CHAPITRE IV
COMPOSITION-
DBS HOUILLES
CBNDBBS
OBSERVATIONS
déterminée par calcinât ion.
COULEUR
ORIGINE
d&nc
ta *
PROPRIETES SPECIALES
des
COKB.
DBS HOUILLES
DBS HOUILLE 0.
ai
Matièi volatil
■fi
de coke.
cendres.
et lotir emploi dans les arts.
Houille de la couche
Gris foncé.
Houille i lames ter-
n* 6, ou grande couche
nes et brillantes, tout
Darnon de Saint- Chu-
à fait maigre. Le coke
est pulvérulent. La couche correspond probablement au n° 14 de Saint-Étienne.
Houille de la couche
Gris.
Houille noire comme
n° 7, du puits des Roches de Saint-Cha-
l'anthracite, assez friable. Le coke entière-
ment pulvérulent. C'est le charbon le plus
maigre de Saint-Étienne. La couche correspond probablement au n° 15 de Saint- Étienne.
Nota. — Nous donnons ici, pour cloro la liste des charbons de la Loire, les résultats fournis par le
cannel-coal de Montrambert, houille spéciale très hydrogénée, passant à la série des roches à pétrole.
Houille formant une
Blanc.
Le cannel-coal est
veine distincte au mi-
brun, tout à fait terne,
lieu de la grande cou-
à cassure conchoide,
che de Montrambert .
très inflammable ; fond
(3* couche du faisceau
sans augmenter de vo-
moyen de Saint-Étienne.)
La distillation lente a donné :
lume. Le goudron est brun clair très fluide,
Goudron
plus léger que l'eau, tandis que les houilles proprement dites donnent du goudron plus
Kau . .
dense que l'eau.
§ 52. — L'examen attentif des tableaux, dans lesquels je viens de résumer la composition des houilles de la Loire, montre, d'une façon évidente, que la nature des charbons varie d'un point ù un autre du bassin sous l'influence de trois causes différentes :
La situation spéciale du district; la profondeur relative des couches dans chaque district en particulier, et, dans une même couche, la distance plus ou moins grande en aval des affleurements.
1° Certains districts fournissent surtout des houilles à longue flamme, tandis que d'autres sont caractérisés par les charbons de forge, ou par les charbons gras à courte flamme, et cela, jusqu'à un certain point, à tous les niveaux et dans toutes les couches d'un même district. Ainsi, presque toutes les couches, sauf les plus inférieures des districts de Firminy, de Montrambert et de la Béraudière, donnent des charbons à gaz, ou du moins des houilles grasses à longue flamme, riches en bitume et pauvres en coke, comme le prouvent les n" i à 12 et 45 h 25, des faisceaux moyen et inférieur de Saint-Étienne, qui ne laissent à la calcination que 0,59 à 0,64 de charbon fixe.
De même, au bois d'Âveize, toutes les couches du faisceau supérieur sont remarquables par leur éclat vif et la structure fibreuse de la houille. A ces caractères correspondent une forte proportion d'hydrogène et une faible dose d'oxygène ; de plus, la distillation produit un foisonnement extraordinaire avec dégagement d'essences légères fort abondantes (n°* 26 à 32). La proportion de coke varie dans ces houilles de 0,64
Dans deux districts, assez éloignés l'un de l'autre, à l'extrémité orientale de Rive-de-Gier, et dans la concession de Villards au Nord-Ouest de Saint-Étienne, on rencontre des houilles à longue flamme d'un caractère spécial; elles sont dures, ternes, riches en oxygène, non brillantes et tendres comme les houilles de Firminy et de la Béraudière, ou celles du bois d'Aveize; ce sont les charbons, dits Raffbrls, à cause de leur dureté (n" &1 à &ft, Û7 à â9 à Rive-de-Gier, et les n°» 45 à û7, 86 et 87 de Villards).
Les couches les plus importantes du district proprement dit de Saint- Élienne fournissent surtout des houilles grasses ordinaires, donnant à l'essai 0,67 à 0,74 de coke. Ce sont les 3% ft% 5% 6* et T couches du faisceau moyen, avec les veines voisines du faisceau supérieur et les couches les plus élevées du faisceau inférieur, c'est-à-dire les 8% 9 e , 40% 11° et 42' couches,