CHAPITRE VIII
tous points différents des énormes massifs, sans intercalations schisteuses, qui couvrent les quatrième et cinquième couches. La sixième couche est mêlée de schistes et mesure souvent moins de m ,80 ; la septième est plus forte et un peu meilleure, quoique encore de qualité inférieure. La puissance des deux dernières veines croit cependant de l'Est à l'Ouest, et, dans cette direction, elles sembleraient même parfois se réunir en une couche unique.
A peu de distance, au mur de la septième couche, commence le massif micacé, qui sépare l'étage moyen de l'étage inférieur.
La puissance totale de l'ensemble houiller de ce premier groupe, comprenant les sept couches dont je viens de parler, varie en général entre 60 et 100 mètres, puis vient, en montant, un massif régulièrement stratifié, formé de schistes et de bancs de grès plus ou moins schisteux, qui est stérile ou renferme à peine quelques veinules de houille ; son épaisseur est de 130 à 140 mètres à l'Est, entre Côte-Thiolière et le bois d'Aveize; de 100 à 120 mètres à la Béraudière et à Montrambert. Au toit de ce massif pierreux vient le deuxième groupe, comprenant la couche des Rochettes et ses congénères.
La couche des Rochettes est caractérisée par sa flore, laquelle se distingue aussi nettement du groupe de la troisième que de l'étage supérieur. Cependant la constance de son allure et les poudingues qui apparaissent audessus, la rapprochent davantage des couches moyennes. C'est le motif pour lequel je crois plus naturel de la réunir à l'étage moyen. Ce deuxième groupe comprend deux couches dans la coupe type du bois d'Aveize, et trois, quatre ou cinq veines sur la rive gauche de Furens, dans les concessions de Montsalson et de la Béraudière.
La couche des Rochettes mesure en moyenne 3 à A mètres, mais avait parfois, à la Tardiverie, jusqu'à 5 ou 6 mètres. Les affleurements contournent le pied Est et Nord de la colline d'Aveize et se poursuivent de là jusqu'à la Richelandière, où la faille du Gagne-Petit la rejette en profondeur. Le charbon est dur et cru, c'est-à-dire à longue flamme et mêlé de schiste. Au-dessus, à faible distance, succède une petite couche, d'apparence analogue, dont l'épaisseur est de l m ,10 à 1",30. Elle est connue au
puits Saint-Jean de Monthieux et sur le flanc Nord du coteau de la Richelandière. Au toit et au mur on observe quelques faibles bancs de grès. Le nombre des couches se multiplie à l'Ouest, ou plutôt elles s'y dédoublent; ainsi, à Beau brun, on connaît quatre couches, sans compter deux ou trois faibles veines de B ,25 à 0*,50 ; mais la plus puissante des quatre couches ne dépasse pas £",50.
A la Béraudière on trouve également quatre couches de même importance, et çà et là des veines subordonnées. La plus estimée est la couche des Lûtes, vers le haut du faisceau; la flore de cette couche serait, d'après M. Grand'Eury, exactement celle de la couche des Rochettes. Par suite, l'ensemble correspond bien, par sa position et sa flore, à ce groupe. A Firminy, le même groupe reparaît, au-dessus de la troisième, sous le nom de couches Çhaponost.
En résumé, l'étage moyen renferme deux groupes, comprenant, selon les lieux, sept ou neuf couches, dont la puissance réunie varie entre £5 et 25 mètres. Cet étage apparaît, à l'Est, dans la partie orientale de la concession de Terrenoire, au Mont garât ; ses affleurements traversent ensuite, de l'Est à l'Ouest, les concessions de la Barallièreet de Côte-Thiolière, ainsi qu'une partie de celle de Monthieux. Interrompus par la faille du Soleil, ils reparaissent à Bérard et au Treuil, puis sont de nouveau rejetés au Nord par la grande faille du Furens. A l'Ouest du Furens, ils contournent la haute colline de Montaud, puis le flanc Nord du Montsalson, et se dirigent de là vers Firminy. Dans la vallée de l'Ondaine, entre la Ricamarie et le Chambon, l'étage moyen remonte au jour avec pendage inverse vers le Nord.
Les houilles de l'étage moyen appartiennent au type des houilles grasses ordinaires dans la partie orientale du bassin stéphanois, et à celui des houilles à gaz, ou à longue flamme, dans les concessions de la Béraudière, de Montrâmbert et de Firminy.
La flore des deux groupes, avons-nous dit, n'est pas identique. Celle du groupe inférieur, ou de la troisième couche, est remarquable par l'abondance des Pecopteris et Odontopteris, surtout de ÏOd. Reichiana; tandis que