‹ Bassins des rivières Nelson et Churchill [microforme]Chapitre 61 sur 87 · GLACES · texte numérisé non relu

GLACES

“En 1910, des glaces flottantes venant de la rivière sont apparues pour la première fois le 15 octobre, et le port fut fermé le 5 décembre. Le groupe d'explorateurs atteignit Churchill le 25 juillet et depuis cette date on n'a pas aperçu de glace: la première neige tomba le 9 septembre mais il paraît que c'était beaucoup plus tôt que d'habitude.

“J'emprunte de M. Pariseau le rapport suivant de son relevé de la rivière Nelson”:

“Le port Nelson est situé à peu près en latitude 57-03 nord et en longitude 92-35 ouest, ou à environ 120 milles au sud du port Churchill. . .

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“Nous avons rencontré au cours du Voyage de puissantes glaces et les vaisseaux n'ont Pas pu s'arrêter au goulet Ashe Pour pratiquer les observations magnétiques Projetées. Nous avons toutefois découvert un Passage le long du côté sud du détroit d'Hudson, à peu de distance du bord, et pénétré dans la baie le 22. En traversant la baie nous avons rencontré de Puissants glaciers jusqu'en de à de 70 milles de Port Churchill, après quoi nous n'éprouvâmes aucun ennui.

“Aujourd'hui on mouille de préférence à une grande distance du rivage. Les vaisseaux de la Compagnie de la Baie d'Hudson s'avancent aussi près que possible aux hautes eaux pour Communiquer par signaux avec le Poste de York Factory, et s'en Vont ensuite mouiller à 18 milles de Point Marsh.

“La saison dernière, en approchant de la rivière Nelson Pour établir la goëlette à son Poste en vue des travaux à exécuter, le Steamer Stanley avec celle-ci qu'il remorquait, s'avança en eau Sans profondeur (5 brasses) puis s'en retourna dans neuf brasses et se fixa en position à dix milles de terre, où l'on ne pouvait rien distniguer depuis le Pont, et n'apercevait que quelques arbres et le Phare de Marsh Point depuis le nid de corbeau Pour la vigie.

“Après avoir Pris connaissance des lieux et s'être procuré un pilote, la goëlette fut dirigée aux hautes eaux vers un mouillage directement au large de l'endroit choisi pour Construire le quai extérieur du chemin de fer.

“En raison des grandes difficultés que nous avons rencontrées, notre levé s'est résumé à bien peu de chose. Nous aVons en beaucoup de mal à atterrir avec les appareils à Signaux et, en raison du terrain bas sur Ja F''ge, il fallait que ceux-ci soient élevées et de forte dimension afin qu'on puisse les distinguer à plusieurs milles de distance. Le vent était fort et la mer très grosse et, dans un endroit aussi exposé, même dans une chaloupe bien recouverte tout travail eut été impossible.

“Si nous n'avons pu rien enregistrer de bien défini, nous avons acquis des informations qui nous seront d’une grande utilité pour la prochaine campagne.

“A un point situé à 15 milles du phare de Marsh Point, et à une même distance de Sam's Creek, la profondeur n’est que de dix pieds. L'eau est de moins en moins profonde en se rapprochant de la rivière et le chenal de celleci se développe u'à mi-chemin entre Marsh Point et Sam's creek où l'on arrive à un banc ne laisse que 21 pieds d'eau. Ici le chenal est d'environ 600 yards de largeur aux basses eaux, alore que les berges des deux rives sont À sec. A l'intérieur, le chenal s'approfondit à nouveau et se Continue Pendant sept milles jusqu'à l'emplacement choisi pour le quai extérieur, où l'on ne trouve que 17 pieds d'eau dans un chenal de près de 600 yards de large.

“D'après nos observations, la marée de vive eau monte de 16 pieds celle de morte eau de 10 pieds et la marée monte et descend à une vitesse de deux ou trois nœuds.

“ne faut pas oublier que ces informations ont été recueillies au milieu

du mauvais temps et que les circonstances étaient telles que tout travail

sur le papier était impracticable et que, une fois le levé terminé au complet, les choses pourront avoir une allure différente.

“Ce qui est certain c'est que faire un pareil levé est loin d'être un travail facile, la rade étant exposée à tous les vents et à la grosse mer; les courants et travers-courants sont forts, les berges sont tellement basses que l'on n'y voit rien depuis les bateaux et tous les relèvements doivent être faits d'après la position d'abord bien établie du vaisseau.

“La glace a commencé à se former, descendant avec le jusant et remontant avec le flot, le 31 octobre, et devenait de plus en plus dangereuse ce qui rendait de jour en jour la navigation plus hasardeuse.

“Avant d'avoir obtenu des informations plus complètes et plus sures on ne peut exprimer d'opinion sur les avantages de ce port comme terminus de navigation.

“Le 12 septembre, on décida d'envoyer la goeletce à Halifax et se tenir au camp pour continuer les travaux sur terre, jusqu’à ce qu'il n'y eut plus de danger en raison de la glace.

“La goëlette mit alors à la voile et arriva à l'entrée occidentale du détroit d'Hudson le 15, et à l'entrée orientale le 21, après avoir rencontré des vents grand frais, des tempêtes de neige et du mauvais temps sur presque tout le parcours. Douze icebergs furent aperçus au large de la baie d Ungava. Elle arriva finalement à Brigus, Terreneuve, le 7 octobre.”

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