‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 87 sur 144 · PIERRES DE CONSTRUCTION ET ARGILES RÉPRACTAIRES · texte numérisé non relu

PIERRES DE CONSTRUCTION ET ARGILES RÉPRACTAIRES

§ 54. — Je ne citerai, en quelque sorte, que pour mémoire cette troisième classe' des matières utiles du terrain houiller.

Les roches du terrain houiller, nous l'avons vu, se composent de poudingues, de grès et de schistes. Ni les schistes ni les grès schisteux micacés ne peuvent servir pour la construction ; ils se délitent rapidement à l'air. Les poudingues micacés présentent le même inconvénient, et d'ailleurs les poudingues en général, à cause des galets qui s'y trouvent, sont peu propres pour la construction ; on ne les utilise, à défaut de grès plus fins, que pour moellons. Les véritables matériaux de construction sont les grès quartzofeldspathiques à grains fins, qui existent, dans le terrain houiller, en masses puissantes à tous les niveaux.

Ils sont faciles à tailler et peuvent être débités en blocs de plusieurs

mètres cubes ; de là le nom de taille par lequel on désigne ces grès dans le bassin de la Loire. Mais, même en cet état, ce sont des matériaux médiocres. Le grain est plus ou moins grossier et fort inégal ; on y constate, des stries irrégulières, dues à des variations dans la finesse du grain et la couleur de la roche. Celle-ci est tantôt blanche, ou légèrement ocreuse, tantôt grise et plus ou moins carburée. Outre cela, certaines parties sont entre-veinées de stries argileuses qui se délitent facilement. De plus, même les grès les plus purs sont légèrement gélifs et s'égrènent à la longue sur les arêtes. C'est le cas de tous les vieux bâtiments de la ville de Saint- Étienne. Enfin, au bout de peu d'années, les grès les plus blancs se couvrent de taches ocreuses, provenant de l'altération de petits nodules, presque invisibles, de carbonate de fer ou de pyrites. Notons aussi que peu de gros

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