‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 4 sur 144 · ROCHES DU TERRAIN HOUILLER · texte numérisé non relu

ROCHES DU TERRAIN HOUILLER

§ 8. — Les éléments du terrain houiller de la Loire proviennent des terrains anciens qui lui servent de base. L'influence des roches primaires sous-jacentes est partout évidente.

Au pied du Pilât, formé de micaschiste à rognons de quartz, on rencontre surtout, comme roche dominante, les poudingues quartzo-micâcés. Le long de la lisière ouest, dont le sous-sol est granitique, ce sont des grès quartzo-feldspathiques ; au centre du bassin, des grès fins et des schistes, les uns feldspalhiques, les autres argileux ou micacés, selon le rivage dont émanent les sédiments. 11 semble cependant, d'après la prédominance des éléments granitiques, que le principal courant, qui a amené les éléments du terrain houiller, ait dû venir de la vaste région granitique de l'ouest.

Les roches normales de la formation houillère comprennent trois types : des conglomérats > des grès et des schistes.

\h BASSIN MOUILLER DE LA LOIRE.

Outre cela, on y rencontre des roches subordonnées que je ferai connaître dan* un paragraphe spécial»

Le* conglomérais caractérisent les régions stériles; ils apparaissent à certains niveaux et servent de limites aux étages productifs.

Iaw yrh constituent ces étages eux-mêmes. Enfin, les schistes abondent au voUinago immédiat des veines de houille et les remplacent quelquefois. On peut ajouter que les bancs de grès semblent dominer au nord, à l'ouest et au centre; les schistes vers la lisière sud.

Ko prenant l'ensemble du bassin, on peut noter encore que les poudingues l'emportent, par leur fréquence, sur les autres roches; les grès viennent après, les schistes en troisième ligne.

(les mêmes rapports s'observent au reste dans tous les bassins du plateau central, tandis que la proportion inverse caractérise le grand bassin du nord, en France, en Belgique et en Westphalie. Celte différence tient à la nature du sous-8ol géologique. Les nombreux bassins du plateau central reposent tous transgressivement sur les roches cristallines primaires ; tandis que les dépôts houillers moyens du nord succèdent parallèlement, et souvent sans lacune sensible, aux assises du terrain houiller inférieur, ou à celles du dévonion.

Dans le centre de la France, le marécage houiller ne semble avoir été nulle part en relation directe avec la haute mer; on n'y connaît que des restes de plantes sans mollusques marins. Les poissons n'apparaissent que h\ où le dépôt houiller passe à la formation permienne, comme à Bert et à BussW N re-Ia-Grue. Dans le Nord et dans le pays de Galles, il y a eu plutôt passage graduel de l'eau salée k l'eau douce; ce devait être par suite une lagune saum&tre» séparée de la haute mer par des cordons littoraux, en dedans desquels la végétation terrestre a pu se développer à l'abri des marées et des vagues*

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