait avoir été rencontré vers 230 mètres au puits Saint-Claude, et que la même roche, qu'il ne faut pas confondre avec le gore blanc, existe en tout cas, comme nous le verrons dans un instant, dans les deux puits voisins du district de Saint-Chamond. A 215 mètres on a atteint un banc de poudingue, renfermant des cornets de houille (débris de Cordaïtes très probablement) et des fragments de gore blanc non roulés, le tout pareil au banc situé à 380 mètres au puits Sainl^laude. On n'a pas dépassé ce niveau, situé à 200 ou 210 mètres au-dessus de la Grande masse au puits Saint-Claude, de sorte que la couche de Rive-de-Gier devrait se trouver au puits Bonjour vers 420 à 430 mètres comme au puits Couc/ioud du Nord (§ 121).

A 350 mètres au Sud-Ouest du puits Bonjour vient le profond ravin des ji. 11

Arques, puis au delà le district de Saint-Chamond. Sur la rive droite du ravin le terrain se relève aussi rapidement qu'il s'abaisse du côté gauche, de sorte qu'en réalité le plateau du Fay est bien la suite de celui de Combérigol. Ils forment ensemble un plateau unique, large d'un millier de mètres, au pied du Mont-Crépon, à environ 65 mètres au-dessus de la vallée du Gier, et simplement sillonné en travers par le ruisseau des Arques. A part ce profond ravin, le terrain est parfaitement identique sur les deux rives, comme le prouve la comparaison des puits ouverts dans les deux régions.

Le puils du Fay, en ce moment en creusement, est situé, vers le centre du plateau du Fay, à 700 mètres à l'Ouest du ruisseau des Arques, et à environ 1,500 mètres à l'Ouest-Sud-Ouest du puits Saini-Claude, c'est-à-dire à très peu près sur une droite, menée par ce dernier puits parallèlement à l'axe du bassin (pi. V). Les roches traversées ressemblent entièrement à celles des puits Saint^Claude et Bonjour. Ce sont, jusqu'à 300 mètres du jour, des bancs de poudingues quartzo-micacés, plus ou moins grossiers, alternant de loin en loin, tous les 10, 15 à 20 mètres, avec de faibles lits de schiste grenu micacé, parfois pétri d'empreintes houillères. A 87 mètres on a cependant rencontré un banc de gore jaune, de 0",50 d'épaisseur; puis, à 318 mètres, un banc vert de même épaisseur, ayant exactement l'aspect et la nature de celui du puits Bonjour à 60 mètres; c'est du grès fln vers le haut avec schiste savonneux dans le bas; au-dessous encore 50 à 60 mètres de roches micacées, puis à 372 mètres une brèche à ciment brun noir et à blocs anguleux de gore blanc, c'est la talourine; de 380 à 395 mètres une sorte de brèche, dans laquelle les blocs siliceux deviennent fort abondants et volumineux, le ciment plus rare, le gore blanc d'une teinte verte plus prononcée. On y voit toute la collection des silex de Saint- Priest et du Mont-Reynaud, mais surtout beaucoup de silex bruns, enfumés, le tout plus ou moins anguleux. C'est cet ensemble que M. l'ingénieur Ractmadoux appela, en 1855 au puits Notre-Dame, à cause de son aspect spécial, poudingue mosaïque. Lors de ma visite (fin mai 1879), on était arrivé à 400 mètres de profondeur, et Ton trouvait encore des blocs siliceux.

Depuis lors, ces blocs ont même persisté jusqu'à Û50 mètres. On voit

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