‹ Bassins des rivières Nelson et Churchill [microforme]Chapitre 23 sur 87 · UE, 2. 0 A · texte numérisé non relu

UE, 2. 0 A

caractérisée bordée de collines recouvertes d' vent à 150 pieds au-dessus de la rivière.

recouvertes d'un manteau d'argile gneiss en escarpement a été

argiles qui s'éle- Toutes les collines sont excepté là où un front de mis à découvert par dénudation., L'argile, en couches épaisses dans les vallées et en couches plus minces sur les sommets, adoucit les profils de la surface et donne au terrain un aspect assez uniforme, les surfaces onduleuses primitives du Précambrien ayant remplissage partiel des vallées.

À quelques milles plus loin en remo d'une succession de petits rapides,

été nivelées par le

ntant la rivière en amont les berges sont basses et s'élèvent graduellement à des hauteurs de 6 à 20 pieds au de l'eau, s'avançant dans les terres avec une durant deux ou trois milles au bout desquels elles atteignent jusqu'à 100 pieds. Une bonne partie du terrain le long de ce côté de la vallée paraît être propre à la culture: | à-fait exempte de cailloux et est mélangée, avec assez de terre végétale

-dessus

rampe moyenne

‘argile est toutprès de la surface pour donner un sol meuble, apparemment fertile. Les pentes douces du terrain facilitent l'é.

&outtement et la nature ouverte de la forêt dont les arbres, principalement des trembles, sont de petite taille, en fait une contrée facile à défricher.

Il reste peu d'arbres de plus de trois pieds du sol: on les trouve d cageuses ayant échappé aux feux de forêts qui ont continuellement ravagé les plateaux. Durant les 19 milles qui suivent, la vallée de la rivière et les terres qui la longent présentent le même aspect général. A cet endroit, les vallées de la rivière Principale et de l'Odei se rapprochent l'une de l'autre, n'étant séparées que par une rangée de collines d'un peu plus d'un mille de largeur et de 150 pieds de hauteur. Ces hauteurs sont recouvertes d'argile jusqu'à leur Sommet aplati ou légèrement arrondi, où l'on voit de petits te percer À travers le manteau d'argile. Vers le nord, au-delà de la vallée de l'Odei la région est onduleuse et boisée et la couverture d'argile s'étend jusqu'au sommet des collines qui s'élèvent Par pentes graduelles jusqu'à des hauteurs d'environ 100 pieds au-dessus des larges vallées intermédiaires qui sont à une hau-

huit pouces de diamètre à ans les terres basses maré-

rtres du gnéiss sous-jacent

teur au-dessus de la rivière variant entre 20 et 50 pieds.

La forêt se compose surtout d'épinette et de tamarac d'environ soixante ans de croissance, les plus gros troncs ayant de 8 à 10 pouces de diamètre: toutefois la grosseur moyenne des arbres ne dépasse pas 6 pouces. Dans les vallées il y a parfois des troncs d'épinette blanche et de tamarac qui atteignent jusqu'à 18 pouces de diamètre. Ce sont des arbres qui ont échappé aux feux de forêts et leur présence indique que, sans ces incendies si fréquents, il y aurait aujourd'hui de grandes étendues recouvertes d'arbres de taille suffisante pour l'industrie du bois de service.

Durant les 28 milles qui suivent, la rivière qui coule à travers un bassin rocheux ressemble à un lac long et étroit dont la largeur varie d'un demi-mille à un mille. On retrouve le même manteau d'argile recouvrant les bancs de gneiss bien arrondis qui constituent les berges actuelles, ce qui donne au paysage un très joli aspect. Il y a un plateau horizontal ou à pente très douce, situé de 20 à 50 pieds au-dessus de l'eau, qui s'étend en arrière de la rivière sur deux ou trois milles jusqu’à un nouvel exhaussement où le niveau d'ensemble est augmenté à environ 100 pieds. Les feux de forêts fréquents n'ont pas seulement dépouillé cette région de ses arbres mais en ont même déraciné les souches de sorte qu'elle est aujourd'hui revêtue d’une pousse de petits bouleaux, saules, trembles et pins des rochers avec une végétation de vesces, d'herbes et de broussailles. Juste audessus se trouve la chute Manazo où la rivière plonge du haut d'une saillie de gneiss avec une chute verticale de 30 pieds. On pourrait très bien établir un chemin de fer à travers cette contrée ‘ en le faisant passer la rivière à l'un des rapides en aval de la chute Manazo où les saillies rocheuses des berges feraient d’excellentes fondations pour les piles du pont, et suivre le plateau du côté nord de la rivière jusqu’à la vallée de l'Odéi, qui pourrait être traversée en un endroit rapproché du confluent des deux rivières. Ici l'eau est assez profonde dans chacune des deux pour établir des communications par voie d'eau avec la rivière Nelson et le Split Lake et leurs pêcheries à l'esturgeon.

En amont de la chute Manazo, la rivière s'élargit en un lac long, étroit en remontant son Cours Sur dix milles de distance. Il y a encore un plateau onduleux semblable, recouvert d'argile,

qui s'étend depuis les berges sur les deux rives du lac en s'élevant graduellement jusqu'à une région mamelonnée, située à environ 100 pieds au-dessus de la rivière. La forêt est très ouverte, ce qui donne lieu à une forte végétation de graminées, de vesces, et autres plantes. La diversité du paysage avec ici et là ses surfaces non boisées et revêtues de gazon donne tout à fait à cette contrée, en bien des endroits, l'aspect d'un parc.

Dans toute la région recouverte d'argile on remarque l'absence presque complète de blocs erratiques; sur plusieurs milles on ne voit pas de matériaux de transport sauf des sédiments lacustres, et la roche encaissante souterraine est profondément enfouie sous une épaisse couche de dépôts argileux de nature homogène. Là où l'érosion du Courant a mis à jour des de l'argile, on constate qu'elle est partout homogène et stratifite seulement lorsque les couches sont très épaisses, sans que l'on distingue bien les plans de stratification.

Durant les 15 milles qui suivent jusqu'au lac Wukswatim, la rivière a une rampe plus raide et son cours est interrompu par plusieurs petits rapides. Le pays environnant est légèrement plus haut, s'élevant parfois jusqu'à environ 200 pieds au-dessus de la rivière et il s'exhausse en pente plus raide à partir du rivage. Depuis la rive sud, un banc revêtu d'argile d'un quart de mille de largeur se dresse à pic jusqu'à 130 pieds de hauteur et s'avance dans les terres sur plusieurs milles À peu près au même niveau, avec une surface légèrement ondulée, exempte de roche ou de cailloux, si l'on exce affleurements de la roche encaissant terres uniformes qui longent la rivi forêt de soixante années de croiss,

de pins des rochers et d'épinettes. Le plateau supérieur est boisé principalement d'épinette d'un diamètre variant entre 6 et 8 pouces, avec ici et là des pins gris, peupliers et bouleaux blancs. On aperçoit par places, au milieu de la forêt verte, des souches partiellement brulées qui dénotent la Passage sur cette région d'au moins deux incendies forestiers à peu de temps d'intervalle et à une époque relativement récente. Les étendues de marais sur les plateaux ne semblent pas très grandes et l'on ne re pas de lits de graviers ni de croupes de cailloux.

coupes

pte de très rares e du sous-sol, Les basses ère sont recouvertes d’une ance, se Composant surtout

ncontre Les sauvages

qui font la chasse dans ce district parlent d'une région élevée de même nature qui s'étend au sud jusqu'à Grass River, avec seulement des petites chaînes de collines de peu d'élévation.

Le lac Wuskwatim, qui constitue l'expansion suivante, a 8 milles de long sur 4 milles de large, avec une longue baie irrégulière qui s'étend vers l'ouest depuis son extrémité méridionale. L'eau est légèrement trouble par suite des sédiments qu'elle contient et abonde en poissons blancs de bonne qualité et en petits esturgeons. Il y a de tous côtés du lac de grandes superficies de terrain presque plat en terre argileuse qui s'étendent dans l'intérieur depuis les rives à des hauteurs variant entre 15 et 50 pieds au-dessus du niveau du lac durant plusieurs milles, et se continuant plus loin, à un niveau d'un peu plus de 100 pieds. Une forêt mixte de deuxième venue composée principalement de peuplier tremble recouvre tout le plateau tandis que, sur les îles et sur les platières qui bordent ‘:s baies du lac, il y a des bosquets formés d'épinette et de peuplier d'environ 12 pouces de diamètre. Les pelouses qui s'élèvent en pente douce depuis les rives du lac contribuent à la beauté du paysage et donnent à croire que le terrain s’adapterait bien à la culture. Les sauvages de la région cultivent avec succès des jardins de pommes de terre. Les baies du lac sont souvent bordées de plages de sable, les premières que l'on aperçoit sur la rivière, composées principalement de grenats et autres débris de roches précambriennes, mais renfermant aussi, en plus petite quantité des cailloux de calcaire provenant du bassin paléozoïque de la baie d'Hudson.

Sur les 30 milles suivants en remontant la rivière en amont du lac Wuskwatim, les rives sont de même nature revêtues en majeure partie d'une forêt mixte de seconde venue ayant de 10 à 30 années de croissance, montrant ici et là cependant des souches avec grands troncs droits d'épinette blanche d'un pied ou plus de diamètre. Les souches carbonisées que l’on aperçoit encore un peu partout démontrent que les forêts de cette région avant de passer au feu se composaient d'arbres de forte taille.

L'élargissement suivant, le lac Footprint, est la partie la plus septentrionale atteinte par la rivière et est située en latitude N. 55° 45. Lorsque nous avons visité le lac en juillet, 1910,

les champs de pommes de terre plantés le long de ses rive les sauvages avaient tout à fait bonne apparence ; avaient 11 pouces de hauteur et étaient sur le Au nord du lac principal, de larges 6 cent dans les terres de chaque dans l’espace d'un mille, à La majeure partie des platières et Pour ainsi dire toutes les hautes terres ont été dévastées par le feu depuis une vingtaine d'années, et sont inaintenant revêtues d'une forêt mixte assez ouverte et composée de petits arbres; la surface est exempte de graviers et de cailloux et recouverte de graminées natives comprenant le Calamagrostis canadensis et C. hyperborea, et l'orge sauvage (Elymus dasystachum). La forêt étant très ouverte il en résulte une luxuriante végétation de ces vesces, framboisiers et autres pl groseillers et d’autres arbustes.

Le terrain situé au sud du tournant le plus septentrional de la rivière s'élève en pente relativement raide depuis la berge jusqu’à une hauteur de 60 pieds au-dessus de la rivière et s'étend vers le sud sous forme de plaine horizontale recouverte à la surface d'environ cinq pouces de sol glaiseux, frieble, mélangé de terre végétale pourrie, passant graduellement en profondeur à de l'argile pure. La surface du plateau est légè lonnée; et le fond des dépressions dont un certain nombre sont en marais, est environ 40 pieds plus bas que les sommets des collines, le terrain le plus élevé ne dépassant pas 100 pieds audessus du niveau de la rivière. Durant les premiers six milles vers le sud de la rivière, les Marais, qui ne sont pas des marécages de sphaigne mais ressemblent plutôt à des marais herbeux sont relativement de bien peu d'étendue, et ce sont les plateaux boisés de pin des rochers, de peuplier et d'épinette, agrémentés par de nombreuses Prairies ouvertes, qui prédominent en grande partie. Plus loin que cela, cependant, se

trouve une large zone de terrain humide herbeux et marécageux qui s'étend au sud-ouest à travers les

s par les tiges point de fleurir.

tendues de terrain s'avancôté de la rivière et s'élèvent, 50 pieds au-dessus de son niveau.

graminées mélangées de antes entremêlées de tiges de

rement mame-

sources des ruisseaux qui

se déversent dans la Grass river en aval du lac Wekusko et

forment, pour cette partie du bassin, la limite ouest des plateaux recouverts d'argile, bien que,

dans les val'ces des rivières et le

long des flancs des collines qui les bordent, la terre argileuse s'étende beaucoup plus à l'ouest.

Relativement à l'ensemble de cette vaste superficie de terre argileuse qui s'étend depuis la vallée de la Nelson du côté ouest jusqu'aux lacs Burntwood et Wekusko (99° 45’ de longitude ouest), et du côté sud jusqu'à la lisière d'un escarpement de calcaire, soit une superficie d'environ 10,000 milles carrés, l’on peut dire qu'ilest caractérisé par un sol argileux mou et complètement exempt de cailloux. Les argiles lacustres constituant le sol de cette région sont composés de fleur de roche enlevée de la surface des roches par des glaciers et charriée par des cours d'eau glaciaires jusqu'aux eaux calmes d'un grand lac où elle s'est déposée. La sédimentation se continue presque sans interruption sans être beaucoup influencée par la période des crues, et les argiles sont en couches très puissantes ou presque massives. Du côté nord, le long de la coupe fournie par la rivière Burntwood, les argiles sont fortement calcarifères tandis qu'au sud dans les vallées de Grass river et de la Saskatchewan elles ne sont que peu calcaruères. Il se peut que la substance ait été rabotée de sur les surfaces des calcaires du bassin de la baie d'Hudson en plus grande quantité dans la partie nord que r la partie sud de l'étendue, où le glacier dans son orientati « : vuest à dû passer presqu'en entier sur les roches précambrie. «es, et que ce soit là la raison pour laquelle les argiles septentrionales sont plus fortement calcarifères q'ie les méridionales. La différence dans la composition des argiles est d’une importance pratique en ce qu'elle dénote que les argiles méridionales s'adaptent bien à la fabrication de la brique alors que pour les septentrionales il y a lieu d'en douter. Il n’y a pas de sol végétal nettement détachable d'avec le sous-sol argileux; l'un se fond dans l’autre graduellement et le caractère argileux du sol est très apparent là où la couverture mince de feuilles et de végétation pourries a été enlevée. Généralement, à une profondeur variant entre 5 et 12 pouces de la surface, l'argile est d’une couleur brun foncé par suite du mélange de matière végétale en pourriture et très friable, et l'on trouve des petites racines le végétation même plus petite en bien plus grande profondeur.

Sur quelques unes des hauteurs où les feux de forêts ont été fréquents, on voit venir à la surface l'argile chemois clair sans coloration appréciable due à la terre végétale. Grâce à la nature onduleuse du plateau, l'égouttement se fait assez bien, mais il y a des étendues considérables dans l'intérieur à une certaine distance des vallées des grands cours d'eau, ou certains grands terrains n'ont pas la pente voulue pour faciliter l'écoulement des eaux de surface. Dans la plupart des cas ces terrains sont situés de façon telle qu'ils pourraient être égouttés sans beaucoup de difficulté.

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