CHAPITRE XJ
cien étang de Molina; pais la faille de la République, sous le vieil étang de Méons, ce qui lui fit donner par les exploitants le nom de couche de l'Etang. Cette couche n'est complètement développée, et à Fétat normal, que dans cette région, aussi est-ce par ce point que nous allons commencer son étude.
A Ghaney, sous l'ancien étang de Molina, la 13' couche fut exploitée, il y a quarante ans, parles puits Sainte-Marie et Saint- Jean. Le premier de ces puits a 53 mètres jusqu'au toit de la couche. La profondeur du second est de 106 mètres, mais, placé sur la faille, il n'a atteint la couche que par un travers banc de AS mètres. La puissance normale de la couche oscille entre k et 6 mètres. Au toit immédiat on trouve un faible banc de schistes avec minerais de fer, puis une veine de houille de 0"*,50 à 0"*^60, et au-dessus principalement du grès. La couche, comme la 1&' au puits des Quatre-na-tions^ court du Nord au Sud avec plongée régulière, vers l'Est, de 25 à 30 pour 100. En approchant du point de rencontre des deux failles, qui limitent le champ d'exploitation, la couche se relève au Sud vers la faille de la République, en plongeant au Nord vers celle du puits Saint-Jean. C'est un double exemple de couche inclinant à rencontre du sens de la plongée des failles.
Le charbon était d'excellente qualité^ surtout vers l'amont pendage, où la puissance était de k mètres à /i°',50. On peut citer le menu comme véritable type de houille grasse pour coke; il contenait peu de cendres et dégageait 25 pour 100 de matières volatiles (n<> 9/i du tableau des houilles). Le gros, quoique tendre comme toutes les houilles grasses à courte flamme, était cependant assez solide. En approchant du point de rencontre des deux failles, la couche augmentait de puissance, devenait plus tendre et se chargeait de quelques veinules de schistes; malgré cela, le charbon était encore fort recherché pour coke et forge.
La faille de la République fait descendre la couche de liO mètres au voisinage du puits Blondin, de 60 mètres au puits Rosand et de 80 mètres auprès du château de Reveux* On reconnaît la faille, à la surface du sol, par le banc de grès, formant saillie au Nord du puits de la République et le
long de la clôture du parc de Méons. Au pied de la faille s'étend, à TEst, la mine de Reveux, à TOuest, celle de Méons. Par le fait de la faille, l'allure du gtle s*est modifiée, la direction est devenue Est-Ouest avec plongée générale vers le Sud. Cependant, à partir du puits de la République, It couche se rapproche graduellement du jour, et Tatleindrait presque, si elle n'était coupée^ avant d'afileurer, parla faille de la République, au point de jonction de cette faille avec celle du puits Mars. C'est là que se trouvait l'ancien étang de Méons Tpl. IX), qui a fait appeler la couche en question mine ou couche de V Étang. 11 y a quarante ans le charbon de V Étang était renommé, entre tous, par sa pureté, comme charbon de forge et charbon à coke. 11 était en effet aussi pur sous l'étang de Méons que sous l'étang de Molina (voir réchantillon n"" 93 du tableau des houilles).
La couche avait, comme & Chaney, â à 5 mètres de puissance; puis venait un nerf de grès fln de Cy/iO ; au-dessus, une veine de houille pure de 0'«,i!i5; ensuite un mélange de schiste charbonneux avec minerais de fer de 0'",65, couvert par 2 mètres de charbon cru, entrelardé de lits de schistes; enfin, un faible banc de schiste dur, puis un gros banc de grès. A Méons le charbon était pur dans toute la région qui longe la faille de la République, mais il s'altère à Reveux, comme à Chaney, à mesure que l'on avance du Nord au Sud. A partir du puits Rosand des lits de schistes se développent entre les bancs de houille, croissent rapidement au delà du puits Grégoire et y rendent finalement la couche inexploitable dans la majeure partie de son épaisseur. C'est un exemple frappant de rapide transformation de houille en schistes. Nous verrons bientôt qu'il en est de même à Méons, vers l'aval pendage du gtte, au Sud-Est du puits Sainh Claude.
La mine de Reveux était en active exploitation dans la période de 1840 à 1860. Deux puits servaient à l'exploitation : le puits Rosand^ qui rencontre la 13' couche à 140 mètres et le puits Grégoire, ouvert à 16 mètres en amont, à la profondeur de 182 mètres. Sur ce dernier point, la couche est presque horizontale, ou plutôt, elle se relève même quelque peu en sens inverse, au delà du puils, vers l'Est; mais on ne l'a pu suivre au loin, dans