CHAPITRE X
fondeur de 60 mètres elle était réduite à 0'",70, et le charbon devenait cru. Enfin rintervalle de 10 mètres qui sépare la deuxième de la troisième couche descend parfois à, moins d'un mètre au voisinage des affleure* ments.
La mine de Grange-Paire était la plus importante exploitation de Saint^ Cbamond il y a vingt ans ; elle est épuisée aujourd'hui. Il y reste pourtant les couches inférieures, encore inconnues, mais elles sont d'autant plus incertaines sur ce point que les affleurements inférieurs soM rares dans cette région. Cependant une couche inférieure affleure & l'entrée de la vallée du Langonan, non loin de l'aciérie Bonnaud, sur le versant Nord du Crêt des Fourches. C'est probablement le n« 6. Elle fut explorée à l'aide d'une galerie à travers bancs partant du fond de la vallée; on y a trouvé une veine irré^ulière, en forme de chapelets, variant de 0",50 à â^^SO. Le toit se compose de poudingue quartzo--micacé grossier, qui semble 'avoir entamé la houille par érosion et presque complètement enlevée sur certains points. En tout cas, son existence est incertaine en profondeur é
Le puits Sainte-Ursule y ouvert non loin du Janon pour son exploitation, fut arrêté à 36 mètreSj avant d'avoir atteint la profondeur nécessaire^ La même veine inférieure se poursuit à l'Ouest, dans le domaine de la Phili-
pière^ au mur des couches de la Varîzelle.
Les couches de la Yarizelle furent autrefois exploitées par fendues et par deux puits placés entre la route et le Janon, et, en dernier lieu, par le puits Saint-Augustin sur la rive droite du Janon. Le champ d'exploitation est séparé du précédent par la faille de Grange-Neuve qui relève les veines de 50 à 60 mètres à l'Ouest. Celles-ci ont à très peu près les mêmes caractères qu'au puits Saint-Jacqûes et sont aussi :\ iO mètres l'une de l'autre, mais leur puissance est un peu moindre. La première, la plus importante des trois, mesure 2'",30; la seconde 1",20; la troisième 2",20. Celle-ci à donné du charbon de forge comme la troisième du puits Saint- Jacques. Les trois couches diminuent d^ puissance et de qualité vers l'aval pendage; la première ne fut plus exploitable à 50 mètres, la seconde à 30 mètres, la troisième à 90 mètres. Cette dernière était réduite à 0",40 au puits Saint- Augustin.
Uîx BASSIN HOUILLKR DE LA LOIRE.
mines fat exploitée, en dernier lîeu, par les puits Saint-Jaafues et Saint- Bazile^ et antrefols, vers i837, par le puits des Fourches. Tous ces puits traversent le poudingue grossier du toit.
La mine est cernée par deux failles h pente inverse, qui se rencontrent vers Grange-Neuve et vont en divergeant, au Sud-Est, vers Izieux. Le puits Saint-Jacques est lui-même placé sur la faille orientale et ne rejoint les couches qu*ji l'aide de travers bancs; il a i02 mètres de profondeur totale et rencontre la faille vers 65 mètres. Les affleurements se voient à rOuest de TÂulanière. Ce sont les trois couches n**' i à 3, dont les deux extrêmes sont à 20 mètres seulement Tune de Tautre. Au mur de la faille orientale les mêmes affleurements traversent le Janon et vont rejoindre la mine du CMtelard^ située aux portes de Saint-Chamond entre le Janon et le Gier.
A la mine dç la Grange-Paire les couches plongent au Sud-Est comme dans les autres mines de Saint-Chamond; le champ d'exploitation mesure 200 mètres au voisinage des affleurements, 250 à 300 mètres au fond des travaux.
La première couche, la plus importante des trois, a auprès des affleurements une puissance totale de 4 mètres à ft",50 avec un nerf de 0",ftO h 0",50 vers le milieu. La partie haute de i",80 se compose de charbon schisteux impur, qui se transforme même, au niveau de 50 mètres, en schiste argileux proprement dit. Le banc du mur mesure 2 mètres à 2'",30; c'est du charbon tendre, moins impur que celui du banc supérieur. Cependant vers 70 mètres les filets schisteux s'y développent aussi, et, à 100 mètres du jour, il devient à son tour inexploitable.
A 6 ou 7 mètres au mur de la première couche vient un banc de minerai de fer, comme au Parterre ; puis, à 10 mètres, la deuxième couche de houille de 1",30. Le charbon en est schisteux et tendre, et la couche s'altère également, vers 80 mètres de profondeur, au point de devenir inexploitable.
Enfin la troisième couche est très variable dans son allure. Aux affleurements sa puissance atteint 8 à i mètres; elle a donné du gros de bonne qualité et du menu qui a pu être employé au feu de forge; mais dès la pro-