‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 82 sur 144 · CHANTRE IV · texte numérisé non relu

CHANTRE IV

comme le prouvent les analyses des échantillons portant les numéros 50 à 5ft, 58 à 61, 63 à 76 et 80 à 85.

Enfin, dans la partie centrale du district de Rive-de-Gier tous les charbons appartiennent également à cette même catégorie des houilles grasses ordinaires; tels sont les numéros 55 à 57, 78 et 79, 88 à 91.

Le quatrième type, celui des charbons à coke, se rencontre surtout au Nord-Est de Saint-Étienne, dans les 13% l/j e et 15 e couches des concessions de Méons, du Gros, de Reveux, de Ghaney, de la Calaminière et du Montcel (n M 92 à 98, 107 à 109 et H 6 à 118). A cette même catégorie appartiennent aussi les couches de la série 9 à 12 du faisceau inférieur de Rochela-Molière, vers la lisière Ouest du bassin de la Loire, les n" 102 à 105; enfin, citons encore la partie occidentale du district de la Grand'Croix, contenant les n" 110 à 115 et 149.

Le cinquième type, celui des houilles maigres, apparaît uniquement dans la partie la plus occidentale du district de la Grand'Croix et dans les couches les plus profondes du faisceau inférieur de Saint-Étienne, c'està-dire dans la concession du Plat-de-Gier (n° 120) et dans les concessions de la Chazotle, de la Calaminière, de Méons et de Reveux (n" 8 121 à 124).

2° La nature des houilles dépend, en second lieu, de la profondeur relative des couches. Ainsi, à la Béraudière et à Firminy, où, comme nous venons de le dire, la plupart des veines donnent des charbons à gaz, on constate pourtant que les houilles des couches inférieures renferment moins de matières volatiles que celles des veines plus élevées. Dans le district de Firminy, par exemple, où la plupart des houilles ne donnent à la distillation que 0,59 à 0,64 de coke pur, on voit le charbon de la houille inférieure de Montessut (n° 106) en laisser jusqu'à 0,78; la troisième couche des mines de Lalour (n 0i 100 et 101), 0,74 et 0,76; la 15» couche, au puits Chapelon, 0,706, et la grande couche de La tour, au puits Charles, 0,70.

Mais l'influence du niveau relatif des couches se fait surtout sentir lorsqu'on compare entre elles les diverses houilles d'une même coupe verticale, se succédant, du Sud au Nord, dans les trois faisceaux supérieur, moyen et inférieur de Saint-Étienne.

Partons, par exemple, du sommet du bois d'Aveize, et suivons les couches du toit au mur jusqu'aux mines de Méons et de Reveux. Voici ce que nous trouverons : les couches les plus élevées du bois d'Aveize (n* 27 à 32) donnent 0,64 à 0,67 de coke pur. Les 10* et il* couches du faisceau supérieur, au puits d'Aveize (n 0i 60 et 61), 0,68 et 0,70. Les 3- et &* couches du faisceau moyen, à Côte-Thiolière et au puits Remel de Monthieux (n 0> 82 à 85), 0,73 et 0,74. La 13* couche du faisceau inférieur à Méons (n* 92, 93 et 96 à 98), 0,75 à 0,78. Enfin, la 15 e couche, au puits Mars de Méons (n° 109), 0,785; la même couche, au puits Verpilleux, à la profondeur de 377 mètres (n° 123), 0,836, et la 16 e couche au puits ftosan, à Reveux, à la profondeur de 345 mètres (n* 124), 0,823. La loi de l'amaigrissement graduel des charbons, depuis le faisceau supérieur jusqu'au faisceau inférieur, est ici bien évidente. Cependant on constate aussi quelques exceptions, qui paraissent tenir surtout à la profondeur absolue des points où les charbons ont été pris. Ainsi la 15 # couche laisse 0,75 et 0,76 de coke au puits du Gros (n° 108), tandis que, comme on vient de le voir, la même couche en donne au puits Mars (n° 109) 0,785, et au puits Verpilleux (n° 123), jusqu'à 0,836; mais aussi au puits du Cros cette couche est à moins de 100 mètres, au puits Mars et au puits Verpilleux à 377 mètres, ce qui prouve déjà, comme au reste nous le verrons positivement dans un instant, qu'en général, dans une couche donnée, le charbon s'amaigrit à mesure qu'on avance des affleurements vers l'aval pendage.

On peut attribuer à la même cause le fait que la couche des Rochettes (n° 26) laisse moins de charbon fixe, 0,635, que les cinq couches plus élevées, les 2s 5-, 6 e , 10 e et 11 e couches du bois d'Aveize (n°* 29, 30, 32, 60 et 61), qui en donnent 0,67 à 0,70. Ces derniers échantillons proviennent, en effet, de la profondeur de 103 mètres; tandis que le n° 26 de la couche des Rochettes a été pris à la fendue Monthieux, à une faible distance des affleurements, comme le n° 13 de la chapelle de Valbenotle.

Enfin 3°, la composition des houilles varie aussi, le plus souvent, dans chaque mine et pour chaque couche en particulier, avec le niveau du chantier où l'échantillon a été recueilli. De cent mètres en cent mètres on constate

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