‹ Bassins des rivières Nelson et Churchill [microforme]Chapitre 54 sur 87 · SONDAGES DANS LES RIVIÈRES HAYES ET NELSON · texte numérisé non relu

SONDAGES DANS LES RIVIÈRES HAYES ET NELSON

Joseph Robson,' arpenteur de la Compagnie de la Baie d'Hudson a fait une série de sondages dans la rade de Nelson vers le milieu du dix-huitième siècle. Le livre où il sont publiés est très rare et l'édition est épuisée; ces statistiques sont publiés de nouveau pour être comparées aux sondages que fait actuellement le service des levés hydrographiques, et cette comparaison sera très utile pour juger avec quelle rapidité se fait l'envasement et à titre d'argument pour ou contre dans la question de savoir s'il y a eu exhaussement du terrain autour

de la baie d'Hudson depuis la période historique.

“Le lundi 15 juillet, 1745, à sept heures et quart du matin, nous descendons de la pinque Sea-Horse en compagnie du capitaine Fowler pour nous embarquer à bord du long-boat de la factorerie afin de pratiquer des sondages et découvrir la rivière Nelson. A sept heures et trente-huit minutes en face de la balise située au Five-fathom-hole, l'eau baisse d’un pied; marée de morte eau vent N. E., vent frais; direction depuis la balise S. E. } E. un mille et quart; la sonde marque de quatre brasses et demie à onze pieds; relèvement de la balise, W. N. W., distance, un mille et demi. Huit heures et neuf minutes, changeons de direction pour aller N. N. W. un mille et quart, la sonde marque de onze pieds à deux brasses, à travers la passe conduisant au Five-fathom-hole dans la rivière Hayes; ce chenal est très large. A cet état de la marée, nous relevons deux brasses et demi dans la partie la plus profonde du chenal, et, près des sables du côté nord, trois brasses et demie; Relèvement du navire et de la balise, S. W.3 W. distance un mille. Huit heures-vingt, changeons de direction, allons S. E. 1 E. trois milles, traversant le Fairway pour entrer dans la rivière Hayes; la sonde marque de deux brasses à six pieds; relevons deux brasses et demie dans le plus profond du chenal; relèvement de la balise, W.iN.; distance trois milles et demi. Neuf heures et quart, changeons de direction, allons N. N. W. deux milles et quart, la sonde marque de six brasses à neuf pieds, d'un côté à l'autre du Fair-way à l'entrée de la rivière Hayes; trouvons le chenal très large avec ; »fondeur de deux brasses et demi à deux brasses et quart à cette phase d2 la marée; relèvement de la balise W. S. W., distance, trois milles. Neuf heures-vingt, changeons de direction, allons S. E. ? E. un mille et quart; la sonde marque de neuf à dix pieds à l'entrée de la rivière Hayes; trouvons: deux brasses et demi et deux brass 5 et quart dans le plus profond du chenal; relèvement de la balise W., distance 4 milles. Neuf heures quarante-sept, changeons de direction, allons N. N. W. cinq milles; la sonde marque de dix pieds à 1 An account of six years’ residence in Hudson Bay from 1733 to 1736, and 1744 to 1747, by Joseph.

cinq brasses et trois trois brasses d'eau; Way entre les deux d'eau; le navire entre (half W.) distance ci

Quarts sur ce parcours.

sur le côté nord

A dix heures seize,

de la pointe de sable qui sé rivières Nelson et Hay

nous avions Pare le Fair.

yes nous trouvons trois brasses dans le Five-fathom-hole, relèvement S, W. 22° 30’ W.

nq milles, mais au bout de Parcours où nous cinq brasses et trois quarts, le relvement du navire est S, S, W.

six milles. Onze heures seize, Changeons de la sonde Marque de cinq brasses et trois qu navire S. 1 WW. distance sept milles,

avions distance direction, allons un mille N, W., arts à six brasses; relèvement du

Onze heures trente trois, changement de direction, allons quatre milles à l'ouest, essayons la marée descendante

en accrochant Je Canot à un Srappin; elle va un nœud et demi à l'est. A midi nous jetons le loch: Ja vitesse du Canot était de deux nœuds et demi:

nous avançons de Quatre nœuds et Ja sonde donne de six brasses À deux brasses et demie: relèvement du navire S, 1 Iles et demi.

4 E,, distance huit mi heure, changement de direction: Souvernons S, W. un demi mille pour aller en eau Plus profonde: un épais brouillard se forme, vent frais au N. E.; la sonde Marque de deux brasses et demi à 11 pieds. Une heure et demie, changement de direction, £ deux milles et demi; la sonde

ouvernons au N, O.

marque 11 pieds et trois quarts. Une heure Alatante-cinq,

à quatre brasses changement de direction, allons deux milles à l'ouest, !à sonde marque de quatre brasses € Deux heures e

L trois quart à deux et demie.

changement de direction, allons S. ©. un mille, la sonde ce: et demie à 11 pieds. Deux heures vingt-six, N. W. un furl i

t neuf,

nte neuf, changement de dir:

quatre milles, sondages: i

deuxième sondage sept brasses; troisié

jusqu’à quatre brasses: une fois le brouillard dissipé nov; nous trouvons À Quatre où cinq milles dans la rivière. Trois heures et Quart, changement de direction, allons deux milles au sud Pour essayer le chenal, ! de quatre brasses à six Pieds. Trois heures Quarante ment en travers de Ja rivière sur un mille et demi: du côté sud à six pieds du côté nord; largeur du chena brasses à trois brasses; au milieu du che

le fond est en argile tendre. Nous remontons ce chenal sondages: de Quatre brasses et demi

NOUS arrivons ensuite dans ci

ection, manœuvrons S. W.

sondage suivant, sept pieds:

me sondage huit brasses et demie)

‘ NOus voici mainteille et demi en amont S cinq brasses des profonsses, le suivant Quatre ou cinq Nous nous trouvons mainte.

s des côtés nord et sud de la nord; la sonde marque plu- Une fois arrivés à Flamborough

Head, les sondages sont plus homogènes. Six heures et trois minutes, nous doublons Flamborough Head, les sondages donnent de dix pieds à trois brasses et quart et de trois pieds et quart à deux brasses: il en est ainsi pendant environ un mille. Depuis ces bonnes profondeurs jusqu'à Seal Island, la sonde donne deux fois de deux brasses à six pieds. À trois ou quatre cents mètres Seal Island la sonde donne de deux brasses à six pieds. À trois ou quatre Seal Island, le chenal est peu profond: près de l'extrédeux à trois brasses:; en cet endroit les marées de atre pieds, les marées de vive-eau d'environ

de cents mètres en deçà de mité nord de l'île, il y a de morte-eau montent d'environ qu cinq pieds. Cette île est environ trois milles et demi en amont de Flamborough Head. A sept heures ct demie nous sommes en face de Seal Island, s. Nous passons les îles Seal et Gillam

re aperçue à cet endroit; mais vu que

la sonde marque de deux à trois bra avec l'intention de remonter une ri c'est la marée de morte-eau, que nous ne connaissons pas la partie profonde de la rivière et que nous apercevons des re ches qui dépassent à huit heures à Seal Island où l'eau a baissé d'un pied et atter-

er quart nous retournons Nous plantons notre tente à l'extrémité

rissons à huit heures quarante-cinq.

N. E. de l'île Gillam.

“Mardi matin, le 16, je fais le tour de l'île avec le capitaine Fowler. Nous montons jusqu'à l'extrémité ouest qui est très escarpée, pour examiner la rivière. Nous avons pensé que si nous eussions remonté cette rivière, et nous n'étions pas loin de sa source quand nous sommes retournés sur nos pas, il nous eût été possible de pousser beaucoup plus loin sur son cours dans le longboat. A huit heures trente nous étions revenus à notre tente. Après le déjeuner nous laissons les bateaux sous la garde de deux hommes et gagnons la rive nord pour examiner les platières aux basses eaux. Arrivés à cinq milles en aval de Flamborough Head, nous montons sur le sommet de la berge d'où nous apercevons l'extrémité inférieure de la terre moyenne, et le sommet de gros cailloux dépassant la ligne d'eau; la marée est à cinq heures dans l'après midi. De l'endroit où nous sommes à ces roches qui sont vers l’extrémité inférieure de la terre moyenne et à l'extrême limite des bois sur la rive sud, le relèvement est E. N. E. Nous constatons en descendant sur la grève qu'il y a un chenal sur le côté nord et un autre sur le côté sud de la terre moyenne; il nous semble que celui du côté nord est le plus profond, il n’est pas éloigné du rivage, environ à 200 mètres de celui-ci; sur toute la distance depuis deux ou trois milles en amont de l'extrémité inférieure de la haute terre jus- Flamborough Head, et depuis deux ou trois milles en amont du pied de

qu'à Lest au milieu de la rivière et se déverse par son em-

la haute terre, le chena bouchure.

“Cette rive nord est à 42° N. E. et S. W. et se compose de sable depuis une hauteur équivalente aux trois quarts de la laisse de basse mer jusqu'à l'étiage. Vers la ligne des hautes eaux sous la berge le rivage est tout couvert de gros cailloux. Il y a plusieurs petiis cours d'eau le long du rivage où nous avons

trouvé des piquets de tentes laissés par les sauvages venus en cet endroit

pour pêcher; nous fimes ce trajet par un temps très orageux. Entre Seal

Island et Flamborough Head il y a de grandes pièces d'arbres magnifiques

qui poussent près du rivage. À huit heures et Quart nous revenons À notre tente après avoir été terriblement Piqués par les moustiques,

“Nous avons trouvé le capitaine et moi que ces Îles sont de très bons endroits pour s'établir, la petite Île nous a Surtout semblé une excellente place Pour installer un fort qui protégerait bien la rivière; aussi, je fis de ces îles un relevé spécial dont voici le résultat :

“Mercredi matin, le 17, nous faisons un levé de l'île et trouvons comme longueur, 21 Chaînes ou 1,386 Pieds et comme largeur, 4 chaînes ou 297 pieds. Sa circonférence à la ligne des hautes eaux est de 62 chaînes ou 4,092 pieds: sa hauteur de 86 pieds. Elle a la forme d'un long oval. Sa rampe depuis la ligne d'étiage forme un angle de 33°, Longueur de la rampe 2 chaînes et 40 chainons. Autour de l’île, la sonde marque de deux à trois brasses d'eau sur les côtés N. W.et N, E.; les côtés S, W. et S. E, sont en regard du cours Principal de la rivière; il y a peu d'eau aux abords de l'ile mais, à un demi. mille au large, l'eau devient profonde; entre cette île et l'autre en amont qui est plus grande, nous trouvons deux brasses et demie et trois brasses et un navire peut Y séjourner sans danger en hiver ou en été; tout vaissseau ti.ant huit ou neuf pieds d'eau Peut atteindre cet endroit Sans Crainte. A l'extré. mité NE, de Seal Island sur la berge principale se trouve une Magnifique platière où croisent les Plus beaux arbres que j'aie encore vus dans la région tout près de la rivière; nous AVOns gravé nos noms au couteau à l'extrémité N. E. de Seal Island. La nappe d'eau séparant cette ile de l’autre qui est en amont à 8 chaînes ou 176 mètres de largeur: cette der-ière île, la plus grande, a environ trois milles de circonférence, et son extrémité ouest est aussi élevée que les plus hautes terres des environs. Ici la marée de morte-eau monte d'environ quatre pieds et la marée de vive-eau d'environ huit Pieds; mais l'on jugera mieux de la position des îles en €xXaminant la carte de la rivière. Le long de la grève on trouve les galets dont nous avons déjà Parlé, arrondis comme des boulets de canon et qui en cassure fraiche ressemblent à du fer. A huit heures Quarante cinq, Presque à la haute mer, nous mettons à Ja voile pour descendre la rivière Par un vent de sud-ouest, à Partir du coin N. E. de Seal Island, la sonde marque de trois brasses et demie à cinq pieds; de cinq pieds à quatre brasses et trois Quarts juste en amont de Flamborough Head, puis onze pieds, Puis trois brasses, et enfin deux brasses en aval de ce Cap; l'eau à baissé d'un demi pied. Depuis le Cap en descendant, la rive va N. E. iN.etsS, W. }E, à peu près: Je chenal est à moins de 100 mètres du rivage: les moindres sondages sur ce Chenal sont de 10 Pieds. L'eau baisse d'un pied à environ un mille et demi en amont de la haute terre Sur la rive nord de la rivière; à environ un mille au large la sonde marque deux brasses et en nous rapprochant du rivage la Profondeur diminue jusqu'à neuf pieds et demeure uniforme Sur une certaine étendue; nous reétournons à un mille au large et trouvons douze pieds d'eau Puis vers la grève la sonde Marque de moins en moins jusqu'à neuf pieds. A dix heures quarante cinq, nous arrivons un peu en aval de la haute terre et traversons la rivière: dans le cheaai Ja sonde marque de trois brasses à trois brasses et demie, sa largeur : st d'un lemi-mille: au milieu il y a quatre brasses et demie, le fond est En agiietendre. En descendant

le chenal vers l'embouchuie de la rivière, nous constatons qu'il est très escarpé des deux côtés: nous étions dans deux brasses et demie avant de laisser la barre à la dérive et au moment de reprendre la barre nous n'avions que dix pieds d'eau. Une fois descendus assez loin, apparemment au delà de l'embouchure de la rivière, nous avions deux brasses et demie du côté sud et nous prenons au nord jusqu'à ce que la sonde donne quatre brasses et demie, puis revenons au sud jusqu'à trois brasses, et encore au nord où nous arrivons à trouver huit brasses et demie dans la plus grande profondeur de la passe. Celle-ci est plus profonde à cet endroit que plus au large car sur notre premier trajet nous l'avons traversée trois fois à d'autres endroits et n'avons relevé que six brasses. Depuis huit brasses et demie nous avançons au sud-est d'environ trois milles, apercevons un pointement de roche du côté sud; à trois quarts de mille, nous relevons trois brasses; ce pointement rocheux se dresse perpendiculairement à quatre ou cinq pieds au-dessus de l'eau et paraît être à deux ou trois milles du rivage; mais aux basses eaux il y a des platières à sec allant jusqu'au rivage de sorte que depuis ces roches l'on peut marcher à pied sec jusqu'à terre. De là nous prenons au nord et l'eau s'approfondit un peu pendant un demi-mille. Au bout d'un mille vers le nord nous apercevons des roches à sec sur le côté nord, distance, trois quarts de mille; la sonde marque trois brasses et demie à quatre brasses, et nous voici arrivés aussi loin que sur notre premier trajet en remontant la rivière lorsque nous avions pris au N. W. à travers le chenal et que la sonde marquait six brasses. Nous navigons ensuite E. S. E. deux ou trois milles. Le fond se maintenant à trois brasses près des platières au sud pendant les basses eaux (c'était les basses eaux quand nous étions dans ces parages au cours de notre trajet en remontant la rivière) nous parcourons une petite distance au nord à la recherche d'eau plus profonde; vent S. W., vent frais; manœuvrons vers le navire que nous apercevons très bien dans le Five-fathom-hole depuis que nous avons passé le pointement de roches précitées, et remontons à bord à sept heures et quart le soir.”

Relativement à l’utilisation projetée de l'embouchure de la Nelson comme port principal sur la baie d'Hudson, il est intéressant de noter les dates moyennes de l'ouverture et de la fermeture de la navigation dans la rivière Hayes à York Factory pendant une succession d'années. Le Dr. Bell a publié! une statistique pour les années de 1828 à 1880. Nous en extrayons le sommaire suivant:

1846—Date d'ouverture la plus précoce : 7 mai. 1851—date de fermeture la plus reculée: 9 déc. Date myenne de l'ouverture: 19 mai. Date

1Com. Géol., Canada, Rapport des Opérations, £879-80 Ann VII. Tableau donnant les dates d'ouverture et de fermeture de la rivière Hayes à York Factory, compiié d'après les

statistiques originales de William Wood, météorologiste, à Ycsk Factory.

moyenne de la fermeture: 20 nov., ce qui donne pour la navigation une Période moyenne de six mois.

Depuis la publications des paragraphes précédents le département du service naval à publié son rapport pour l'exercise finissant le 31 mars 1901, auquel nous empruntous les passages suivants touchant la navigation sur la baie et les détroits.2

“Il (le Capitaine Bart lett) nous donne l'intéressant Compte-rendu suivant du voyage, aYant trait particulièrement aux rencontres de glaces.

“Glaces. Nous avons rencontré de nombreux icebergs le long de la côte du Labrador. Ces glaces, suivant le témoignage des pêcheurs sont beaucoup plus nombreuses à 20 où trente milles de la côte que plus au large. 11 est probable que la meilleure route à suivre pour un vaisseau voyageant de Terreneuve au cap Chidley serait à environ 50 milles au large de la côte.

“Nous avons cont: rné le cn Chidley et pénétré le détroit de Gray le 18 juillet à midi, et notre : seau jetait l'ancre dans le port Burwell à trois heures p. m. le même jour.

“Le port Burwell et les baies qui sont le long de la côte etaient libres de glaces, mais dans la baie d'Ungava, autant que nous avons pu en juger de loin, la glace nous à Paru solide. D'après les informations obtenues de la mission de Port Burwell cette nappe de glace s'est maintenue dans la baie d'Ungava par suite d'une longue période de vents de nord légers. 1] paraitrait aussi que, cette année là, la glace dans la baie Burwell et les baies voisines se serait brisée beaucoup plus tôt que d'habitude (vers le 10 juillet) mais, en règle générale, on estime qu'il est impossible de pénétrer dans ces rades avant les derniers jours de juillet. En 1909, le jour Correspondant à celui pendant lequel je pénétrai dans le port Burwell il Y avait encore des attelages de chiens qui traversaient sur la glace.

“Après avoir quitté Port Burwell le 15 juillet nous rencontrâmes un énorme ice-field à une distance d'environ 30 milles. Il était évidemment parti de la baie d'Ungava, et il entraîna notre vaisseau à une bonne distance au nord vers l'île Resolution. Cet ice-field pouvait avoir 60 milles d'étendue, après quoi nous traversâmes une nappe d'eau relativement libre jusqu'à 10 heures p. m. le 20 juillet, alors Que nous nous trouvâmes encore en présence de puissantes glaces. Notre vaisseau fut en conséquence maintenu dans la direction sud et nous dûmes abandonner l'idée de pouvoir atteindre le goulet Ashe,

“Suivant l'opinion du Capitaine Bartlett c'était cette fois des glaces arctiques, étant beaucoup plus Puissantes et plus sales que celles de la baie d'Ungava.

“Cette masse semblait ininterrompue depuis la direction nord jusqu'en deçà d'une couple de milles de la rive sud du détroit d'Hudson (du cap du Prince de Galles à l'ile Digges), mais une passe étroite assez libre Paraissait être ménagée le long de la grève par les courants de marée.

RE ?Rappurt de W. J. Stewart, hydrographe, 32-41.

et e

“Après une courte distance d'eau libre au la ge du cap Digges, notre vaisseau fut entraîné vers l'fle Nottingham par une puissante nappe de glace d'environ 40 milles,

“Après avoir double l'Île Monsel, nous nous dirigeimes eur la pointe sud de l'île Couts en vue d'aller vers Churchill

“Sur le soir du 22 juillet, le vaisseau frappa la lisière extérieure du plus

isce ice-hekl que nous ayons rencontré de tout le voyage: il se continuait sus environ 200 milles de distance. La glace n it pas extrêmement épaisse pour un vaisseau spécialement construit à cet effet, mais il fallait ne grande habilets de la part du capitaine Bartlett le pilote À travers les glaces, pour se fraver un passage.

“Ne voyant d'indication d'eau libre sur aucun des deux côtés, nous primes le parti d'avancer aussi directement que possible. [n'y eût purs beutcoup d'arrêts mais le vaisseau fut longtemps fortement ébranlé par l'effort continu nécessaire pour briser la glace,

“Nous sortimes soudainement de cet ice-field dans la matinée du 24 juillet et atteignimes Churchill le même sois sans autre delai.

“Après avoir visité Chuechill et Nelson, nous quittâmes ce dernier endroit pour le vayage de retour, dans la soirée du 30 juillet. Quelques heures après notre départ de Nelson nous rencontrâmes la plus puissante nappe de glace que nous ayons encore aperÇue et pendant près de 90 milles notre marche fut plutôt lente. Une fois cela passé, il ne se resicontre plus que de petits glaciers soit dans la baie ou dans le détroit jusqu'à ce que nous eussions quitté Port Burwell. Pendant que nous étions à l'ancre à Port Burwell, attendant l'arrivée du “Earl Grey", les glaces s'avancèrent depuis la baie d'Ungava sous l'effet d'un vent de sud modéré et la rade de Burwell en fut complètement remplie. Ces glaciers étaient, bien entendu, par morceaux, mais il était parfois impossible au vaisseau d'avancer.

“Nous quittâmes Port Burwell le 9 août et, au bout d'une heure le passage du vaisseau se trouvait pour la première fois obstrué par la glace. Celleci s'était amassée dans les eaux libres, le courant emportant ses propres glaces pour rencontrer celles qui revenaient à travers les détroits de Gray avec le reflux. Par la force de la marée les glaces s'écartèrent du vaisse :4 et en suivant de près la rive sud du détroit de Gray, le cap Chidley fut doublé et nous primes la direction sud. L'amas de glaces nous a paru très considérable jusqu'aux îles Button.

‘Nous ne vimes que très peu d'icebergs sur notre retour le long des côtes du Labrador.

“Bien qu'il y en eût beaucoup dans la partie est du détroit d'Hudson, nous n'en aperÇûmes aucun dans la baie d'Hudson même, et l+ capitaine Bartlett m'a certifié qu'il n'y en avait pour ainsi dire jamais dan cette baie.

“L'on serait porté à croire d'après ce qui précè le que les vaisseaux doivent s'attendre à rencontrer des glaces entre le cap Chidiey et Churchill, mais le capitaine Bartlett est d'avis que les rencontres nue nous avons faites sont exceptionnelles et que les glaces s'étaient amassées là sous l'effet d'une longue succession de faible brises. Quant à moi, je ne vois pas pourquoi il en serait

otre lice

sud

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stacles insurmontable: les dang

ainsi, puisque lu glace se forme €

qu'à l'ordinaire comme cette année (1910) par exception, mais il faut en rencontrer À un moment donné pendant la saison de navigation. Elle peut

être retenue Pour quelque temps dans les baies et goulets par certains vents Persistants, mais il ne serable se Continuer ay point

Par conséquent tout Vaisseau tendre à ces rencontres. Bien que nous ‘ayons Voyage de glaces qui fussent dangereuses pour le Stanley pêche ou d'exploration construits spécialement trafic dans cette région, je suis d'avis qu'il serait dangereux po vaisseau de s'y aventurer. Je suis sûr qu'un naire eût été incapable de troux er où ice-field rencontré en face de Chur glaces Jusqu'à ce qu'il en

Avec le mauv

€ disparaît tous les ans, quelquefois plus tôt

Pas que ces vents puissent de les maintenir là jusqu'aux prochaines gelées, navigant dans la baie doit s'at Pas rencontré dans ce ou les vaisseaux de pour le tout autre Vaisseau de tra sport ordi.

le se frayes un « hemin à travers le vaste “M, et qu'il lui eut fallu rester dans tes fût dégagé par les vents ou

ais temps que nous avons çe dans la baie, un vaisseau ordinair

les « ourants,

U pendant que le Stanley est resté

Ce eut peut être dû attendre indéfiniment Pour que les glaces se dissipent, Et s'il fut Srvenu un grand vent qu cut fini par les disperse elles se fussent d'ab rd tout

tes massées contre le nav ire de façon à peut être

sérieuse ment l'end “Au cours de

$ remMaäfques qui préc ice-fields ou banquises ce

iger.

ous entendons par glaces des t non des iceberg

CONDITIONS ATMt SPHÉRIQT ‘ES

“Le Stanley a été Particulièrement favorisé par le beau temps pendant son trajet À travers la baie et le détroit d'Hudson : n'ayant eu jue des ver très modérés. Mais, d'une façon générale, dans le détroit et 1 ment dite on ne doit guère s'attendre À à n mauvass te

les mois de juillets et août, bien que, dans le les navigateurs de la baie d'Hudson sig d'août qui durent quelquefois de 36 “Nous avons eu beau oup de avec les faibles brises qu'il généralement

a baie propre.

MpPS prolongé durant voisinage de la rivière Nel nn, nalent de gros vents à 48 heures,

browflard, ce à quoi il fallai a fait durant k voyage, äUX approches des banquise ES téMperatures dans [a b:

de nord au mois

s'attendre Ce brouillar:: se trouvait S mais pas nécessairem nt.

ie et le détroit étaient en mov. nne d

is 31° et 40° F., et l'eau de mer de 30° à 40° F.

“En raison de l'uniformité de là 1 mpérature de l'eau, on ne peut y s'y fier comme indication du Voisinage di glaces. Nous AVOnS aussi rem:rqué, €n sortant du détroit de Belle.Isle, qu'après avoir pénétré dans les co irants plus fr: ids, le voisin

age d'icebergs même asse la températur de l’eau.

Z &ros ne changeait que très peu NAVIGATIO®

“Sauf en ce quiconcerne les

glaces que ne présentent pas e:

ers et difficultés de Ja naviga

et le détroit d'Hudson proviennent principalement du défaut d'exactitude dans le relèvement des points saillants sur la carte marine et de la proximité du pôle magnétique qui agit par conséquent sur les boussoles.

“Etant donné que toute la carte marine de la baie d'Hudson est sous forme d'esquisse ou de levé provisoire, les capitaines de vaisseaux doivent nécessairement procéder avec beaucoup de prudence lorsqu'ils veulent atterrir.

“D'après mon expérience durant ce voyage, la terre ferme et les îles sont, dans certains cas, de 15 à 20 milles en dehors de toute longitude. Cet état pourra être modifié lorsque j'aurai remanié les nombreuses observations que j'ai prises mais, de toute façon il ne serait pas prudent d'aterrir à moins qu'il ne fasse grand jour et que le temps ne soit très clair.

“Les îles Button sur la côte sud de détroit de Gray et la terre entre le cap Prince de Galles et l'île Diggestels qu'indiqués sur la carte marine ressemblent peu à la côte d'aujourd'hui. Les îles King et Joy n'existent plus, et l'île Charles est beaucoup plus rapprochée du continent que ne l'indique la carte.

“J'aurais voulu mener une ligne de sondages en sortant du détroit mais nous avions à remorquer une goelette et nous étions tellement entourés de glaces que nous n'avons pas pu le faire. Quand cela fut possible, sur notre retour de Port Nelson au cap Digges, j'ai mené une ligne presque continue, ayant pratiqué des sondages par intervalles de dix milles en eau profonde et de cinq milles en eau peu profonde.

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