‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 52 sur 144 · Annales des Mines, 4855, t. VIU · texte numérisé non relu

Annales des Mines, 4855, t. VIU

5. D'après M. Leblanc le gaz de la Compagnie parisienne renferme en moyenne, au volume, 50 pour 4 00 d'hydrogène libre, 33 pour 4 00 de gaz des marais, 4 pour 4 00 de gaz olëfiant, et 4 3 pour 400 d'oxyde de carbone, y compris une très faible dose d'acide carbonique.

et demi pour 100 du poids de la houille, mais alors le coke est léger et de mauvaise qualité. D'autre part, lorsqu'on veut plutôt soigner la qualité du coke, la dose ne dépasse guère un quart à un demi pour 100. -

Les houilles renferment toutes une proportion plus ou moins forte de soufre, qui se rencontre à l'état de pyrites de fer, et non sous forme de soufre natif comme dans beaucoup de lignites.

Dans les charbons de la Loire, la proportion de soufre est généralement comprise entre 0,005 et 0,015; elle descend même quelquefois à 0,003, mais atteint d'autre part 0,02 dans certaines couches. D'après cela, le poids de la pyrite y serait moyennement compris entre 0,01 et 0,03, et irait parfois jusqu'à 0,0/J. Lorsque la pyrite s'y trouve sous forme de cristaux massifs, ou fixée sur des plaquettes de schiste, le lavage de la houille permet d'en éliminer une partie; mais lorsqu'elle se présente en lamelles minces, celles-ci flottent sur l'eau et s'accumulent dans le charbon lavé. Ainsi, aux mines de Côte-Thiolière (troisième couche), le charbon brut a donné 0,0088 de soufre, tandis que le charbon lavé en contenait 0,0108.

En carbonisant les houilles, la pyrite est transformée en protosulfure, de sorte que la moitié du soufre se trouve éliminé sous forme de sulfure de carbone ou de sulfhydrate d'ammoniaque; mais comme le poids du coke n'est lui-même que les deux tiers de celui de la houille, la proportion de soufre dans les cokes est toujours supérieure à la moitié de celle que l'on trouve dans les houilles mêmes. En moyenne elle varie, dans les cokes de la Loire, entre 0,003 et 0,009.

Au mois de juin 1875, l'usine du Greusot a fait analyser, au point de vue du soufre, par son chimiste M. Durassier, un certain nombre de houilles du bassin de la Loire, afin de pouvoir se procurer pour les cokes les charbons les plus purs.

Le tableau ci- joint, que je dois à l'obligeance de M. Schneider, renferme les principaux résultats de ces recherches.

Outre le soufre, on rencontre parfois dans les houilles, mais en proportions infiniment moindres, du phosphore et de l'arsenic, le premier très probablement sous forme de phosphate de chaux, le second à l'état

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