‹ Bassin Hydro-Carbo-GazeuxChapitre 6 sur 32 · RE NE PP O7 PRET CPR SP EAN · texte numérisé non relu

RE NE PP O7 PRET CPR SP EAN

Au flanc nord de la ceinture du Tore, tout près de la barrière du chemin de fer du Lot, au-delà de laquelle se trouvaient, il y a 20 siècles, les fours de poteries, M. H. LECOQ, F0 en 1852, a découvert le cercueil en bois d’une jeune femme,

dont la chevelure et les vêtements se présentaient dans un

état de conservation remarquable, et contenant des fruits, et

également des fuseaux, des pesons, etc. Le tout fut transporté par M. LECOQ lui-même, au Musée de Clermont.

1 En 1893 (Voir « Le Petit Clermontois » du dimanche 20 juillet), M. CHALVET, en creusant dans son champ une fosse de 2 m. 50 de profondeur, mit à jour une caisse funéraire en bois de pin de 80 cm. de long sur 66 cm. de large et une hauteur de 50 cm. où se trouvait le cadavre d'une fillette entouré d’un mobilier funéraire qui remplissait tout l’espace libre. On y nota des assiettes et des vases en terre cuite, deux « Unguentaria » en verre de couleur, trois Cistes en bois «et tournés admirablement, trois fuseaux avec leurs pesons, deux corbeilles tressées en osier, enfin une quenouille garnie entièrement d'une énorme touffe de laine blanche. Les cheveux étaient d'un blond ardent et très abondants, retenus par un peigne à la partie supérieure de la: tête. Le corps était revêtu d'un linceul en fine toile de ln, et recouvert

NP

LR, mé

PS ee Te TE PA PRE NE ME CAS AIS ES ST AT EL SE Mt

R em

AA : : ; k GR x me 2

# en entier par une couverture de laine blanche. Les récipients : PMR contenaient des fruits (pommes, raisins, noisettes, coings) FOR et des graines (anis, fenouil).

Toutes ces trouvailles furent classées par M. AUDOL- LENT, professeur à la Faculté des Lettres de Clermont, et rejoignirent les restes de la jeune femme dont nous venons

de parler. k:

D'après les vases, les cistes et les Se on doit admettre qu'ils datent de la période gallo-romaine, vraisemblablement au premier siècle. Me | Cette conservation remarquable du contenant et du es contenu, après un enfouissement si long, a fait l'objet de x. bien des suppositions, étant donné surtout la fragilité relative 1 du cercueil. Celle-ci même ne, donne-t-elle pas la clef du 1 mystère, si on tient compte de l’action antidestructive des ig d ñ : MES s ; de émanations carbo-gazeuses, si riches au point de la décou- En: verte ? | à . Toujours dans les mêmes parages, M. LECOQ a décou- FER vert un casque romain dont il fit également don au Musée, et PUE

d'autres sépultures ont été mises à jour : nous renvoyons le: curieux aux écrits de l’époque, pour ne pas alourdir cette ke

étude. 4 2° Les poteries Ge

: n EN

Les fours se trouvaient le long du chemin vicinal qui D

part de la maison Bergogne pour aboutir au carrefour du Lot, à mi distance de l’ancien St-Martial et du bourg actuel. ! En cet enûroit, les seules fouilles ordonnées ont été faites par

: | M. KUHN ; les autres chercheurs ont retourné le sol au gré de “à . leur fantaisie, dans le seul but d'emporter des souvenirs. | 7h Avec le concours de quelques étudiants, nous avons essayé : ne. de faire mieux : chaque fois, le travail de la veille se trouvait 4 | détruit le lendemain. Malgré tout, nos trouvailles nous ont 5 ï payé de notre peine, et bien que nous n’ayons recueilli que ;

3 - des fragments, nous sommes émerveillés de la beauté du coloris, de la finesse et de la variété des dessins : on dirait que ces 1e

20 fois centenaires datent de quelques années, tant ils ont gardé leur éclat rouge vernissé. Leur ornementation paraît ji être l’œuvre d'artistes contemporains, tant elle reflète d’exac- F3)

titude, de vie et de goût. ;

Nous adressons à MM. FOURNIER et DESFORGES ceux

que la question intéresse, de plus amples développements

- débordant le cadre de notre sujet. Ce n’est pas sans une cer-

taine satisfaction que nous avons remarqué au British Museum de Londres, des spécimens authentifiés. Dans le genre, c'est dü vrai ie : on y voit des divinités, des gladiateurs, GENE

Page 1