DE SAINT-ÉTIENNE
S 1&&. — Je désigne sous ce nom toute la portion du bassin houilier de la Loire comprise entre la concession de Saint-Chamond à TEst et le cours du Furens à TOuest.
Il renferme les districts de la Chazolte et Chaney au Nord-Est, de Sàini-' Jean de Bonnefond et Câle-Thiolière au Sud-Est, du Cras et du Treuil au Nord-Ouest» et de Viltebceuf au Sud-Ouest. C*est, après Rive-de-Gier, la partie la mieux connue du bassin, celle qui m*a servi de type pour la clas-* sificatiou des nombreuses couches de Saint-Étienne.
Le premier et le troisième de ces quatre districts comprennent uniquement l'étage inférieur de àSaint-Étienne, et même simplement lés deux premiers groupes de cet étage. Le second et le quatrième renferment au contraire la série entière des trois étages.
Nous commencerons par le district de la Chazotle et Chaney^ mais auparavant revenons un instant sur la puissante faille de Langonan-Ricolin; ci-dessus signalée (§ i&â). Elle produit sur la largeur utile du dépdt houilier un effet pareil â celui de la faille du Dorlay. On a vu qu'à partir de la Grand'Croix le sou s*sol ancien s*est affaissé dans la direction de TOuest, de façon à permettre le dépôt de l'étage houilier de Saint-Chamond sur celui de Rive-de-Gier (§ 116). — Ici une faille transversale à peu pi*ès parai-
lèle, celle de Langanan^Rieolin^ marque un nouvel affaissement dans le même sens ; le bassin s*élargit, la limite de la brèche recule au Nord (voir la Carte d'ensemble], et un nouveau groupe, celui des couches 13 à 9, se superpose aux couches 16 à 13 de Tétage inférieur de . Saint-Étienne. Au lieu de 2,000 à 2^500 mètres de largeur utile on arrive à 5,000 mètres; et bientôt, grâce à d'autres failles analogues, le groupe de la huitième couche, Tétage moyen apparaissent à leur tour.
Comme à la Grand'Croix, la faille de Langonan transforme d'abord Taliure normale en allure transversale, mais au deli l'influence des failles limites l'emporte de nouveau, et l'allure normale redevient dominante, sauf au voisinage des autres failles transversales que je viens de mentionner. Sur plusieurs points cependant il en est résulté une sorte d'allure intermédiaire, qui se conçoit aisément, sous l'influence du double affaissement du dépôt houiller, le long des cassures transversales et longitudinales.
Quant à présent, je me borne à signaler l'allure transversale au voisinage de la faille Langonan-Ricolin dans les concessions de Beuclas, la Calaminière et Saint- Jean de Bonnefond, ainsi qu'à la petite mine de la Pacotière dans la concession de Saint-Chamond ($ 1&2). Au reste, la faille a marqué de son empreinte non seulement les bancs d& terrain, mais encore les formes extérieures du sol houiller. La direction des vallons et celle des assises du bassin houiller se modiflent simultanément sur le parcours de la puissante faille.
S 145. — A Saint-Étienne, comme à Saint-Chamond et à Rive-de-Gier, la brèche se trouve à la base du dépôt houiller. Cependant, le long de la lisière Sud, elle ne perce plus les dépôts supérieurs. Depuis Saint-Chamond raffaissement auprès de la faille limite atteint partout d'énormes propordons, et partout aussi les dépôts supérieurs cachent enUèrement les massifs inférieurs. Ceux-ci ne restent visibles que vers là lisière Nord, où le soussol ancien a éprouvé de moindres mouvements. Les é toges supérieurs n'ont pu se développer dans cette région, parce que la brèche a dû rester émergée pendant la majeure partie de la période houiUère proprement dite.
Nous avons suivi ce puissant éboulis, le long du Mont-Crépon, jusqu'au