‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 59 sur 280 · CHAPITRE X. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. m

atteinte ni à Lavieux ni au Paradis. On. a d'ailleurs constaté qu'à rin verse de Rigodin presque toutes les couches s'amincissent et s'oblitèrent de l'Est à l'Ouest.

Les deux champs d'exploitation sont depuis longtemps abandonnés et criblés de nombreux puits. Voici les renseignements que J'ai pu recueillir sur les plus importants d'entre eux.

Au pied de la combe de Lavieux, on a foncé les puits Saint-MauricÉ^ Hùyet et Chaset. Ils sont placés sur le prolongement de l'arête de i-elèvement du Château, qui affleure ici sur la rive gauche du Janon. Cette faille redresse le faisceau le long de la rivière; puis de là les assises inclinent^ vers le Sud-Est, sous le quartier Ouest de la ville de ^aint* Chamond.

Plus haut, à mi-côte, sont les puits Saint- Jean et Fulchiron. ^Sm* le plateau même le puits Bajard. Outre cela, la plupart des couches furent aussi exploitées à l'aide de galeries et de fendues partant des affleurements. Au Paradis, les puits principaux sont celui de la Machine^ de 65 mètres, et celui dit Fayol de 9k mètres. Au-dessuSj les puits Élie et Elisée.

Les couches les plus élevées, qui doivent correspondre aux »•■ 1 à 8 du Parterre, n'ont pu être rencontrées ni par le puits Saint-Maurice, qui est coupé par la faille de direction, ni par les puits Royet et Chatet^ l'un et l'autre placés au mur de ces veines.

La première couche avait l'",80 à 2*", 30; le charbon en était gras et de qualité passable ; mais les travaux furent arrêtés à l'Ouest, au voisinage des carrières Prodon, par une faille faisant descendre les couches à l'Ouest vers le Paradis, où elles furent exploitées par le puits de la Machine.

La seconde, placée à 10 mètres au-dessous de la première et dont l'épaisseur était de l"',50y et la troisième de i-,50, à 16 mètres plus bas, ont donné l'une et l'autre du charbon gras pareil à celui de la première. Ces dettx veines furent également rejetées à faible dislance par la même faille que la couche la plus élevée. A 12 mètres de la troisième en signale une mauvaise veine inexploitable de 0'',60 à Ô'^ySO, qui ne saurait oorrespondpe au >n«'à du Parterre. Celle-ci est représentée par la coui^e •située à ^mètpes au^

dessous de la troisième. Sa puissance est de i^^SO à 4",&0; la houille en est crue et de qualité inférieure; mais elle a pu être exploitée au puits de la Uachine, à 6& mètres du jour, et, sous les carrières Prodon, jusqu'à la faille transversale, déjà mentionnée dans les trois couches supérieures.

Les veines dont je viens de parler furent aussi recoupées à l'Ouest par le puits Fayol ; mais sous l'influence de la grande faille du Paradis» elles y furent étranglées, brouillées et rendues inexploitables.

La sixième couche de Lavieux, rencontrée à 21 mètres sous la précédente, n'a qu'une épaisseur de 0"*,70; elle est schisteuse et n'a pu être exploitée. Elle peut être assimilée au n* 5 du puits Darnon.

L'avant-dernière des couches de Lavieux correspondrait alors à la grande couche dite n"* 6 au puits Darnon ; elle lui ressemble, en effet, sous plus d'un rapport. Le puits Saint-Maurice l'a recoupée à 130 mètres du jour; c'est la plus élevée des deux couches de ce puits, car, je le répète, la faille de direction, ci-dessus citée, a fait disparaître sur ce point les cinq couches supérieures. EnGn la dernière des couches de Lavieux, celle qui au puils Saint'Maurice est à la profondeur de 163 mètres, serait une veine supplémentaire de faible importance, et non le n* 7 du puits des Roches, qui ne pourrait se rencontrer, au puits Saint-Maurice^ à moins de 200 mètres du jour.

Au surplus, que ces rapprochements soient exacts ou non, la couche située à 130 mètres au puils Sainl^Maurice est la plus importante du territoire de Lavieux; elle avait 0",80 à 1°,50 d'épaisseur, et même 2",50 sous Cronpisson, au voisinage de la grande faille, tandis qu'au puits Elisée elle avait l^jTO, et seulement 0'°,50 au puits Élie. On l'a exploitée dans l'étendue entière de ce territoire, au puits Saint-Jean à ftO mètres, au puits Falchiron à 3/t mètres, au puits ttoyet à 91 mètres, etc. Dans les parties hautes, depuis les affleurements jusqu'au puits Saint-Jean, le charbon était dur, donnant beaucoup de gros. A 130 mètres, au niveau de fond du puits Saint-Maurice, il était schisteux et cru. C'est un nouvel exemple de l'amoindrissement progressif des couches de Saint-Chamond en profondeur. Le charbon fut d'ailleurs partout maigre comme celui du n* 6 au Parterre.

Page 1