CHAPITRE IX
commence en pointe, sur la riye droite du Gier, non loin de Gouzon. Elle se compose d'assises presque verticales, appartenant à Textrémité Ouest du district de Tartaras, dans lesquelles la présence de veines exploitables semble peu probable. Ce sont les assises de la figure 25 (§ 93), pincées entre la brèche de Gombeplaine et la faille limite du Sud. (Voir aussi la Carte d'ensemble, la pi. I et la coupe 1*^ de la pi. lY bis.)
L'autre moitié de la concession, au Nord de la brèche, comprend les travaux poursuivis sur les trois couches inférieures, dont les aflSeurements longent la brèche, entre le ruisseau de Frigerin et le torrent du Besançon.
La Grande masse n'existe pas encore dans cette concession, quoique les Bâtardes soient à 102 mètres de profondeur au puits Saint-Pierre. On ne la rencontre pas davantage dans la concession voisine de Frigerin, mais bien dans celle de Montbressieuœ, où elle se montre amincie sous un toit de grès, plus ou moins bosselé. On n'a pu l'exploiter qu'au voisinage de la limite occidentale de cette concession, vers la Gatonnière et les Grandes Flaches. G'est cet inégal amincissement, dû au toit de grès, qui prouve le dépôt réel de la Grande masse dans cette région, puis sa disparition ultérieure par érosion dans la concession de Montbressieux. On l'a exploitée, entre les premiers gradins de la grande faille longitudinale, par les puits Chamn beyran, Bélingard et Jamen, où sa profondeur au-dessous de la surface du sol est de 90 à iOO mètres. L'épaisseur du charbon atteignait sur ce point l'",50, mais se réduisait rapidement à l'Est à moins de 0°',50. Le même amincissement fut constaté, dans la direction du Nord, aux puits Bel-Air et Saint-Antoine, et surtout dans les puits des Bruyères et de Sainte-Mélanie, où l'étranglement était complet. Voici la coupe de la couche au puits Saint- Antoine.
Grès. Toit bosselé.
Houille yariant de 0"^ à 0",S0.
Schiste 0",60 à 0»,80.
Houille 0-,50 à 0»,60.
Schiste 0",60.
Houille et schiste 0",55.
Grès. Mur.
Ji. 2
A mesure que ramincissement fait des progrès, c'est la partie haute de la couche qui fait place au grès du toit.
§ 96. — La concession de la Pomme, au Sud de Montbressîeox, quoique la plus étendue du district après Combeplaine» en est pourtant Tune des plus pauvres. La brèche occupe son extrémité Sud le long du Gier, puis vient une région brouillée, dont les assises sont partout fortement relevées, comme on peut s*en assurer en montant, depuis la route nationale, vers les puits Bourguignon et Saint-Charles. Ce brusque relèvement a fait disparaître les affleurements que l'on suit dans Combeplaine jusqu'au ruisseau de Frigerin. A peine voit-on encore, sur la rive droite, non loin du puits Gagnère, quelques traces de l'affleurement des Bâtardes. Au delà, les couches ne reparaissent au jour qu'auprès de Gier, près de la limite des concessions de Couzon et de la Verrerie. Ainsi on a rencontré la Grande masse dans les fondations de l'église neuve de Rive-de-Gier, et les Bâtardes sous les verreries de MM. Hùtter et Donzel. Les brouillages dont je viens de parler se retrouvent partout dans les travaux souterrains. Les dérangements résultent surtout de deux failles que l'on rencontre au voisinage des puits SaintnJean et du Télégraphe. L'une, celle du puits Saint-Jean, est une faille de direction, sur le prolongement de celle qui passe entre les concessions de la Verrerie et des Grandes-Flaches ; l'autre, celle du puits du Télégraphe^ une faille transversale, qui a spécialement amené la disparition des affleurements.
La Grande masse n'a pu être exploitée qu'aux puits Bourguignon et Aélingardj sur les limites des Grandes-Flaches, où sa puissance atteint 2 mè* très à â*",50; mais déjà au puits de V Union, placé entre deux, la houille a disparu par érosion. 11 en^st de même vers la limite Nord, au voisinage de Montbressieux. Au puits Saint-Claude on trouva encore 0'°,60 de houille, mais bientôt la couche se réduisit, vers l'Est, à O'^'jSO, et au puits Saint- Charles à moins de O^'ylO.
§ 97. — Si maintenant nous remontons au Nord, nous trouverons, le long de la limite du bassin, l'étroite concession de Trémolin, où la Grande masse n'existe nulle part, si ce n'est à l'état rudimentaire au puits des Du-