‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 36 sur 144 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

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Nord

Un exemple analogue a pu être observé au puits neuf de la Chtchonne, dans la concession de la Montagne-du-Feu, en amont de Tune des branches du crain du Mouillon. A Saint-Étienne, j'ai vu aussi des inflexions anormales dans la couche l'Étang (n° 13) à Méons, et dans la huitième couche de Montheil concession de Bérard.

Les failles tendent quelquefois à modifier, sur une certaine étendue, la puissance des couches de houille ; elles sont ou amincies par une sorte de laminage, ou, au contraire, renflées par refoulement. C'est encore le long des failles de direction que se montrent ces variations. Il y a amincissement là où la couche est entraînée par la faille, comme le long du crain du Mouillon; renflement, lorsque la veine, comme au puits Saint-Paul, incline à rencontre du rejet. De là, quelques ingénieurs ont cru pouvoir conclure que la masse combustible devait être pâteuse au moment où ces accidents se produisirent. Cela semble, en effet, avoir été le cas en Belgique et dans le bassin du Nord de la France, où les plis en zigzag sont fréquents et les veines souvent renflées dans les crochons; mais à Saint-Étienne, le long des failles, le charbon a été plutôt broyé, puis réagglutiné, par compression, comme un aggloméré. On y reconnaît, comme dans les conglomérats de frottement, les fragments brisés, plus ou moins ressoudés par des éléments en poussière fine. C'est la manière d'être des couches d'anthracite, en chapelets, telles qu'on les rencontre dans le Roannais, et surtout dans les exploitations du Briançonnais et de la Haute-Savoie.

Le refoulement se manifeste ailleurs, le long des failles, par une sorte do bifurcation de la couche de houille. J'ai vu un exemple très net d'une pareille disposition dans la mine du Treuil. La cinquième couche est coupée par une faille de direction au Nord des puits Achille et Bourgoing. La faille est ondulée; un banc de roche dure, situé au mur de la faille, pénètre dans le charbon en forme de coin. Une partie de la couche remontait le long de la faille, tandis qu'une autre branche, tout aussi importante, s'enfonçait à plus d'un mètre au-dessous, comme le montre le croquis ci-joint :

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Une pareille disposition laisse le sens du rejet tout à fait incertain. 11 a fallu découvrir la faille sur une grande étendue avant de rechercher le gtte au delà de l'accident.

Un homme très compétent, M. Combes, assure dans son Traité d'exploitation (tome P r , page 46), que les failles ne changent jamais, d'une façon notable, la direction et l'inclinaison des couches de houille. Cette assertion est trop absolue; elle n'est vraie que pour les failles d'une faible importance. Le bassin de la Loire renferme un grand nombre de failles qui modilient complètement l'allure des couches. A Monthieux, en amont de la faille du puits Saint-Simon, les couches vont du Nord au Sud, en aval, de l'Est à rOuest. (PL X.) A Méons, dans les travaux des puits de V Étang, Mars et Saint-Claude* la treizième couche incline au sud, tandis qu'au puits Saint- Andrë, à l'Ouest de la faille de Mêons, les bancs plongent à l'Est»

Dans la concession de la Chana, même contraste entre les assises des

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