‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 68 sur 280 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

point OÙ le chaînon est coupé par la profonde gorge du Langonan {% 129). Nous avons même constaté, au Nord de Saint-Chamond, les traces de Tétage de Rive-de-Gier entre la brèche de la base et le massif stérile de 600 mètres qui lui succède en montant. L'affleurement de l'étage houiller se retrouve également au delà, et même mieux développé sur quelques points. Ce sont, comme à Salcignieux et à la Jusserandiëre, des bancs de grès quartze-feldspathiques entre la brèche et le poudingue stérile supérieur. En allant de l'Est à l'Ouest, on peut citer les grès au Nord de Ghana, commune de Sorbiers ; ceux de la Giraudière au Nord de la Talaudière ; le dépôt d'Ecullieux, et surtout celui de la rive droite du ruisseau de Robertane, non loin des Avats. Sur ce dernier point on connaît même un affleurement houiller qui doit correspondre aux couches de Rive-de-Gier. Il en sera question lorsque nous aborderons la partie Ouest du territoire de Saint-Étienne. Pour le moment bornons-nous à la zone qui s'étend du Langonan à la Fouillouse. (Voy. la Carte d'ensemble.)

Lorsqu*on remonte de l'Est à l'Ouest la profonde gorge du Langonan, on est arrêté, à la Pacotière, par le barrage Nord-Sud de Sorbiers, dû à la grande faille de Langonan-Ricolin. La route départementale a* 7 est obligée de gravir, en pente raide, une différence de niveau de plus de 100 mètres, pour pouvoir franchir le col de Beuclas (519 mètres), appartenant i la dorsale européemie, qui sépare l'Océan de la Méditerranée. Grâce à la faille en question, on passe brusquement de la brèche du Mont-Crépon au pou* dingue stérile de la hauteur de Sorbiers; et, au col de Beuclas, tout aussi brusquement, de ce même poudingue à l'étage inférieur de Saint-*Ëtienne. Le long de la faille qui plonge à l'Ouest, les assises courent du Nord au Sud, et à la Pacotière elles inclinent même à rencontre du plan de la faille. Cependant, dès qu'on s'en éloigne de quelques cents mètres, l'allure normale redevient prédominante. (PI. Yll.)

Ainsi, en montant du col de Beuclas vers Sorbiers et Chana, on rencontre, comme entre Saint-Chamond et le Mont-Crépon, toute la série des bancs dont se compose l'étage stérile de Rive-de*Gier. On arrive ainsi jusqu'à la brèche du revers Nord du Mmt-Maga (7&0 mètres), situé au

Nord du Tillage de Ghana. Dans tout ce parcours» de plus de 2 kilomètres, les bancs inclinent régaliërement au Sud; on atteint ainsi de proche en proche des assises inférieures; en effet, auprès de Ghana et sur toute la ligne entre Ghana et le village de TOnzonière, et même au delà jusqu'au fond de la vallée de TOnzon, on rencontre partout le niveau du gore bianc siliceux précédemment signalé.

Les blocs et les fragments anguleux de silex sont surtout nombreux entre l'Onzonière et Ghana; c'est le repère géologique placé vers 200 à 250 mètres au-dessus de la Grande couche de Rive-de-Gier; aussi, en dépassant Ghana, rencontre-t-on, au Nord de la zone à silex, avant d'atteindre la brèche, un ensemble de bancs de grès quartzo-feldspathiques qui correspond à l'étage proprement dit Rive-de-Gier. Et si maintenant on s'avance, de l'Est à l'Ouest, le long de la route départementale n* 7, de la Talaudière à la Fouillouse, on retrouvera partout les mêmes terrains; c'est à-dire partout, sous l'étage inférieur de Saint-Étienne, le poudingue stérile avec son niveau siliceux, puis, au mur du poudingue, tantôt directement la brèche, tantôt les grès de Rive-de-Gler aflDeurant entre deux.

Ainsi, au Nord de la Talaudière, on voit le poudingue siliceux auprès de la Giraudière et, un peu au delà, les grès de Rive-de-Gier. Plus loin, à Soleymieux et aux Granges, au Nord du Gros, le poudingue stérile en assises régulières tout le long du flanc méridional du Grand-Mont-Reynaud, et peu après le massif siliceux, en place, au Pelit-Mont-Reynaud. Sur l'autre rive du Furens, entre la Terra^sse et Saint-Priest, c'est un ensemble tout à fait identique. A l'Ouest de SaintrPriest, à la Bertrandière, on retrouve encore la même série. Sur ces trois points, au Monl^Reynaud, à Saint-^Priest et à la Bertrandière, le massif siliceux n'a été que partiellement fracturé ; de plus, le poudingue stérile repose directement sur la brèche sans interposition, aux effleurements, de l'étage houillerde Rive-de-Gier. (Carte d'ensemble.)

A rOuest de la Bertrandière, en montant du pont de Ratarieux vers le domaine du Maniquet, on retrouve encore toute la série des bancs quartzo* micacés de l'étage stérile avec direction Est-Ouest et plongée Sud; puis, au Maniquet même, un puissant poudingue à gros galets de silex bleuâb^

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