‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 51 sur 280 · CHAPITRE X. W · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. W

plus ou moins troublée. On se ressent partout de la nature sauvage des roches. Sous l'influence des poudingues micacés, les veines sont fréquemment amincies par érosion. Un coup d'œil jeté sur la carte du district (pi. V et VI) permet de juger du nombre des accidents. Une faille de direction passe au Nord-Ouest de la ville et semble correspondre, dans sa partie occidentale, à la vallée du Janon. Dans la ville même elle sépare les mines dites du Parterre de celles de la région du Château. Perpendiculairement à cet accident longitudinal on constate une série de failles transversales , dont les plus impor« tantes remontent les assises du côté Ouest. Elles partagent le district en une série de champs d'exploitation indépendants. En allant de l'Est à rOuest, ce sont les anciennes mines de la Chapelle du Fat/; les mines du Clos-Marquet et de Rigodin; celles du Parterre et du Château au Nord de la ville; les territoires de Croupisson, Lavieuœ et le P<iradis au Nord-Ouest; enfin les districts de Plaisance, le Châtelard, Grange^Payre et la Varizelle à rOnest, sur les bords du Janon. Nous allons successivement passerai! revue ées divers sous-districts. Mais, auparavant, disons encore que les charbons de Saint-Chamond sont tendres et à courte flamme, presque tous riches en cendres et entremêlés de beaucoup de schistes. Les charbons sont cependant encore collants, sauf ceux des couches inférieures qui atteignent la limite des charbons maigres. Les plus gras tiennent 25 à 26 pour 100 dé matières volatiles ; ils proviennent de la région Ouest, c'est-à-dire des mines de la Varizelle et de la Grange-Payre. Le Parterre et le groupe de Rigodin fournissent des charbons qui ne perdent déjà plus au feu que 17 à 21 pour 100; enfin la houille des couches inférieures descend jusqu'à i6, 15 et 1& pour 100, et cesse alors de coller au feu. Ainsi donc le groupe de Saint*Ghamond donne des charbons à courte flamme, en partie maigres^ comme les couches les plus basses de Saint-Étienne.

§ 132. — Mines ém la Chapelle ûu Fmj. — Ce premier sousdistrict est abandonné depuis trente à quarante ans et n'est encore qu'imparfaitement exploré. Non loin des limites du Plat-de-Gier on voit, sur la rive droite du ruisseau du Fay, un faible affleurement, plongeant au Sud» Pour explorer, cette couche on fonça vers 18&0 le puits Jab&ulay (oy

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