CHAPITRE XI
troisième, celle de Méons, la rejettent en profondeur, en repoussant l'affleurement graduellement vers le Nord, du hameau de TÉparre, au puits de Planterre, el finalement dans la concession du Gros. Dans cette région, grâce aux failles dont je viens de parler, il y a une série de champs d'exploitation indépendants, qui furent en activité à diverses époques. En allant de l'Est à l'Ouest, on trouve d'abord le ipuits Saint-Antoine^ dont j'ai déjà parlé, et dont les travaux se lient étroitement à ceux du puits Saint-Hubert. Vient ensuite une lacune assez grande, où l'aval pendage est à peu près intact, dans la concession de Terrenoire, entre le bourg de Saint-Jean et le hameau du Grand-Cimetière, mais dont les parties hautes furent plus ou moins fouillées, il y a cinquante ans, par les puits Dancer et diverses fendues. Cellesci furent même reprises, il y a quelques années, lors de la disette exceptionnelle des charbons, en 1872 et 187S. L'épaisseur utile de la couche va croissant de l'Est à l'Ouest, et atteint même, sur quelques points, 2 à 3 mètres dans les concessions du Ronzy et de la Barallière, où elle fut activement exploitée jusqu'à épuisement par les puits Ogier, Paillon, Moreau^ du Créty et Lafond. Entrons dans quelques détails au sujet de ces anciens
travaux (pi. X),
Rappelons d'abord que le terrain est souvent micacé {sauvage) au toit de la neuvième couche. 11 en est ainsi, en particulier, tout le long du revers Nord du coteau du Ronzy, entre Reveux et Côte-ThioUière, jusqu'au près de l'affleurement même de la huitième couche. D'autre part, le puits du Crêt, dans la concession de la Barallière, que l'on a foncé à plus de 800 mètres au mur de la huitième couche, n'a également rencontré, avant de parvenir au niveau de la neuvième, qu'une série de bancs riches en mica, tour à tour arénacés et schisteux^ mêlés de poudingues quartzomicacés. La huitième couche y fut traversée à 52 mètres et son acolyte inférieure (8 bis) à 90 mètres ; celle-ci se compose, sur 3 à i mètres de hauteur, de houille crue et de schistes plus ou moins charbonneux. Ensuite, nouveau terrain sauvage jusqu'à la neuvième couche, à la profondeur de 210 mètres. Enfin, à partir de là, au lieu de grès proprement dits {taille) et de schistes fins à empreintes végétales {gores)j comme à Reveux et à
BASSIN HOaiLLER DE LA LOIRE.
Méons, le puits n'a aussi traversé que des roches sauvages, pareilles à celles de la concession de Saint-Jean* Dans de semblables terrains les couches de houille sont stériles» ou minces, en un mot ineaqibitables.
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Au puils du Grêt la neuvième couche est formée de trois veines de 0"*,05,0"',08 et O'^^IS, séparées les unes des autres par d'épais nerfs schisteux. La dixième, à 252 mètres, se compose de deux veines, voisines Tune de l'autre, de O^'jiO chacune. La onzième, à 257 mètres, comprend deux bancs crus, de 0"',â5 et 0*,50, séparés par un nerf de 0'",60 ; enfin, la douzième, à 272 mètres, est représentée par une veine crue de 0'%20. De là, jusqu'au fond du puits, à 365 mètres, nouvelle série d'assises micacées, d'apparence sauvage. Ce n'est pas encore le niveau de la treizième couche, située .à 120 mètres au-dessous de la douzième; au reste^ on ne peut guère s'attendre à la trouver exploitable sur ce point, puisque à Méons, comme àReveux, elle s'altère et se transforme en schistes vers son aval pendage.
Ainsi donc, dans les concessions de la fiarallière et du Ronzy, les couches 9 à 13 sont toutes inexploitables très probablement. Revenons donc à la huitième couche.
En 18/i7, elle fut exploitée, dans la concession du Ronzy, par les puils