‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 6 sur 280 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

rantièreSj situé à l'angle commun des trois concessions de Trémolin, Montbressieux et la Catonniëre.

Dans celte dernière concession, la Catonnière, Tallure des couches est régulière; elles courent du Nord au Sud, transversalement à Taxe du bassin, avec forte plongée Est, vers le bas-fond des Grandes-Flaches et de Montbressieux.

La houille, visible «^ la surface du sol le long du flanc gauche du vallon de la Gatonnière, fut en grande partie exploitée dès le siècle dernier et entre les années 1800 et 1810. La Grande masse mesurait 2 mètres à S^'jSO, vers les limites des Grandes-Flaches, où sa profondeur au puits Faure et aux deux puits du Cerisier était voisine de 100 mètres. A TOuest, le long des a£Deurements, et au Nord, dans les puits Crappe et Charnbeyron^ la couche était amincie, et aux puit3du Replat et des Limites complètement étranglée.

Dans la concession des Grandes-Flaches, les couches de houille sont régulières et presque horizontales, comme je l'ai dit en exposant Tallure générale du terrain houiller dans ce district; elles ne se trouvent que faiblement affectées par les premiers gradins de la faille de direction, qui sépare les Grandes-Flaches du bas-fond de la vallée du Gier. La Grande masse avait 2 mètres à 2'°,ô0 à TOuest, le long de la limite de la Catonnière, et l'^.SO à 2 mètres à TEst, aux abords des concessions de Montbressieux et de la Pomme. La profondeur de la couche est en moyenne de 90 à 100 mètres. Gomme à la Gatonnière, la Grande couche y fut exploitée dès le siècle dernier et presque entièrement enlevée antérieurement à 1830.

Au puits Durozeil (ou de la Compagnie), on a pu exploiter, le long de la Gatonnière, la petite mine de la Découverte; elle avait 0"",50 d'épaisseur. D'autres puits l'ont également rencontrée, mais trop mince pour pouvoir y ouvrir des travaux.

Une galerie d'écoulement de 1,000 à 1,100 mètres a été percée, pour le service de cette concession, le long du ruisseau de la Pomme. Elle va de la route de Lyon jusqu'au puits Fauré.

S 98. — Au Sud des Grandes-Flaches se trouve la concession de la

Verrerie et Chantegraine. Là aussi les travaux datent du siècle dernier; les premiers puits y furent même creusés dès 1760.

L*allure des couches y est assez régulière au pied de la faille du Mouil* Ion. Cependant, avant d'atteindre la limite de la Pomme, les travaux ont rencontré la faille transversale du puits Guétatj et, en réalité, la moitié Sud- Ouest de la concession renferme seule des massifs faciles à exploiter; malheureusement cette partie est presque entièrement couverte d'importantes constructions, qui empêchent l'ouverture de travaux sérieux.

La Grande masse avait en moyenne, dans cette concession, une épaisseur totale de 2'°,50. La houille est du charbon raffort qui, par ce motif, était fort recherché par les verriers. Le nerf blanc et la partie maréchale de la couche font encore défaut dans cette région.

On a exploité la Grande masse par les puits Chantegraine^ de la Verrerie et de la Barrière. C'est l'aval pendage de la mine de Coulaux. On peut suivre la couche, dans le sens de sa plongée normale, de l'Ouest à l'Est, sur une longueur continue de 500 mètres, qui correspondent à une différence de niveau de 150 mètres. Au Nord du puits Chantegraine, au pied de la faille longitudinale, cette longue pente aboutit à un étroit bas-fond, d'où la couche se relève à l'Est et au Sud. Non loin de ce bas-fond, dans les puits Chante-graine et de la Verrerie, la Grande couche est à la profondeur de i&O à 1&5 mètres. Ces deux puits sont situés dans la vallée même du Gier; tandis qu'à flanc de coteau, on trouve les anciens puits de Montjoint et de la Frarie. Le premier correspond au sommet du long plan incliné souterrain dont je viens de parler; le second, à un lambeau de couche compris entre deux gradins successifs de la grande faille de direction.

Vers la partie orientale de la concession, une bande étroite s'étend, du Nord au Sud, entre la faille du puits Gtiétat et la limite de la concession de la Pomme. Dans cette région, dont la partie haute fut exploitée par le puits Bourguignon, l'allure est normale et assez régulière, mais l'aval pendage est également inexploitable à cause des constructions dont le sol est couvert.

§ 99. — A la concession de la Verrerie se lie étroitement celle de Coulouœ, ou du moins, la portion de cette concession qui seule a une cer-

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