CHAPITRE XL IW
cette direction, à cause des limites de la concession. Du reste, l'altération, dont je viens de parler imposait aussi des bornes aux travaux. Dans cette région la puissance totale de la couche était de 7 mètres, mais. ce sont les schistes et non la houille qui avaient grandi, et avec les schistes le minerai de fer; aussi livrait-on, en J8&i, 35 à &0 tonnes de minerai lithoîde par mois à l'usine de Terrenoire.
Au puits Rosand la couche plonge, d'une part, à l'Est vers le puits Grégoire^ de l'autre, au Sud vers la mine de Méons, alors aussi en exploitation. Nous y reviendrons en nous occupant du district voisin.
Pour le moment, poursuivons la couche, en sens inverse, vers le Nord. Mais auparavant constatons que des deux grandes failles qui se rencontrent sous le château de Reveux, l'une d'elles, celle de la République, est arrêtée par celle du puits Saint^Jean. Cette dernière est accusée, au jour, par le ravin de l'Hermitage, qui monte du puits de la Madeleine vers le hameau du Grand-Ronzy; en effet, des deux côtés du ravin, les terrains ne se correspondent ni sous le rapport de l'i^ge, ni sous celui de l'allure générale. Au Nord-Est du ravin on rencontre, entre Chaney et Nanta, la série des affleurements n*" iâ à 9 plongeant à l'Est; tandis qu'au Sud-Ouest de ce même ravin on se trouve dans le terrain sauvage quartzomicacé, qui sépare la 9"" couche de la 8% terrain dont les assises inclinent au Sud. Le même effet est produit, par la faille du puits Saint-Jean, à Chaney même. L'allure Nord-Sud se transforme en allure Est-Ouest. Cette faille se prolonge, pour le moins, jusqu'au Grand-Ronzy et probablement même au delà jusque dans la concession de Saint-Jean de Bonnefond.
Quant à la faille de la RépubUque, elle est certainement arrêtée par celle du puits Saint-Jean, sinon elle aurait coupé les travaux de la 12* couche au puits des Chevaux. Nous verrons bientôt qu'il y a peut-être rejet d'une faille par l'autre, mais ce que je tiens à constater dès maintenant, c'est que la faille transversale du puits Saint-Jean est sur ce point plus importante, ou d'âge plus récent, que la faille longitudinale de la République. Celle-ci est positivement limitée ou rejetée par la première.
Au Nord de la faille Saint-Jean on rencontre des assises inférieures.
15t0 BASSIN MOUILLER DE LA LOIRE.
L'ancien amont-pendage de la 13* couche a été balayé, et ce qui reste de cette couche, en amont de la faille, correspond à Taval-pendage de la mine de Reveux, c'est-à-dire que Ton retrouve ici, comme au puits Grégoire, des bancs de houille entrelardés de veines de schistes. En effet, au Nord du château de Reveux, dans une tranchée faite parallèlement à l'avenue qui descend du château vers le puits Saint-Jean, on a constaté sur 6",20 de hauteur pas moins de huit lits de houille, dont les trois plus épais ne mesuraient que O'^y&O, 0",&5 et 0",80. Les huit lits réunis formaient ensemble un total utile de 2°',75. On les a exploités, en partie, & l'aide du puits Sainte- Madeleine. Ces veines nereprésententd'ailleurs qu'une partie de la 13* couche, car au-dessus, à peu de distance, viennent d'autres affleurements. Toutefois, entre-deux passe une branche de la faille Saint-Jean, qui remonte à son tour de quelques mètres les veines exploitées au puits Sainte-Madeleine. Au delà de ce faible accident, les affleurements sont visibles, au pied du coteau de Chaney, depuis le ravin de l'Hermitage jusqu'à la faille des Roches, qui passe vers la limite commune des concessions de Chaney et du Montcel. Tout le long de ces affleurements on volt des traces d'anciens travaux partiellement incendiés, aussi appelle-t-on le lieu, par ce motif, côte du Brûlé. A Textrémité orientale de la côte existent trois anciens puits (le puits Motte de 60 mètres et les deux puits Chaney de &0 mètres), qui furent creusés vers la fin du siècle dernier. On reprit ces travaux en 185&: et en 1838 on fonça le puits Saint- Joseph^ vers l'extrême limite de la con. cession, jusqu'à la profondeur de 50 mètres. La couche fut, sur ce point, partiellement exploitée à ciel ouvert, et l'aval-pendage, par le puits que je viens de nommer. Les travaux étaient en activité de 18/iO à 1845, aussi tous les détails dans lesquels je vais entrer sont-ils extraits de notes que je pris alors moi-même sur les lieux.
Aux affleurements la couche avait une puissance totale de 10 à i 2 mètres, divisée en quatre bancs par des intercala tions stériles plus ou moins fortes. Le premier banc, appelle Grande masse, mesurait 6 mètres; c'était du charbon dur, dont le menu avait peu de valeur à cause des nombreuses Veinules de schistes, ou parties crues. Au-dessous venait un banc de schiste