‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 142 sur 144 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

En tout cas, il est tout au moins positif que l'étage supérieur mesure 500 mètres au minimum, et qu'il est partout formé de bancs argileux, ou quartzo-micacés, de couleur rouge ou verte, avec prédominance du rouge vers le haut. Les poudingues à gros galets quartzeux blancs dessinent, à la surface du sol, des crêtes rocheuses saillantes. On les voit au crêt Saint-Roch au-dessus du jardin des plantes, au mont Ferret près de la Chauvetière, et tout le long de la vieille route du Puy, depuis le Deveix jusqu'à la Barge t te. Les bancs rouges sont très apparents, non seulement à Ville bœuf et à Patroa, mais encore au-dessus du Ghambon, où on les prit même, un instant, pour du minerai de fer en roche. Dans tout ce grand massif de 500 mètres, je ne connais, en dehors des veinules déjà signalées au puits de la Vogue, qu'un seul affleurement houiller, celui de ,n ,ft0 à 0",50, auprès de la petite chapelle de Valbenoîte, au Sud de Saint- Étienne ; et même cette veine semble plutôt appartenir à la base du massif, ou peut-être au groupe des Rochettes, d'après les plantes examinées par M. Grand'Eury. L'essai du charbon figure sous le numéro 13 dans le tableau des houilles. Le charbon est gras et à longue flamme (38 pour 100 de matières volatiles) ; la veine est entremêlée de beaucoup de schistes, par suite non exploitable.

Disons, en terminant, que les deux derniers étages du terrain houiller, celui des couches de houille du bois d'Aveize et surtout le massif stérile qui couronne le bassin, sont caractérisés par de nombreuses traces de pistes d'annélides, que les mineurs appellent grès à tiges. Ce sont des grès fins micacés, verdâtres ou couleur olive, sillonnés de tiges cylindroïdes, irrégulièrement entrelacées, de m ,004 à m ,005 de diamètre. J'en ai vu au-dessous du puits de Bel-Air, au point culminant du chemin vicinal qui conduit de Saint-Étienne à la forge de Terrenoire, et entre Valbenoîte et la Sainte-Chapelle, sur la route de Rochetaillée. Ces deux points appartiennent à l'étage stérile supérieur; mais on en trouve également au voisinage des couches les plus élevées de la Chauvetière et de la Béraudière.

Rappelons aussi que les grès supérieurs renferment assez souvent de

minces lits, régulièrement stratifiés, de schistes siliceux noirs (KiescUekiefer).

L'étage servant de couronnement an terrain houiller de la Loire comprend une flore spéciale, qui dénote un acheminement évident vers le Permien. M. Grand'Eury indique : la disparition presque complète des Odontopteris, des Alethopteris, des Annularia et Sphenophyllvm. Par contre, les Pecopteris cyatheoïdes, Schlotheimii, Pluckeneti, hemitekides, rigida, crispata, inflexa et oreopteridia dominent. De nouveaux Cordaîies apparaissent; ce sont les espèces C. simplex, rarinervis, pUUyrachis, suborassifolius et palmœ-formis. Les Poor-Cordaïtes sont rares. Parmi les graines, des Rabdiocarpus subtunicatus et As trocary aides, des Carpolithes ovoïdeus, Ottonis, etc. On peut citer encore le Sphenopteris leptopteroïdes, le Xevrvpteris recentior, le Pecopteris Beyrichi, le Sphenopteris intégra, le Sphenophyllum subangustifolium, le Sph. Thonit, etc.

S 9i. — Si maintenant nous récapitulons, avant de passer à la description détaillée des divers districts, les éléments essentiels des puissants étages dont se compose le bassin houiller de la Loire, nous pourrons former, abstraction faite de la brèche de la base, le tableau suivant :

NOMS DBS ÉTAGES.

RUISSASCB

des étages.

dakomna.

dehoailla.

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