‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 7 sur 280 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

taine importance. Elle se divise, en effet, en trois régions fort inégales, dont deux renferment peu de houille. La plus étendue des trois est située au Nord de la grande faille de direction qui sépare les Grandes-Flaches de la Verrerie. On y voit la suite des affleurements de la Catonniëre jusqu'à la faille que je viens de rappeler. Là aussi, comme à la Catonnière, on a enlevé, dès le siècle dernier, toute la houille voisine du jour et cela dans les Bâ-tardes, la Bourrue et la Grande masse. En aval de la grande faille vient le haut du long plan incliné de la Verrerie. On voit, par les courbes de niveau, que la pente est forte dans la région supérieure, et que là, resserré entre les deux failles, le terrain s'est même bombé et presque plissé en forme de dos d'âne. Cette région a été déhouillée, dans ces vingt dernières années, par le puits Sainte- Agathe^ creusé vers 18/i8 à 1850. Au voisinage de la faille du Féloin la Grande masse augmente de puissance, et au pied de cette faille, dans l'étroite lisière qui longe la concession des Verchères, on voit apparaître le nerf blanc et, avec lui, les premiers bancs de charbon mare-chai. Cette étroite lisière, entre la faille et les Verchères, forme la dernière des trois zones, entre lesquelles se divise la concession. Mais, en réalité, c'est une dépendance de la mine des Verchères, et on l'exploita, en effet, par le puits Couloux, avec le charbon des Verchères, bien avant l'ordonnance qui concéda le gîte en 1825.

§ 100. — La dernière concession du district oriental de Rive-de-Gier, celle de Ccuzon, se trouve seule, entre les dix, sur la rive droite du Gier.

C'est là, au Sud de la Verrerie et de Couloux, que se voit le relèvement brusque du terrain houiller contre le pied de la chaîne du Pilat. L'affleurement de la Grande masse, réduite à 0'",50 de puissance, se montre près du puits des Ronces; et, à &0 mètres de là, apparaissent déjà les crêtes verticales du micaschiste, sans traces de brèche, ni de couches Bâtardes et Bourrue. Grâce à la raideur du relèvement, les assises inférieures restent invisibles. La pente augmente d'ailleurs de l'Est à l'Ouest, comme le prouvent le rapprochement des courbes de niveau auprès du puits Saint-Lazare et la disparition des affleurements dans cette région»

Les travaux de la mine de Couzon s'étendent régulièrement, sur

ÛOO mètres en direction, entre la faille transversale des puits Guélcu et des Ronces à l'Est, et la faille du Féloin au puils Saint-Lazare à TOuest. Les deux failles, comme nous l'avons dit, abaissent le terrain de l'Est à l'Ouest. Au delà du puits Sainlr-Lazare^ les travaux de la Grande couche se développent encore sur une centaine de mètres avant d'atteindre les limites de la concession; mais cette étroite bande appartient plutôt à la mine des Combes, comme la zone symétrique de Couloux, à la mine des Verchères. La Grande masse grandit à Couzon, de l'Est à l'Ouest, comme à la Verrerie. Ainsi, auprès de la faille du puits Saint-Lazare, sa puissance n'atteint que 2 mètres, vers l'aval pendage, et 1"»20 à peine dans les parties hautes. Le charbon maréchal n'apparaît nulle part à l'Est de la faille du puits Sainte Lazare; il naît au delà, avec le nerf blanc, à 20 ou 30 mètres de cet accident, mais ne mesure encore que 0™,50 à 0",60 vers les limites de la concession, où le banc inférieur, le raffori^ grandit, d'autre part, jusqu'à â mètres.

L'exploitation débuta à Couzon vers 1795. Comme à la Verrerie, le charbon fut très apprécié à cause de sa dureté et donna par ce motif de fort beaux bénéûces.

Dans les années 1825 à 18/iO^ on attaqua aussi les Bâtardes et la Bourrue ; mais on dut bientôt arrêter les travaux pour ne pas compromettre le tunnel du chemin de fer et les maisons de la rive droite du Gier. Ainsi qu'à la Verrerie, d'importants massifs sont stérilisés par les constructions extérieures.

Rappelons ici que, dans la mine de Couzon (§ 29, fig. 12), on a pu constater, sur deux points différents, des croisements de couches, dus à la pression, ou plutôt à la résistance latérale des parois du bassin. Le plus considérable de ces refoulements fut constaté lors du fonçage du puits Saint-Lazare, qui traverse les Bâtardes aux deux niveaux de 113 et de 168 mètres. Disons enfin que l'un des puits de cette concession, celui du Pré, a rencontré la brèche à 215 mètres, à quatre ou cinq mètres seulement au-dessous de la Bourrue.

§ 101. — Après avoir poursuivi la Grande masse depuis le Bosançon

Page 1