‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 60 sur 280 · CHAPITRE X. il · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. il

Quanta la dernière couche connue à Lavieux, elle n'a que0'",60à 0'*,80; la houille était maigre, comme celle du n« 6, crue aux affleurements et schisteuse en profondeur. Son amont pendage fut exploité par le puits Bajard, Faval pendage, par le puils Sainl-flauricc, à 163 mètres du jour.

En résumé, on peut considérer le district de Lavieux comme déjà à peu près entièrement épuisé jusqu'au niveau du Janon, en exceptant le N* 7, si toutefois cette couche, ce qui me semble probable, existe réellement dans cette région. Au Paradis il resterait en outre le n*" 6, en aval du puits Élie.

Remarquons encore, avant de quitter le territoire de Lavieux, que la direction et la plongée des couches sont pareilles & celles de Rigodin, sauf une double inflexion très marquée au voisinage des deux failles transversales de Groupisson et du Paradis.

§ 139. — Iflioes de la Grang^e-Palre e« de la Varlzelle. — Au

delà du Paradis, en se dirigeant au Sud-Ouest, on ne retrouve, d'une façon positive, que le faisceau des couches supérieures n""' 1 & 3 ou &. Comme au Parterre et à Rigodin, les trois premières veines sont fort rapprochées les unes des autres et ont pour toit un massif stérile essentiellement formé de poudingue quartzo-micacé; c'est le repère qui permet de les classer. Le charbon en est gras et même plus riche en matières volatiles qu*à Rigodin; il perd au feu 2/i à 26 pour cent de son poids et donne du coke gris blanc argentin bien agglutiné. Au mur de ce premier faisceau se montrent bien encore çà et là quelques affleurements, mais ils sont discontinus, peu importants, et, en tout cas, jusqu'à présent mal explorés. Au reste, dans toute cette région, les failles se rapprochent et refoulent les affleurements vers le Sud , ce qui explique le rétrécissement de l'étage houiller de Saint- Chamond entre les deux failles opposées de Groupisson et du Ricolin (voir la carte d'ensemble). Il ne s'élargit de nouveau qu'entre Sorbiers et Saint- Jean de Bonnefond, à l'Ouest du dernier accident.

Les mines de la Grange-Paire et de la Varizelle bordent les deux rives du Janon, au voisinage de la route nationale de Saint-Étienne à Lyon, à

l'extrémité Ouest de la ville de Saint-Chamond. La première de ces deux

Uk BASSIN HOOILLKR DE LA LOIRE.

minés fat exploilée, en démîer lieu, par les puîls Saint- Jacf/ues et Saint- Bazite, et antrefois, vers i8S7, par le puits des Fourches. Tous ces puîls traversent le poudingue grossier du toit.

La mine est cernée par deux failles h pente inverse, qui se rencontrent vers Grange*Neuve et vont en divergeant, au Sud-Est, vers Izieux. Le puits Saint-^Jaeques est lui-même place sur la faille orientale et ne rejoint les couches qu'à l'aide de travers bancs; il a i02 mètres de profondeur totale et rencontre la faille vers 65 mètres. Les affleurements se voient ik rOuest de i'Aulanière. Ce sont les trois couches n*"' 1 à â, dont les deux extrêmes sont & 20 mètres seulement l'une de Fautre. Au mur de la faille orientale les mêmes affleurements traversent le Janon et vont rejoindre la mine du Chdtelard, située aux portes de Saint-Chamond entre le Janon et le Gier.

A la mine de la Grange-Paire les couches plongent au Sud-Est comme dans les autres mines de Saint-Chamond; le champ d'exploitation mesure 200 mètres au voisinage des affleurements, 250 à 300 mètres au fond des travaux.

La première couche, la plus importante des trois, a auprès des affleurements une puissance totale de 4 mètres à fTjbO avec un nerf de 0",ftO h 0*,50 vers le milieu. La partie haute de i",80 se compose de charbon schisteux impur, qui se transforme même, au niveau de 50 mètres, en schiste argileux proprement dit. Le banc du mur mesure 2 mètres à 2",30; c*estdu charbon tendre, moins impur que celui du banc supérieur. Cependant vers 70 mètres les filets schisteux s*y développent aussi, et, h 100 mètres du jour, il devient à son tour inexploitable.

A 6 ou 7 mètres au mur de la première couche vient un banc de minerai de fer, comme au Parterre ; puis, à 10 mètres, la deuxième couche de houille de 1",30. Le charbon en est schisteux et tendre, et la couche s"altère également, vers 80 mètres de profondeur, au point de devenir inexploitable.

Enfin la troisième couche est très variable dans son allure. Aux affleurements sa puissance atteint 3 à & mètres; elle a donné du gros de bonne qualité et du menu qui a pu être employé au feu de forge; mais dès la pro-

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