‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 88 sur 280 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

9^ DIstriei de Sain<«>Jeaii de Bonnefond

et de Cote-Thlollère.

§ i5&. — Le district de Saint-Jean et de Côte-Thioliëre comprend la région Sud-Est du territoire houiller de Saint-Étienne et renferme les con^cessions de Saint-Jean de Bonnefond^ de la Sihertière, du Grand-Ronzy, de la Barallière, de Côte-Thiolière et du Janon, ainsi que les parties des concessions de Terrenoire et de Monihieux, situées à l'Est de la grande faille dite de Monthieux. Il est borné, à l'Ouest, par cette faille; au Sud, par la limite du bassin houiller; à TEst, par la concession de Saint-Ciiamond, et au Nord, par le district précédent de la Chazotte et de Chaney. Superposé à ce dernier, on y rencontre surtout les parties hautes du dépôt houiller. Celles-ci couvrent, dans cette région, les étages inférieurs, qui sont partout enfouis à de grandes profondeurs, et dans des conditions de richesse et d*allure encore peu connues.

Le district précédent se termine, vers le Sud, au groupe des couches J2 à 9. Ainsi, au mur de la faille de Chaney, on voit les aflOleurements 11 et 12 plonger, au Sud, sous la concession de Saint-Jean de Bonnefond; de là, entre la faille de Chaney et celle du puits Saint-Jean, les mêmes couches 9 à 12 passent directement, auprès de Nanta et du Grand-Ronzy, de la concession de Chaney dans celle de Terrenoire ; enfin, au toit de la faille Saint-Jean, au Grand-Ronzy et à la Barallière, paraissent les afiSeurements de la huitième couche et de ses satellites.

En d'autres termes, dans la partie orientale du district dont nous nous occupons, on rencontre spécialement le groupe 12 à 9, et, dans la partie Ouest, la huitième couche. Au-dessus viennent ensuite les étages moyen et supérieur de Saint-Étienne ; le premier à Côle-Thiolière, le second, au Bois d'Avaize. Le groupe 12 à 9, bien caractérisé, et dans des conditions relatives de régularité à Chaney, Reveux et Méons, s'oblitère, au Sud-Est, dans la concession de Saint-Jean/ Les roches y deviennent micacées et sauvages, et alors, comme toujours dans un pareil terrain, les II. 21

couches de houille deviennent plus irrégulières; elles tendent à s'amoindrir vers la lisière méridionale du bassin.

Au reste, entre les travaux des couches 12 à 9, à Cbaney, et les mines voisines de la concession de Saint-Jean doit passer un puissant accident, puisque Tinclinaison des assises est tout à fait différente. Dans la concesr sion de Chaney, au puits des Chevaux^ et auprès du château de Nanta, les couches plongent à FEst ou au Sud-Est, tandis qu'entre Saint-Jean de Bonnefond et la limite de la concession de Saint-Chamond, les couches pion* gent au Sud-Ouest. Il y a là une faille de direction, qui doit relier la faille transversale du puits Saint-Jean & celle de Chaney et même se prolonger au delà jusqu'à la faille de Langonan. Il ne serait d'ailleurs pas impossible, comme je l'ai déjà dit, que cette faille de direction ne fût en réalité autre chose que celle de la République, successivement rejetée par les failles trans* versales de Saint-Jean et de Chaney. Cette faille est tracée (pi. IX) auprès de Caramentrant et de l'Oyasse.

Gr&ce à ces accidents multiples, il est fort difficile de rattacher rigoureusement les affleurements des environs de Saint-Jean de Bonnefond aux couches du district précédent. Deux repères cependant peuvent servir de base. D'une part, on a vu, au Montcel et à la Calaminière, la treizième couche affleurer sur le versant Nord du Crêt de Ronzy et plonger faiblement, au Sud, sous la concession de SaintJean de Bonnefond ; au-dessus, à une distance assez grande, on doit donc retrouver le groupe supérieur 12 à 9. D'autre part, comme nous le verrons bientôt, le groupe de la huitième

couche et de ses satellites affleure, sur le versant Sud de ce même Crêt de Ronzy, auprès de la lisière Nord des concessions de la Barallière et du Ronzy. Les affleurements vont de l'Ouest à l'Est, puis s'infléchissent vers le Sud- Est, en passant par l'extrémité Ouest du bourg de Saint-Jean ; au delà ils .coupent l'ancienne grande route de Saint-Étienne à Lyon, auprès des puits Sainl'Georges et Sainte-Barbe. Or, au mur de ces affleurements si nets de la huitième couche, on rencontre successivement, en descendant le vallon du Ricolin, une sérié d'affleurements inférieurs qui, par cela même, doivent correspondre au groupe 9 à 12. On voit donc que les

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