‹ Bassins des rivières Nelson et Churchill [microforme]Chapitre 55 sur 87 · BOUSSOLES · texte numérisé non relu

BOUSSOLES

“En ce qui concerne le grand épouvantail de la navigation dans la baie d'Hudson, c'est-à-dire la soi-disant attraction magnétique locale et, par suite, le dérangement de la boussole, je n’ai rien constaté qui puisse motiver cette désastreuse légende. En un ou deux endroits seulement, et dans le voisinage imiaédiat des hautes terres (par exemple près des caps Childey et Digges) j'ai pu remarquer une déviation de deux ou trois degrés de la normale. Dans les eaux méridionales, près de Halifax et dans le détroit de Belle-Isle, j'avais soigneusement réglé la boussole du Stanley, qui se trouvait bien dans les conditions voulues relativement à l'attraction magnétique du vaisseau et j'avais réduit la différence occasionnée par le navire à un chiffre si minime que la presque totalité des erreurs de la boussole constatés par observation dans la baie pouvait être considérée comme résultant de variations plutôt que de déviation.

“Ayant été exceptionnellement favorisé par un ciel ensoleillé et étoilé j'ai pu faire des observations toutes les heures quant aux erreurs du compas, et constater que le changement dans la variation, bien que rapide était normale, mais les lignes de variation ne sont pas tout à fait d'accord avec celles indiquées sur les cartes de l'amirauté. Ainsi, par exemple, la ligne indiquant l'absence de variation se trouve de trente milles à l'est de celle indiquée sur la carte. Comme il est dit plus haut la proximité du pôle magnétique (et en conséquence la faible action de la force horizontale) rend l'aiguille nonchalante et la bous-

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