CHAPITRE X
la couche exploitée correspond au no i ou au no 3. A une certaine distance au mur de TafOeurement exploité on a pu constater les traces d*une ou deux couches inférieures, également peu importantes et irréguliôies. Enfin, disons encore qu'à TEst on a rencontré, dans les travaux, une serrée qui n'a pas permis de pousser jusqu'au puits Saint-Luc. Toutefois on n'a pu me renseigner sur le véritable caractère de cet accident; je ne sais si c'est un amincissement par érosion, ou une simple altération de la houille.
Le charbon du Ghàtelard est d'ailleurs pareil & celui de Grange-Paire, tendreet gras, et, comme ce dernier, moyennement riche en matières volatiles.
§ l&l. — Palte Saint-Lue. — Revenons maintenant au puits Sainte LaCj afin de constater ce que devient l'aval pendage des couches de Saint- Chamond. Il est évident, d'après la plongée générale des assises de l'étage de Sainl-Chamond, que le puits Saini-Luc a dû les traverser dans leur ensemble, et qu'il correspond même au bas-fond de cet étage, puisque, dans le fonçage de ce puits, on a constaté le passage graduel de la plongée Sud- Est vers l'inclinaison opposée au Nord-Ouest. On peut remarquer, en second lieu, que la grande faille de Croupisson passe à l'Est du puits Saint^Luc^ et qu'ainsi les assises traversées dans ce puits doivent correspondre aux districts de Lavieux et du Châtelard. Or, d'une part, au toit des couches exploitées au Châtelard, à la Grange-Paire et à la Yarizelle, on rencontre, à la surface du sol, à la suite de plusieurs bancs de poudingue quartzo-micacé ordinaire, un puissant massif de grès poudingue ferrugineux, qui affleure dans la tranchée du chemin de fer à Izieux, et, d'autre part, le puits 5am/- Luc a précisément traversé 90 mètres de roches ferrugineuses à la suite de 55 mètres de poudingue quartzo-micacé, gris ou vert. Ensuite, à partir de iA5 mètres jusqu'à /iOO ou &50 mètres, sur 250 à 300 mètres de hauteur, le puits a recoupé un ensemble schisto-charbonneux, entremêlé de grès micacés, où se voient, à divers niveaux, des veinules de houille. C'est évidemment le groupe houiller de Saint-Chamond, où toutes les couches sans exception sont abâtardies. Au-dessous commence le massif stérile qui sépare Saint-Chamond de Rive-de-Gier, tandis que la partie haute du puits correspond aux poudingues qui séparent, â Saint-Étienne, le groupe
inférieur (n"^ 16 à iâ) du groupe moyen (n^* 12 à 9). 11 se pourrait même que la couche de houille crue, rencontrée au puits Saint-Luc à &6 mètres du jour, correspondit à Tune des veines du groupe moyen. Mais, en tout cas, ce groupe ne devient exploitable qu*à partir de Chaney au Nord, et de Saint^ean do Bonnefond au Sud.
§ 1&3. — t^sireMiité oaeAA de la eonression de SainA-Chamond. —
A rOuest de la Yarizelle et de Grasge-Neuve, nous Tavons déjà dit, tout gtte exploitable disparaît dans la concession de Saint-Chamond. Les roches deviennent de plus en plus grossières; les couches continues sont remplacées par de simples lentilles dp faible étendue. Cest ainsi qu'au pont Nanlin, au milieu de bancs grossiers, fortement inclinés vers. le Sud, on voit affleurer une foible veine de 0'",30, et au mur de celte veine, dans le domaine de PacaJLon, deux autres couches minces, à 15 mètres l'une de l'autre, la 4>reimëre de 1 %20, k seconde de 0'%G0, mais l'une et l'autre inexploitables à cause de leur irréguLirité et de la nature schisteuse du charbon. (PI. VII.) A 500 ou 600 mètres de distance, à l'Ouest, auprès de Besserlé, on a également fouillé deux veines affleurant à 130 mètres horizontalement l'une de l'autre. La plus élevée raesure-l™,iO ; l'autre 0'",25. Mais comme ces veines sont déjà au toit de la faille du Langonan, nous en reparlerons dans un instant. (PI. VIII.)
Si maintenant du faisceau des couches de la Varizelle on se dirige au Nord, pour y étudier le terrain inférieur, on ne rencontre partout que des grès poudingocs quartzo-micacés, passant çà et là à de grossiers schistes, mais nulle part de véritables couches de houille. On peut tout au plus citer des traces charbonneuses dans le flanc droit de la vallée du Langonan, au Nord de la Phillppière, et une veine analogue au Sud de la Sorlière. Plus au Nord, tout le long du versant gauche de la vallée, on est en plein dans le puissant étage stérile qui sépare Rive-de-Gier des massifs houillers de Salnt-Chamond et de Saint-Ëlienne. 11 semble donc bien que, dans toute cette région, les couches inférieures de Saint-Chamond (les n«» 5 à 7) et les couches correspondantes de Saint-Étienne (les n°* 14 à 16) soient