‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 81 sur 280 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

de 0",10 à O'^jSO, puis la couche, dite de Huit pieds, k cause de sa puissance de 2",&0. C'était du charbon plus tendre et plus pur que celui de la Grande masse; on s*en servait pour la forge et le coke. Ensuite, nouveau nerf de 0«20 à 0*30, et au-dessous, la couche appelée Massette de l^jGO, donnant du charbon pur et brillant. Enfin, sous un banc de grès de 12 à ik mètres un dernier banc, nommé alors quatrième couche par les exploitants. C'est une couche de i",80g divisée en trois par deux filets schisteux, et par ce motif de qualité médiocre. Cet ensemble est, vu sa puissance, beaucoup plus important que la couche des puits Saint-Jean et Sainte-Marie, mais déj& aux affleurements le charbon était de qualité moindre et cette qualité allait s'amoindrissant de plus en plus à mesure que l'on avançait au Sud-Est sous le coteau de Chaney. Des veinules de schistes se développaient au milieu de la houille et la remplaçaient graduellement. C'est le fait que j'ai signalé à Reveux et à Méons, vers l'aval-pendage de la couche. Là aussi, comme à Reveux, apparaît le minerai de fer avec les schistes. Les entredeux se modifient à leur tour, tantôt en plus, tantôt en moins. Ainsi au puits Saint-Joseph même, à 60 mètres environ des affleurements, le nerf schisteux entre la Grande et la couche de Huit pieds s'est accru jusqu'à li mètres, et l'on trouva même 6 mètres au puits de Chaney. .Le nerf qui sépare la couche de Huit pieds de la Massette mesure 2 mètres, et le banc de grès, qui couvre la quatrième couche, atteint li mètres. Mais déjà au vieux puits de Chaney cet intervalle est réduit à 6 mètres, et le nerf de 2 mètres, au-dessus de la Massette, à 0'",50.

Si maintenant du puits Saint-Joseph on suit les affleurements de la côte du Brûlé du Nord au Sud, on trouvera partout, comme nous l'avons dit, des traces de vieux travaux et des restes d'anciennes galeries ou fendues. Le puits Frotton^ placé au pied du coteau, traverse à son orifice la Grande masse incendiée, qui avait là 3 à & mètres et recoupe au-dessous les trois bancs inférieurs, c'est-à-dire le banc de Huit pieds, la Massette et la dernière couche, dite quatrième^ placée à un mètre seulement sous la Massette. Ces trois dernières veines renferment du minerai de fer.

Non loin delà les fouilles, entreprises sous le coteau, constatèrent

qne la Grande masse avait S^'.SO; c'était du charbon dur, divisé en plusieurs bancs par de minces lits de schistes. Au-dessous, 0"',60 de schistes, puis la couche de Huit pieds^ dont Tépaisseur varie de S^^^SO à l^^SO. Au mur de ce banc, du fer lithoîde en larges rognons, et un banc de schistes de O^ySO. Après cela, la Massette^ dont la puissance varie de i»,20 à i",50; enfin, sous un nouveau nerf schisteux de i mètre environ, la qucUrième couche^ avec une épaisseur variable de l^ySS à i",80, et du minerai de fer vers le milieu de son épaisseur. On le voit, la couche diffère de ce qu'elle était au puits Saint-Joseph par les entre-deux qui diminuent d'épaisseur à mesure que Ton avance de l'Est à l'Ouest. C'est principalement le banc de grès, couvrant la quatrième couche, quia notablement diminué d'épaisseur.

Les mêmes affleurements se poursuivent vers l'Ouest en remontant, le long de la côte, jusqu'au fond du ravin de l'Hermitage, où, comme je Tai dit, ils sont rejetés par la faille du puits Saint-^ean. Là aussi, sur les deux flancs du ravin, on a fouillé, à la fin du siècle dernier et vers les premières années du siècle présent, les deux veines supérieures par des fendues, et les deux inférieures par le petit puits, dit Caramantrant^ de 15 à 20 mètres' de profondeur. La veine la plus élevée avait i",60, l'inférieure, séparée de la précédente par 2 mètres de schistes, 2 mètres à 2'",30 ; à un niveau un peu inférieur, on trouva, dans le puits, une couche de i«,âO de bon charbon et au-dessous, sur une hauteur de 6 mètres, une série de bancs de houille et de schistes. (PI. IX.)

Si les diverses branches de la IS"* couche se rapprochent ainsi à l'Ouest, comme nous venons de le voir, elles se séparent, au contraire, de plus en plus à TEst, dans la concession du Montcel, et s'y amoindrissent en même temps.

Au puits Saint-Joseph de Ghaney, la faille des.Roches remonte les affleurements, à mi-coteau, vers la châtaigneraie de la Jaillière, située au Sud-Est du château de Montcel . Le puits Lacroix a traversé les diverses parties de la couche. Le banc le plus élevé {laGrande masse) mesure 5 mètres, mais il renferme 15 â 18 lits de schistes, formant ensemble une épaisseur de 2",50, et contenant un peu de minerai de fer; aussi n'est-il pas exploitable dans les condi-

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