ROUTE DE LA RIVIÈRE KISSISSING
Depuis Cumberland, on arrive à la route bifurquant d'avec la rivi et suivant les rivières Gose,
ROUTES CONDUISANT AU LAC REED ET À LA GRASS R'vER.
La route ja plus facile pour atteindre le lac Reed depuis
rapides sur les rivières que l'on doit suivre, c'est une assez bonne route canotière. Il y en a une autre plus courte mais plus difficile quittant la Saskatchewan en face du Pas par une bonne
eq
voie de 13 milles conduisant au lac Atikameg, d'où un petit portage nous mène au lac des Carmorans. Depuis ce lac, on suit la rivière Cowan jusqu'à sa source. Cette rivière, assez Considérable sur son cours inférieur devient graduellement plus petite et se perd finalement au milieu d'un vaste marécage qu'il faut traverser pour atteindre le lac Reed.
IRIVIERES BURNTWOOD ET GRASS.
11 y a de bonnes routes canotières à travers la région située entre les rivières Churchill et Saskatchewan par voie des rivières Burntwood et Grass.
Le premier nommé de ces cours d'eau égoutte le lac Burntwood d'où l’on peut atteindre le lac Nelson sur la Churchill par un portage depuis son extrémité nord-est. Il y a une route canotière facile du lac Reed au lac Burntwood par voie du File lake, auquel on arrive par un portage de trois milles et par la File river. La rivière Burntwood que nous décrirons plus loin d'une façon détaillée, est un Cours d'eau d’un débit considérable et sert de route pour les York boats depuis le Split Lake jusqu'à Nelson House dans la longitude ouest 99°, et, bien que rapide et entrecoupée de nombreuses chutes et cascades qui donnent lieu à des portages, elle est navigable en canot jusqu'à sa source.
La Grass River dont le débit est assez considérable découle du Reed Lake. Jusqu'à la première expansion, c'est-à-dire durant six milles, son courant est plutôt rapide; il y a deux portages à faire pour franchir des chutes de cinq et dix pieds respectivement. Viennent ensuite dix milles d'eau tranquille où la rivière prend la forme d'un lac long, étroit, coulant sur le roc avec un fort courant, S€ terminant par un rapide d'où elle tombe avec une déclivité de 48 pieds dans le lac Wekusko. Ce lac est une vaste nappe d'eau relativement claire avec rives rocheuses escarpées, qui s'étend jusqu’au pied du grand escarpement et marque la lisière septentrionale du calcaire ordovicien. En aval du lac, sur près de 20 milles, la rivière reprend de nouveau sa forme de lac étroit entre de hautes rives rocheuses avec une direction presque en ligne droite. Immédiatement au bout
1 Pour les notes géologiques, voir la description détaillée des rivières et des lacs.
de cette étendue en forme de lac, se présentent trois gros rapides là où la vallée est traversée par une zone schisteuse.
‘En aval de ces rapides, les rives sont formées d'une terrasse plus ou moins ouverte dominant la rivière de 10 à 15 pieds. Celle-ci s'infléchit alors brusquement et coule durant cinq milles vers le sud du côté est d'une haute chaîne de schiste vert foncé, probablement de la diabase décomposée. A partir du pied de cette élévation elle fait doucement un nouveau détour vers le nord-est côtoyant des collines de diabase vert foncé fortement décomposée qui se dressent au milieu d’une vallée boisée.”
“Auprès de ces collines, la rivière . . . . . pénètre dans une région de basse topographie supportée par des granites et gneiss laurentiens, bien que ces roches soient ordinairement dissimulées sous les argiles stratifiées du lac Agassiz. A partir du coude, la rivière serpente entre de basses berges argileuses couvertes de roseaux durant sept milles jusqu'à une série de trois rapides avec déclivité de 12, 15 et 8 pieds respectivement, coulant sur du gneiss gris ou rougeâtre. Les deuxième et troisième rapides sont désignés par les sauvages sous le nom de Kanisota (ou les Deux rapides).
“Pendant dix milles après les rapides Kanisota, la rivière coule doucement entre des berges escarpées se composant d'argile gris clair et boisées d'épinette blanche et noire et de pin des rochers, le pays environnant semble être une plaine argileuse horizontale recouverte plus ou moins complètement de marécages.”’
“Au rapide Wapikwachaw (de la Forêt blanche) il y a une barrière de granite grenatifère gris clair à grain moyen, et trois milles plus loin au rapide Stickago (de la moufette) il s& présente un affleurement de granite analogue quoiqu'un peu plus clair . . . . . A un mille et demi plus en 1val se trouvent la chute Wapichtigow (au Bois blanc), l'une des plus hautes sur cette rivière, où l'eau tombe de 40 pieds sur une saillie de gneiss hornblendique gris foncé uniformément feuilleté.
“Sur les trois milles qui suivent jusqu'à l'embouchure de la Metishto, la rivière se continue avec une décroissance de courant, et est entrecoupée par deux petits rapides sur du gneiss rougeâtre et gris. On dit que la rivière Metishto prend sa source à peu de distance du bras nord-ouest du Moose Lake et coule doucement vers le nord jusqu'à quelques milles en deçà du lac Wekusko en aval duquel elle devient un cours d'eau étroit et rapide difficile-
ment navigable en canot. Depuis cet endroit jusqu'au Setting Lake, la Grass river est large et sans courant, et elle a une eau laiteuse verdâtre. Un peu en aval de l'embouchure de la rivière Metishto, elle traverse l'extrémité du lac Metishto qui est entouré de rives rocheuses, et se continue ensuite durant sept milles dans une direction nord-nord-est au milieu d’une vallée rectiligne d’un quart de mille de largeur entre des collines de gneiss boisées, ses berges étant partout basses et marécageuses. Elle tourne ensuite vers l'est
et recoupe l'extrémité nord du lac Pakwahigan . . . .” ————-
? Com. Geol., Canada, Rapport annuel, vol. XIII, 1890, partie F.
“Le Setting Lake ou le lac John Scotts ainsi qu'il est appelé dans la région est une étendue d'eau brunâtre-r'air longue et relativement étroite qui s'étale dans une direction nord-est et sud-ouest. Son extrémité sud-ouest n'a pas La partie la plus large de son extrémité nord est divisée sur
été examinée.
Les berges se composent en
la longueur par une chaîne d'îles gneissiques. majeure partie d'une plage de gneiss poli dont la direction correspond avec le grand axe du lac, surmontée d'une épaisseur d'argile de quelques pieds et boisée d'une forêt de tremble d'épinette et de melèze de faible venue dont une bonne partie a été détruite par le feu."
“La Grass River découle de l'extrémité nord-est du Setting Lake sur le rapide Sassagin (de l'Aigle d'or) qui a une déclivité de 12 pieds. La roche est un gneiss gris rougeâtre allant N. 15° E. et plongeant N. 75° O. sous un angle de 30°. En aval de ce rapide la rivière forme un nouveau lac de quatre milles de long, dont la rive ouest se compose de gneiss hornblendique vertical gris foncé d'une foliation mince, entremêlée de bandes de granite blanc à grain moyen. Au bout du lac se trouvent les chutes Pisew ou du Lynx dont la déclivité est de 50 pieds, tombant d'abord brusquement et formant ensuite un rapide escarpé qui se termine en un chenal étroit dans le roc.”
“En aval des chutes Pisew la rivière coule en ligne droite dans la direction nord-ouest durant 23 milles jusqu'à l'extrémité sud du lac Paint ou Manuminan, bien que sur une bonne partie de son cours il n'y ait guère de courant appréciable. D'une façon générale elle suit l'allure du gneiss excepté aux rapides. où elle traverse des saillies de gneiss. Ses berges s'élèvent ordinairement en pentes douces arrondies jusqu'à environ 100 pieds, et consistent en pointements rocheux de gneiss recouverts d’une couche mince d'argile brunâtre tendre sans cailloux ni galets. Les sommets, et flancs de ces collines sont généralement boisés de tremble de faible venue mais, parmi ces trembles et tout près des rives de la rivière, l'on rencontre des bosquets de grandes
épinettes blanches.”
Depuis le Paint Lake, il y a une route conduisant à travers les lacs Wintering et Landing jusqu'à l'extrémité du lac Sipiwesk sur la rivière Nelson. En aval du Paint Lake durant 50 milles jusqu’à son embouchure aux Grand Rapids de la rivière Nelson, la rivière forme sur la majeure partie de la distance une chaîne de lacs irréguliers assez espacés reliés par d'étroits bras de rivières avec plus ou moins de courant et par-ci par-là des rapides.