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Le bassin thermominéral dont nous ASS nous occuper se situe au centre Sud du département du Puy-de-Dôme, {4 dans une vallée qui, par la richesse et la variété de ses cultures, + 0 . constitue une petite Limagne, et qui, par le pittoresque de LS ses puys, permet des excursions faciles et combien ravissantes. : ARR ‘1 son altitude est de 342 m. Ru : 100
11e | L'axe de cette vallée est nord-sud. A l'ouest, elle est ù bordée par les premiers contreforts du massif des monts Dore, 4%
à l’est, par ceux du Livradoiïs, au nord, par le pont de Mire- 1 2110 fleurs ‘et la plaine de Lavort, au sud, par le pont de Longues. : ee … et la plaine du même nom.
Sa longueur est de 3 kilomètres environ, sa largueur 1 km. 500 en moyenne : elle s'étend sur quatre communes, les Martres- de- Veyre, Corent, St-Maurice-ès-Allier, Mirefleurs. 2
Ses moyens d'accès sont la route nationale no 9 Cler- LC
mont- Perpignan, et la voie ferrée Clermont-Nîmes, avec deux
11e gares : l'une au nord, aux Martres-de-Veyre, l’autre au sud, 11008 Dur" à Longues; dite de Vic- le-Comte.
s | Une rivière, la Monne, He idue du Lac d'Aydat, vraie # Couze au sens auvergnat, vient s’y jeter dans l'Allier, après { avoir cheminé entre les volcans de Marmant et de Corent, : et .TÉER traversé les Martres.
: Mais c’est l’Allier qui constitue le fil conducteur le long #4 “duquel, comme les grains d’un chapelet, se succèdent à state : ‘1108 Lu. et à gauche les 32 sources connues: Cet axe, tordu, noueux 0 à l'instar des ceps qui tapissent les flancs des puys voisins,
décrit une courbe qu’on appelle très justement la boucle de D. ALAier D
ex: Rive gauche de l’Allier :
CE Partons du pont de Mirefleurs, nous suivons un chemin Yà vicinal qui nous amène d’abord à la source des Roches, en % © amont de l'embouchure de la Monne, et tout près de la rive gauche de l'Allier : délicieux petit coin ombragé par les 18 - saulaies, où, à toute heure du jour, nous rencontrons des ama- 04 teurs, chargés de bonbonnes et de bouteilles, qui viennent s'y
approvisionner en eau tégèrement nee non Mir ISE, au goût exquis, destinée à la table familiale, et STAUIÉE TUE
Un peu plus au Nord, le même chemin nous conduit à a 4 l'emplacement des fours gallé- romains, où il suffit de gratter :7 TEE le sol, pour mettre à jour He débris de poteries rouges vernis-. sées, dont les dessins en relief reproduisent des scènes de
combat de gladiateurs, de chasse, de danse, etc... au style parfait. Au pied de ces fours, se situent les sources : .la
Font de Blé, le Nid de l'Epervier, Saint-Martial, dont la com- 2Y LES position et le goût sont analogues à ceux des Roches. PU. ‘ I1 nous faut ensuite cheminer en bordure de l'Allier, DAF ON des sentiers de pêcheurs, ce qui nous amène à la source de 4 Parou, non loin de la ferme du même nom : source chaude, Se
ferrugineuse, qui. jaillit au bord supérieur de la falaise. Nous LATE arrivons ainsi, face à Sainte-Marguerite, à un coude qui constitue l'extrémité est de la branche transversale de la boucle ,
de l'Allier, et après avoir longé l'emplacement des sources +12 Tixier, Mirand, nous parvenons aux Saladis, à l'ouest, au pied de la ceinture du Torre ;
Ici, nous sommes sur un banc granitique. Quelle suT<, prise, en- pleine nature solitaire, de voir ces 3 sources qui se présentent en cuvettes de dimensions inégales, auxereflets 15 verdâtres ! Le petit Saladi n’a plus que un mètre de diamètre, : le moyen et lé grand ont respectivement une surface de 4m°?, et de plus de 100 m°, et sur leurs bords, on trouve à profusion | des fragments rocheux provenant des sondages effectués, il y a une cinquantaine d'années, par Monsieur Marchal. CS
À 500 mètres de là, au sud-ouest, après avoir utilisé le = chemin des Cavaliers, nous arrivons à la voie ferrée que nous traversons, et nous débouchons au hameau de la section des Martres, de l'agglomération de: Longues. Nous sommes au pied d'une falaise grisâtre, cons'i uée par des couches impres- 4e x ù sionnantes de one et de travertin, et sur une plate-forme que traverse la route des Martres-de-Veyre à Vic-le-Comte.
1 Au-dessus de nous, presque abrupte, nous dominons une
: autre falaise de 15 m. de haut en moyenne, celle-ci formée de bancs rougeâtres d’arkoses que YAllier, longe d'ouest à! 70003 est de
Sur une longueur de 150 m. environ, treize sources M connues, cataloguées, sourdent entre ces bancs, depuis le Tam- (ie . bour jusqu’au Cornet.: 12 d’entre elles, ne donnent plus que Re des suintements ou des filets, une seule retient l'attention, celle de Petitjean. Tout permet d’ailleurs de penser que Ces NS sources sont de même nature, et proviennent du même gisement, et c'est pourquoi, dans notre étude, nous ferons état des 4 analogies indiscutables du Tambour et du Cornet, célèbres | autrefois, en les citant sous le titre de Petitjean, qui a été MS mis à Jour en 1899 et qui est seul utilisable, FN TRS
| HR est d’un accès alpestre, mais sa visite en vaut Ja peine. Descendus dans la grotte rocheuse qui lui constitue une paroi pittoresque, ouverte au sud, nous voyons l’eau jaillir dans üne faille, très étroite, et s écouler dans Dre proche, : ss un canal que rougissent les dépôts ferreux.
Rive droite de l’Allier
i Il nous faut maintenant franchir l'Allier, par le pont du
chemin de fer, depuis qu'en 1944 le pont suspendu de Longues
a été détruit par les Allemands en retraite. Nous prenons
. Ja route qui, de la gare de Vic-le-Comte mène à St-Maurice- ès-Allier, et à 2 km. de là, nous arrivons à la Station thermale de Sainte- Marguerite. Cette oasis, serrée sur une bande étroite entre le puy de St-Romain et l'Allier, fait contraste avec les décors agrestes de Petitjean et des Saladis.
L'EAU La main de l'homme et de l'artiste s'y manifeste par des bosquets, des jardins d'agrément, des captages abrités dans une grotte artificielle en roche volcanique, comme à Valois, ou encadrés par de majestueux encorbellements, comme à Brissac et à Chapin. Au milieu de tout cela, un établissement 2 confortable, d'où la vue est vraiment grandiose, et où le calme est bercé par le seul roulement de la rivière.
On quitte à regret cette charmante station, faite pour la détente et l'agrément des sens, autant que pour la santé ; on longue la rive de l'Allier, soit par un sentier ombragé sous ve les arbres, au pied escarpé du puy de St-Romain, soit par une route en corniche sur le flanc ouest de ce Rte (route de Pont-du-Château à Vic-le-Comte).
Nous débouchons ainsi dans la plaine de Mirefleurs, et sans que rien ne la distingue à distance, nous découvrons la source du Sail, abritée par une petite grotte artificielle, et située au milieu d'une étendue de terrain inculte, blanchôtre, ‘que les émanations venues du sol ont ainsi habillée. Là aussi, comme aux Saladis, aucun arbre, et nous verrons pourquoi.
À 750m. au nord-ouest, nous voici au pont de Mirefleurs, qu'il nous suffit de franchir, pour revenir. à notre : - point de départ. aus
Dans ce tour de l'Allier, nous avons ainsi cotoyé 32 = sources, dont la grande majorité est hélàs ! figurée à titre & de souvenir, mais dont les exemplaires qui subsistent consti- dE tuent des vedettes, pour ne pas dire des étoiles.
Notre exploration serait D ec ipiète. si nos regards ne Be se portaient pas sur les jaillissements gazeux qui apparaissent TRIER plus ou moins importants, le long du trajet, à la surface des eaux de l'Allier, parfois même, comme en face de la Banque Re. de France et de Parou, sous forme de gros bouillonnements.
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Plaine de la Ribeyre ::
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Parcourons la plaine de la Ribeyre, dite de Saint-Martial : entre l'Allier et la voie ferrée, et même au-delà de celle-ci, nous verrons, en été, dans les parties cultivées, des veines où la végétation est comme desséchée. Au hasard des rencontres, interrogeons les gens du pays, ils nous diront qu’il est impossible de planter des arbres, qu’un peu partout, dans les sondages effectués, on tombe sur des sources minérales. ou des nappes de CO.
Au quartier des Tuileries, les caves sont dangereuses, par temps chaud surtout, pour les enfants et les petits animaux. Le phénomène de la grotte du Chien, de Royat, se présente dans des fossés, dans des excavations en plein air, où poules, lapins, trouvent la mort.
Une particularité à retenir dans ce territoire dépourvu d’eau apparente ; à la maison Manlhiot, toujours dans le même quartier, un puits creusé en vue de recherche d’eau potable, donna de l’eau minérale et des gaz abondants, ce qui amena.le propriétaire à recouvrir l’excavation d’une dalle en maçonnerie. Tout près de là, derrière la maison Bruvyère, et également dans un champ de M. Astier, des sourciers ont repéré une nappe importante qui doit être de même nature. On comprendra plus loin, dans l'étude géologique, ce que signifient ces observations.
Nous n'avons pas jusqu'ici, parlé de la mise à jour de sources minérales, soit à l'établissement de la pile est du pont de Mirefleurs, soit lors de la recherche d'eau douce, à la papeterie de la Banque de France, ou au domaine de Parou, c’est-à-dire aux deux extrémités et au milieu de la vallée. Ajoutant ces découvertes à l'ensemble des sources citées, à la multiplicité et à la dissémination des émanations gazeuses, aux dépôts ne que présente la surface du sol dans le périmètre des sources, ainsi qu ‘au poudingue et au travertin qui abondent, on en arrive à se poser bien des questions.
Notre tâche, après avoir éveillé la curiosité scientifique, va tendre à la satisfaire le mieux possible.