‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 91 sur 144 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

de poissons, on ne trouve guère que de rares Unios, de petite taille, et des pistes d'Annélides. Ces dernières seules se rencontrent abondamment dans le bassin de la Loire. On les trouve surtout dans les grès fins schisteux et micacés de la partie haute du bassin houiller.

§ 56. — Si nous revenons à la flore fossile, le premier fait qui ressort, sans conteste, de l'examen des débris organiques, c'est que, non seulement dans la Loire, mais encore dans tous les terrains houillers sans exception, moyen, supérieur et inférieur, les restes de plantes dénotent une végétation terrestre s ou tout au moins aérienne. Si le sol a été humide, et même souvent inondé, les végétaux ont dû néanmoins se développer à l'air et sous l'action directe de la lumière. Il n'y a pas traces de plantes marines, et, si l'on rencontre çà et là des plantes lacustres à feuilles nageantes, la masse de la végétation est pourtant surtout arborescente et herbacée. On constate ensuite que si, comparativement à la flore actuelle, la flore houillère a été pauvre en groupes et en espèces, elle fut, par contre, remarquable par le nombre des individus et la vigueur de la croissance. Elle ne comprend, ou ne parait comprendre^ que des plantes de l'ordre des Cryptogames vasculaires et des Phanérogames Dicotylédones Gymnospermes. Si quelques paléo-botanistes allemands et anglais croient encore devoir placer certains groupes de plantes parmi les Monocotylédones, il parait évident, d'après les dernières études de MM. Brongniart et Grand'Eury, que ces plantes ont réellement la structure des Dicotylédones, tandis que d'autres, considérées comme Mono* colylédones, appartiennent, comme toutes les Fougères, au grand embranchement des Cryptogames. Il résulte aussi des récentes études de M. Grand'- Eury que si les dépôts houillers moyens et surtout inférieurs sont encore pauvres en plantes Dicotylédones, celles-ci abondent déjà dans les étages houillers supérieurs de la Loire et des autres bassins du Centre de la France.

Eu résumé donc, la végétation si vigoureuse du bassin de la Loire comprend uniquement des plantes appartenant, d'une part, à l'embranchement des Cryptogames vasculaires, dont les organes de la fructification sont peu nets, et d'autre part, au sous-embranchement des Dicotylédones Gymno-

spermes, portant des graines non renfermées dans une enveloppe. Ajoutons que, d'après M. Grand'Eury, la flore du terrain houiller supérieur se partagerait à peu près par parties égales entre les Cryptogames et les Phanérogames Gymnospermes. Cela dit, donnons quelques détails sur les divers groupes dont se composent, dans notre bassin houiller, les deux embranchements que je viens de citer.

Les Cryptogames vasculaires comprennent trois groupes ou classes : les Calamariées, les Filicacées et les Sélaginées; les Dicotylédones Gymnospermes se divisent, d'autre part, en Sigillarinées, Cordaïlées et Calamodendrées.

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