CHAPITRE XL
jadis exploitée par les puits CrapoUe et des Roches^ on ne connaît aucun affleurement proprement dit jusqu'à la treizième qui passe, comme on sait, par la Jaillëre, la Chapelle du Fay, la Granotiëre (près du puits Petin) et la Pacotiëre. C'est la meilleure preuve que ces diverses mines sont toutes ouvertes sur la douzième couche. C'est, par suite, à tort que la couche, exploitée parle sieur Barbier dans ces régions, fut longtemps désignée comme treizième, parce qu'elle se trouve sur le prolongement des couches de la Yarizelle de Saint-Chamond. On négligeait, ou ignorait, la grande faille de Langonan, qui rejette le groupe de Saint-Chamond en profondeur, et ramène les affleurements de la treizième couche sur le versant Nord des hauteurs du Grand-Ronzy.
Remarquons enfin que les traces charbonneuses, que Ton constate çà et là entre les douzième et treizième couches, n'affectent nulle part les caractères de véritables affleurements. Ce que l'on a appelé quatorzième couche auprès de Besserlé n'est en réalité qu'une veine schisto-charbonneuse de 0'",20 à O'^^âO sans aucune importance réelle, et il en est de même des quelques traces noires que l'on rencontre, sur les deux rives du Ricolin, entre Grassy et la Buissonnière au Sud^ et les domaines du Colombier et de Bonnefond au Nord. Je le répète, entre l'affleurement de la treizième couche, sur le versant Nord des hauteurs du Grand-Ronzy, et les veines, qui oaraissent sur le versant Sud entre Bachassin et Grassy, il n'existe aucun autre affleurement proprement dit, ce qui montre bien que les gîtes en question correspondent à la douzième couche.
Passons maintenant aux couches plus élevées (pi. Ylll).
§ 156. — A peu de distance au-dessus de la couche dont je viens de parler, le sieur Barbier exploita aussi, de 1862 à 1865, une autre veine, laquelle doit ainsi correspondre à la onzième. En effet, elle en a les caractères; c'est une couche de O^^QO à 1 mètre, avec renflements locaux comme la précédente; mais le charbon en est plus cru et plus dur. L'affleurement se voit au Sud de Grassy et passe à mi-dislance entre les fermes de la Buissonnière et de la Yivaraise. Dans cette région il est parallèle à celui de la douzième et n'en est distant que d'environ 150 mètres, soit 50 mètres ver-
Ii6 BASSIN HOUILLES DE LA LOIRE.
ticalement. A TEst, dans la direction de Saint-Chamond, raffleurement tourne à angle droit vers le Sad, comme la cooche inférieure, tandis qu'à l'Ouest il s'éloigne de l'affleurement de la 12* par suite du raplatîssement des assises dans cette région ; au deli il traverse également le Ricolin, où on Fa fouillé en 1809, et remonte ensuite, le long du coteau^ vers Nanta. Toutefois, là aussi la continuité n'est pas entière à cause des failles; on peut cependant citer^ sous la ferme même de Bachassin, un lambeau de couche, qui doit appartenir à la 11' puisqu'elle est peu supérieure à celle de la fendue du Grand-Razas. La onzième couche fut exploitée par les fendues de la Vioaraise et de Notre-Dame. La première a suivi la couche sur 135 mètres suivant la pente, ou 50 mètres verticalement. C'est une plongée moyenne de 35 pour 100. ATOuest, vers la fendue Nolre-Damey la pente diminue, comme au ^mtsCrapolte. L'étendue exploitée par les deux fendues est de 300 mètresdans le sens de la direction. Au fond des travaux, la couche est coupée par la faille de direction, connue, au puits des Roches^ dans la douzième couche. En somme, on le voit, les onzième et douzième couches sont encore en grande partie vierges dans ce district, mais peu régulières; de plus, comme nous le verrons bientôt, elles deviennent en partie stériles sur leur aval pendage.
La dixième couche est peu puissante dans ce district, et fut peu fouillée jusqu'à présent. On peut y rapporter le petit affleurement de 0",60 qui se montre sur le bord de l'ancienne route de Saint-Étienne à Lyon, auprès de la Yivaraise, ainsi que les traces charbonneuses des bords du Ricolin entre la Rivoire et chez Crapotte. La même couche a été suivie horizontalement, sur 150 mètres, dans la concession de la Sibertière, par une galerie ouverte, au bord de la route neuve de Saint-Étienne à Lyon, dans le fond de la vallée du Janon. La couche n'avait que 0",ùO sur ce point, était irrégulière et associée à un terrain sauvage, peu propice aux dépôts houiUers.
Quant à la neuvième couche, son existence est fort incertaine dans les deux concessions de Saint-Jean et de la Sibertière. On peut tout au plus y rapporter le filet charbonneux qui se voit à l'Est du domaine du Chômât, près de la route nouvelle de Lyon, et peut-être aussi les traces d'anciens tra-