CHAPITRE VIII
rieur et presque réduites aux C. striatus et principdlis. Enfin, la huitième couche renferme beaucoup plus de Pecapteris et d'Alethopteris que le groupe inférieur.
ÉTAGB HOUJLLER MOYEN DE SÀINT-ÉTIENNE
§ 88. — L'étage houiller moyen ne dépasse pas, comme importance, l'un des groupes de l'étage inférieur; sa puissance totale atteint au maximum 350 mètres; mais ses caractères sont assez tranchés pour motiver le classement adopté. Il renferme, à l'état normal, 8 ou 9 couches, que l'on peut diviser en deux groupes : celui de la troisième, ou grande masse, nom bien justifié par sa grande puissance, qui est de 10 à 12 mètres sur certains points, comme son homonyme de Rive-de-Gier, quoique son épaisseur moyenne soit dé & à 5 mètres seulement ; en second lieu, le groupe de la couche des Hachettes, placée vers 130 à 140 mètres plus haut.
Le groupe inférieur se compose, dans sa partie haute, outre la troisième, de deux veines peu épaisses, de qualité inférieure qui, par ce motif, sont souvent appelées crues. Elles renferment en général des rognons* de fer lithoide, ou des troncs de conifères, dont le tissu ligneux est transformé en minerai carbonate. Entre ces couches et la grande masse, le terrain est généralement schisteux et entremêlé de veinules charbonneuses; aussi la deuxième couche est-elle fréquemment unie à la troisième, ou à peine séparée de celle-ci par un simple nerf de quelques centimètres. La puissance des deux couchés supérieures est rarement de plus d'un mètre chacune. Au Quartier Gaillard la seconde se renfle cependant exceptionnellement jusqu'à 3 mètres, et l'emporte même alors, en divers points, sur la troisième comme épaisseur et pureté de charbon. Mais le plus souvent, les deux couches n 0> 1 et 2 ont été négligées par les exploitants à cause* dé leur faible épaisseur et du nombre des veinules schisteuses mêlées à la houille; elle est également puissante à Beaubrun.
Les empreintes de Fougères et de Calamités sont extrêmement abondantes au toit des couches n°* 1 à 3 de l'étage moyen. C'est aussi dans les grès fins schisteux de ce premier faisceau que Ton rencontre des forêts de Calamités droites, entre autres celle du Treuil, précédemment citée.
A vingt et quelques mètres au-dessous de la troisième couche vient la quatrième veine, de i m ,20 à l m ,60, avec un toit de schiste criblé de Sigillaires, Le massif stérile, qui succède au schiste, est un banc de grès quart zo-feldspathique (taille), dont la puissance normale est en général d'une vingtaine de mètres; cependant, sur divers points, ce grès, en passant au schiste fin, se réduit à quelques décimètres. Ainsi, au Treuil et sous la plaine de Bérard, la distance de la troisième à la quatrième est partout de 20 à 24 mètres, tandis qu'au puits Jabin elle est réduite à 0-,20 ou m ,30.
Il en est de même à Côte-Thiolière où, aux affleurements, l'intervalle est de 20 mètres, et, à la profondeur de 100 mètres, de quelques décimètres seulement. 11 suit de là que, dans certaines mines, la troisième couche devient exceptionnellement puissante par l'adjonction des veines n°"&,2 et 1. On peut aussi conclure de là qu'après la formation de la quatrième couche, le sol s'est inégalement affaissé, sur divers points, avant la période de repos qui correspond à la formation de l'énorme amas de la troisième couche.
A 20 ou 25 mètres sous la quatrième couche vient la cinquième, renommée par sa qualité dans le district oriental de Saint-Étienne. Son épaisseur est de l m ,10 à i m ,70. Tout l'intervalle entre les couches 4 et 5 est occupé par un banc unique de grès (taille), qui descend bien souvent jusqu'à la houille, de façon à l'entamer par érosion.
Ailleurs, où le toit n'est pas bosselé, on rencontre une véritable forêt de Syringodendrons, dont les racines reposent sur la houille de la cinquième couche ; telle, entre autres, la forêt inférieure du Treuil.
Au-dessous de cette couche et jusqu'au toit de la septième, le terrain est schisteux, formé de minces bancs de grès fins et de véritables g ores, de