‹ Bassin houiller de la LoireChapitre 94 sur 144 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

de hauteur, dont les parties hautes et moyennes, les Caulopteris, portent des cicatrices pétiolaires plus ou moins nettes, tandis que le bas (Psaronius) se trouve entouré de radicelles touffues, qui cachent entièrement les anciennes cicatrices. Ces troncs, souvent silicifiés, permettent d'étudier la structure intime de ces végétaux, qui est en effet celle des Maratliacées vivantes. Je renvoie pour les espèces nombreuses de ce groupe à l'ouvrage même de M. Grand'Eury. J'ajouterai seulement que les troncs de Fougère en place

sont très nombreux à Saint-Etienne.

Le troisième groupe, les Névroptér idées, renferme, comme frondes, les Alethopteris , Callipteris, Odontopteris, Nevropteris, etc. ; comme supports de ces frondes, les Aulacopteris, tiges finement striées, et, comme troncs ou souches, les Medullosa, qui présentent, a l'état silicifié, la structure des Angiopteris vivants. Les espèces dont se compose ce groupe n'étaient pas en réalité arborescentes; mais leur port, malgré cela, tout à fait gigantesque, car on rencontre des frondes de 8 à 10 mètres de longueur. Les fructifications paraissent avoir été formées de sporanges caducs ; on ne les observe, en effet, jamais sur les empreintes mêmes, et M. Grand'Eury a rencontré une seule fois des capsules fructifères aux extrémités des nervures d'une feuille d' Odontopteris.

On peut noter encore que le troisième groupe offre ce caractère spécial de présenter, vers la base du rachis, à côté des feuilles normales allongées, des feuilles plus ou moins orbiculaires, considérées jadis, sous le nom de Cyclopteris, comme des espèces tout à fait distinctes. Ajoutons que le genre Odontopteris est beaucoup plus répandu dans le terrain houiller supérieur que les Nevropteris.

3°. — Sélaglnées.

§ 59. — La classe des Sélaginées comprend les Lycopodiacées du monde actuel et les Lépidodendrées du monde ancien. Les espèces vivantes sont petites, herbacées, peu différentes des mousses ; les espèces fossiles sont la plupart arborescentes et de dimensions colossales, comparées aux Lycopodes

\bk BASSIN HOUILLER DE LA LOIRE.

vivant». On en connaît de 30 mètres de hauteur et de 1 mètre de diamètre à la base. Les Lépidodendrées sont, au reste, rares dans le terrain liouiiler supérieur; on les rencontre plutôt dans le terrain inférieur du Roannais. Les Lépidodendrons sont des tiges, ou troncs, à coussinets foliaires eu losange, séparés par des sillons croisés. M. Grand'Eury fait remarquer que les empreintes des Lépidodendrons se rapprochent souvent beaucoup de certaines espèces de Sigillaires qui semblent avoir une structure analogue à celle des Lycopodiacées ; aussi désigne-t-il ces espèces spéciales par le nom de Pseudo-Sigillaires, et les considère-t-il comme appartenant en réalité au groupe des Sélaginées. M. Grand'Eury range dans ce groupe les Sig. striala et monostigma.

A Rive-dc-Gier on rencontre très fréquemment, dans les schistes des couches bâtardes, des séminules perceptibles à 1 œil nu, de 1 à 2 millimètres de largeur (dos macrospores), qui sont isolées le plus souvent, mais aussi narfois encore renfermées dans des sacs entre les bractées des Lepidostrobus.

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