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la meilleure pierre de construction de la côte. Elle est probablement en forme de gîte injecté.
Les notions qu'on possède actuellement sur le bassin Suquash sont maigres car les assises sont en grande partie couvertes de drift et on a foncé seulement quelques trous de sondage. Les travaux d'abatage sont aussi de petite dimension et limités à deux couches. Le bassin est cependant plus grand qu'on ne l'avait d'abord supposé, il contient les îles Malcolm et Cormoran et se prolonge peut-être au sud-ouest jusqu'au détroit Quatsino. En raison de l'uniformité et de l'irrégularité des couches houillères et des strates et de la petite quantité de dérangement, les conditions d'exploitation sont excellentes. La houille est de bonne qualité, brûle avec une flamme longue et peu de fumée. Le grand nombre de cloisons dans la couche qui est actuellement exploitée et la minceur des autres couches connues paraissent être les désavantages principaux du bassin. Les conditions sont cependant de nature à encourager beaucoup la continuation des développements et de la prospection spécialement dans la partie inférieure des assises.
TERRAIN HOUILLER DE QUATSINO SOUND' (Voir diagramme VI)
(Extrait du rapport de M. G.-M. Dawson)
Les rives de Forward-Inlet sont principalement composées de roches de la formation de Vancouver, mais en partie aussi de roches crétacées. Sur le côté est de l'île Robson, et sur les bords de la pointe au nord, qui sépare l'inlet principal de Browning-Creek, il y a de grands affleurements d'argilites en dalles, qui, bien que très plissotées et confuses, et pénétrées par nombre de dykes feldspathiques gris, paraissent au total prendre une forme anticlinale, recouvrant une roche volcanique compacte, gris-verdâtre, et étant surmontées par des agglomérats, qui sont souvent bien stratifiés et ont parfois une ap-
? Rap. ann., Com. géol., Can., voi. 11, 1886, pp. 83-89B.
parence tufacée. Les argilites elles-mêmes présentent leur ipparence noire et pétrosiliceuse ordinaire, avec stratification régulière et mince lorsqu'elles ne sont pas bouleversées, et sont fréquemment plus où moins calcaritères. Leur allure générale et celle des roches volcaniques associées est à peu près norduest et sud-est, mais il y a sans doute plusieurs ploiements et peut-être aussi d'autres complications, car les argilites reparaissent à deux endroits sur la rive à l'est et en face de la pointe ci-haut mentionnée, et aussi à deux endroits sur les côtés opposés du havre de Winter, plus haut sur l'inlet. Les fleurements de ces argilites sur Forward Inlet ont donné une antité considérable de spécimens de Belonites, pour lesquelles M. Whiteaves propose, dans l'annexe, le nom de B. Vancou- Les roches volcaniques altérées ne présentent ici rien nusité et n'ont pas besoin d'être spécialement décrites. L'un lambeaux crétacés ci-dessus mentionnés se trouve à la tête
de Browning Creek, au milieu de la rive ouest de la nappe d’eau dans laquelle se termine ce bras de l'inlet. C'est un très petit 1 de grès gris-verdâtre, qui n'a pas plus de cinquante vards de largeur. Les lits plongent N. 75° E. < 25° au sudest, et à peu près N. 20° O. < 30° au nord-est de l’affleurement. Les grès reposent sur des roches feldspathiques dures de la formation de Vancouver, devenant rougeâtres sous l’action des igents atmosphériques, et ils en contiennent des galets roulés. Quelques couches renferment un grand nombre de coquilles l'Aucella Piochii, ainsi que quelques autres fossiles. Des spécimens que j'ai rapportés d'ici en 1878 ont été dessinés et décrits par M. J. F. Whiteaves. (Mem. de la Soc. royale du
nada, vol. I, sec. IV, p. 81.)
Un second et beaucoup plus important lambeau crétacé celui qui entoure la partie supérieure de Forward Inlet, appelée le havre de Winter, et se montre des deux côtés à l'exlusion d'autres roches, sur un mille et demi à partir de sa tête. Les roches sont encore ici principalement des grès gris-verdâtre, mais contiennent aussi des couches de conglomérat et des lits calcarifères durs, à grain fin, d’un caractère plus ou moins
noduleux. Les plongements sont généralement vers le nord,
De
sous des angles de 60° à 5°, et les lits paraissent former un étage d'une puissance considérable, dont des couches caractérisées par une grande abondance d'Aucella et autres fossiles forment le membre visible le plus bas. Des irrégularités locales de plongement et d'autres circonstances portent à croire que les lits ont été affectés non seulement par des ploiements, mais qu'il existe aussi des failles; et comme le terrain est assez bas et fortement boisé des deux côtés de l'inlet, la forme et les dimensions du massif crétacé en cet endroit n'ont pas été déterminées, Au nord-est, il s'étend jusqu'au bout inférieur de la lagune qui part de la tête du havre de Winter, mais sur le chenal qui réunit la lagune au havre, il y a une masse avancée de roches volcaniques plus anciennes. La lagune elle-même (appelée Huhnish par les Sauvages) fut examinée par moi en 1878, parce que l'on prétendait qu'il y existait du charbon. Autant qu'on peut le voir par les petits affleurements de roches, ses berges sont principalement composées de roches volcaniques altérées. J'ai trouvé le charbon sur un petit cours d’eau à l'angle sudouest supérieur de la lagune, les affleurements étant à une quarantaine de verges de la marque des hautes marées. Les lits sont p e verticaux, et une couple de petits trous y avaient été pratiqués, le premier montrant: Houille, apparemment de bonne qualité, 1 pied; argile schisteuse, 1 pied 6 pouces; houille, partiellement impure, 1 pied; schiste et houille, 2 pieds 6 pouces; argile schisteuse charbonneux, 2 pieds. Le second trou, à une distance de trente pieds en travers des assises, montre à peu près trois pieds de houille et d'argile schisteuse entremêlées, suivies par du schiste carbonifère, et celui-ci par une matière
argileuse pâle. L'étendue des roches houillères paraît être ici
assez restreinte, et elles sont tellement bouleversées que, même si les filons étaient d'un caractère plus propice, ce ne serait pas un endroit favorable à l'exploitation.
A l'exception de cette localité, il n'a été vu de houille dans les roches crétacées d'aucune partie de Forward Inlet. Il y à tout lieu de croire que les houilles vues à la tête de la lagune occupent un horizon près de la base du terrain crétacé, et que l'on pourrait les trouver en pratiquant des sondages dans les
parties moins bouleversées des roches crétacées du voisinage du havre de Winter, peut-être en filons plus puissants. Outre les lambeaux crétacés vus sur Forward Inlet, il y en probablement nombre d'autres du même genre dans l'intérieur, et le prolongement du massif du havre de Winter au nord eut être considérable. M. Dowling a examiné un petit cours iu appelé la rivière Zénaad jusqu'à un mille du rivage dans direction nord, sans atteindre la limite du Crétacé. Plurs circonstances semblent établir la probabilité de l'exisd'une faille importante, avec rejet au sud-ouest, qui peut tir dans une direction presque parallèle à la lagune, en passant de la tête du havre de Winter. La puissance probable formation crétacé, entre l'affleurement sud et la tête du havre, est d'environ 3,600 pieds, les roches les plus élevées, que l'on voit à la tête du havre, étant des conglomérats assez massifs. On encore des conglomérats semblables à une courte distance remontant la rivière Zénaad, ces roches étant probablement, ns les deux cas, au sud-ouest de la faille. Ces conglomérats t supposés être identiques à ceux qui forment l'étage surieur de la formation dans le massif de Koprino, décrit plus n, et comme les grès reviennent plus loin sur la rivière Zénaad, ec des plongements réguliers vers le nord ou le nord-est, il est tout probable que la portion supérieure de la chaîne de collines élevées dominant cette partie de la rivière, qui se continue dans une direction sud-est à l'est de la lagune, est composée des mêmes conglomérats massifs, qui reviennent dans la formation à un niveau plus élevé en conséquence de la faille. Dans ce , le massif crétacé pourrait s'étendre à quelques milles au Toute la question de l'étendue à l'intérieur du massif du havre de Winter et de Koprino mérite d'être examinée mais exigerait deux ou trois semaines de travail dans les bois. \ part l'Aucella Piochii, qui remplit ainsi que j'ai déjà dit des lits entiers tant sur Browning-Creek que sur le havre de Winter, on trouve des Scaphites Quatsinoensis dans ces deux localités. Sur le côté sud du havre de Winter, outre les Scales nodules fossilifères ont donné une Cinulia, un Denum, des fragments d'une Alaria, l'empreinte d'un petit Protocardium, une Astarte comme l'A. Packardi supposée des
iles de la Reine-Charlotte, une Yoldia, une Arca, et quelques os épars d'une expèce de poisson osseux.
A partir du côté est du havre de Koprino jusqu'à une dis. tance de quelques milles, ou à une pointe vis-à-vis le milieu de l'ile Limestone, il y a des grès et conglomérats crétacés qui occupent la rive, formant une partie de ce que l'on peut appeler le massif crétacé de Koprino. De là à l'anse de L'Hécate, l'on rencontre encore les roches volcaniques altérées, avec plongements à l'ouest sous des angles de 30° à 45°. Ces roches traversent à l'ile Limestone au sud, dont elles forment la plus grande partie. Des calcaires bleuâtres et gris, cependant qui supportent ces matières volcaniques d'une manière concordante, affleurent le long de la rive est de l'île, et, dans un petit îlot au large de celle-ci. on y a trouvé des coraux silicifiés en abondance considérab Parmi ceux-ci, M. Whiteaves dit qu'une forme ressemble à une Thamnastræa, tandis qu'une seconde est probablement une Astrocemia. Ils ne sont probablement pas plus anciens que le trias et peuvent être plus récents.
Les rives du havre de Koprino et les îles qui s'y trouvent offrent nombre d'excellents affleurements des grès et conglomérats crétacés, mais leurs inclinaisons et allures varient tellement et sont si irrégulières qu'il faudrait les étudier fort minutieusement pour arriver à quelque conclusion certaine au sujet de leurs relations exactes. Il est très probable, cependant, que la coupe est ici compliquée par une ou deux failles, dont l’une peut être continue avec celle déjà mentionnée comme courant probablement dans le même sens que la lagune du havre de Winter, sur Forward Inlet. On disait qu'il y avait un filon de houille dans le voisinage de Koprino, mais m'étant procuré un Sauvage pour m'y conduire, je vis que c'était le même lit de charbon que celui qui a déjà été décrit à la tête de la lagune du havre de Winter. On y arrive par un sentier de Koprino, après une marche de moins de deux milles.
Les rockes crétacées de cette partie du massif de Koprino qui s'étend à partir de la pointe d'entrée est du havre sur au moins sept milles, et probablement huit, le long de la rive nord de l'inlet principal, sont partout assez régulières et pas beaucoup
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ogisttie athées ue
M RIIP-JPO) DUNOS OUISZPN / S
ersées. Elles consistent surtout en conglomérats et grès, premiers formant fréquemment des coteaux escarpés et des
lines le long de la côte, qui en somme e“it de très près leur
ure. Les lits plongent vers l'intérieur, la direction ne variant néralement que de quelques degrés de l'un ou l'autre côté du nord, bien que j'aie remarqué localement une couple de bruses changements d'allure. L'angle d'inclinaison varie, en éral, de 10° à 20°, En dessous des conglomérats massifs, qui doivent avoir une puissance de plusieurs centaines de pieds : moins, et peut-être de 1,000 ou plus, il y a des grès plus tendres, qui souvent occupent la côte. Près du dernier affleurement l'est (en face de l'extrémité ouest de l'île Limestone) les ont un léger pendage vers l'est, mais plongent probableit à l'ouest, sous des angles assez élevés, plus loin à l'est, car, après un intervalle caché d'environ un mille, les roches volaltérées sous-jacentes reparaissent et terminent l'éten-
due possible du bassin crétacé dans cette direction.
La rivière Ten-o-suh, qui se jette dans l'angle nord-est du havre de Koprino, paraissant offrir un moyen d'examiner l'éten-
le ce massif crétacé dans l'intérieur, elle fut remontée qu'à une distance d'environ trois milles. Cette rivière est ez petite en automne, mais d'après la largeur de son lit et inextricables embarras de troncs d'arbres qui l'encombrent, elle doit être un torrent formidable à certaines saisons. Les fleurements vus sur son parcours étaient assez rares, mais paraissaient indiquer une anticlinale suivie d'une légère synclinale. Les roches sont des grès et conglomérats sans caractéres distinctifs, et on n'y a observé aucune trace de houille; la lèvre nord du bassin crétacé n’a pas, non plus, été atteinte, Les Sauvages, en suivant cette rivière jusqu'à sa source, et en descendant la vallée par un second cours d'eau, arrivent au bras ouest, à un endroit qui se trouve presque vis-à-vis la nvière Nookneemish.
On peut, je crois, prétendre avec assez de certitude que les conglomérats si largement développés dans le massif de Koprino nt les équivalents de ceux dont on voit la base formant les lits les plus élevés dans le massif crétacé de Koskimo, décrit plus loin. Ils sont probablement aussi identiques à ceux que
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l'on voit à la tête du havre de Winter, formant l'étage de plus élevé du crétacé de Forward-Inlet. La plus grande partie des grès comparativement tendres qui se montrent dans les parties inférieures des coupes dans les deux massifs est sans doute aujourd'hui couverte par l'eau du goulet principal à l'est du havre de Koprino, de minces tranches de la lisière paraissant seules en quelques endroits sur la rive sud, ainsi que je l'ai déjà dit. En prenant un angle moyen de plongement pour les assises, la puissance des lits sous-jacents aux conglomérats, ei pour la plupart sous le goulet, paraîtrait être d'au moins 2,000 pieds, et elle peut être beaucoup plus forte. Ceci est un peu moins que la puissance estimée de la même partie de la coupe de Forward-Inlet, et plus que celle donnée comme minimum pour les mêmes lits dans le massif de Coal Harbour.
La seule localité dans laquelle on a vu des lits assez certainement sus-jacents à la portion des conglomérats de la formation, est dans une petite île du havre de Koprino, en face de l'anse de l'Est. Ce sont des argiles schisteuses grises, finement fissiles, assez dures et très régulièrement stratifiées, tout à fait différentes en apparence d'aucune autre roche que l'on voie dans les environs du sound de Quatsino. Elles reposent à des angles de 60° à 80° au centre d'une petite synclinale et recouvrent avec concerdance des conglomérats massifs au sud, bien qu'elles soient en contact avec une roche irruptive au nord. La puissance exposée est probablement de plus de cent pieds. Il n'a pas été trouvé de fossiles dans ces lits, mais ils ressemblent beaucoup aux schistes supérieurs qui recouvrent l'étage de conglomérat de la formation crétacée des îles de la Reine-Charlotte. (Voir Rapport des Opérations, Com. géol. Can., 1878-79).
I paraît tout probable que le bassin crétacé dont il est 1ci question conme massif de Koprino, deviendra le plus important, au point de vue industriel, de tous ceux du scund de Quatsin I est beaucoup plus grand que tous les autres; la régularité de ses lits à l'est et au nord du havre de Koprino est grande, et ilest d'un accès plus facile que le massif de Coal Harbour,
qu'on ne peut atteindre qu'en passant par la passe de Quatsino,
ce qui ne peut se faire que lorsque la marée est favorable. Cela étant, il semblerait assez légitime (quoique, il faut l'admettre,
dans l'état actuel de nos connaissances, ce ne pourrait être qu'une
entreprise spéculative,) de s'assurer s'il existe de la houille dans
massif, en faisant des sondages à quelques points favorables
près de la rive, à l'est du havre de Koprino. Il faudrait, na-
rellement, qu'une pareille entreprise fût précédée d'un exa-
men approfondi de toutes les parties de la surface du massif
ce qui serait un travail assez long et difficle, à cause, de l’épaisseur et de l'enchevêtrement de la forêt.
Dans toute tentative de déterminer le caractère de ce bassin
et d'autres du voisinage par un examen des affleurements
il faut se rappeler que, ainsi que je l'ai déjà dit, ils
ent probablement des creux préexistants dans la surface
nciennes roches sur lesquelles ils chevauchent progressive-
l'ERRAIN HOUILLER DE KOSKEEMO!
(Voir diagramme VII)
(Extrait du rapport de M. G.-M. Dawson)
Le massif de roches --étacées du côté rord des bras Ouest Rupert du sound de ;atsino a beaucoup attiré l'attention, sieurs tentatives dignes d'éloges ont été faites pour censr et développer le caractère houiller. La dernière de celles-ci
iaite par la Compagnie Commerciale de Vaacouver-Ouest, pratiqué plusieurs sondages et fait d'autres travaux, par rvalles, depuis novembre 1883 jusqu'en mai 1885. Ayant mmunication des notes du forage, grâce à l'obligeance de l. Preston Moore, j'entrepris un examen assez détaillé de partie du district dans le voisinage du havre au Charbon la rivière Nookneemish, y compris des mesurages au pas
ng des rives et entre les différents points où avaient été les trous de sonde, et s'étendant à s'intérieur, sur la Nook- =
et les affluents de la Natzinughtum, jusqu'à la lisière entrionale du massif crétacé. J'avais déjà fait, en 1878,
Kap. ann,, Com. géol., Can., vol, II, 1886, pp. 93-102B.
un examen gén’ al des rives, mais les renseignements quelque peu décousus obtenus alors n'avaient pas été publiés.
Bien que la lèvre nord du bassin crétacé n'ait pas été suivie d'une manière continue, elle a été définie à quatre points, savoir, à ses deux extrémités sur la rive, et à deux endroits intermédiaires où il traverse les rivières ci-dessus mentionnées ou leurs tributaires. En reliant ces différents points, et en tenant compte des plongements et des allures des roches, on peut prétendre avoir obtenu un contour assez exact du bassin de ce côté, les roches crétacées y reposant sans concordance sur celles de ja formation de Vancouver et plongeant régulièrement vers le sud. Au sud, le bassin est interrompu par une faille, qui a un rejet considérable vers le nord et court à peu près N. 89° C. Le rejet de cette faille doit excéder toute la puissance exposée du crétacé de ce bassin, qui est d'au moins 1,500 pieds. À l'ouest, elle passe en avant de l'embouchure du havre au Charbon et s'enfonce dans la rive près d'une petite anse, à un mille et un tiers au delà de la pointe d'entrée ouest du havre. Elle traverse ensuite la baie à l'embouchure de la rivière Nookneemish, recoupant encore la rive à un mille au delà de l'embouchure de ce cours d'eau. A l’est, elle doit recouper la rive ouest du bras de Rupert à environ deux milles de sa tête, et comme la rive est partout basse dans l'espace intermédiaire, il est possible que les roches du terrain crétacé reparaissent ici et se continuent jusqu'à une certaine distance à l'est. Plus loin encore dans cette direction, la failie paraît traverser complètement l'ile jusqu'au port MeNeil et au delà, ainsi que je l'ai expliqué à la p. 668. Les roches au sud de la faille, qui forment la pointe Hankin, sont des amygdaloïdes massives, verdâtres, recouvertes par un lit puissant de calcaire, qui forme des falaises basses près de la pointe d'entrée est du havre au Charbon, et reparaissent dans l’anse du côté est de la pointe
Hankin. Des deux côtés de la baie dans laquelle se jette la
Nookneemish, les anciennes roches au sud de la faille sont des quartzites dures, fendillées, rouilleuses, et des matières feldspathiques verdâtres et purpurines, parfois évidemment des agglomérats altérés.
La longueur totale du massif crétacé ainsi défini, de l’est l'ouest, est de sept milles, sa plus grande largeur probable d'environ deux milles, et sa superficie approximative probable— sans comprendre ce qui peut s'enfoncer sous l'eau—d'environ 5,630 acres. Autant que j'ai pu m'en assurer, ses roches comprennent une série de grès, argiles schisteuses et conglomérats, vec plongements généraux vers le sud, généralement sous des de 10° à 30°, compliqués par un seul ploiement synclinal, urt presque est-ouest en travers la partie septentrionale havre au Charbon. Lorsqu'ils sont en contact immédiat grande faille, près de la pointe d'entrée est du havre, sont très bouleversés, et pendant quelques verges ils pendage nord très escarpé. Je dois dire, cependant, que, ne le terrain est fortement boisé et couvert de drift, et ence de coupes continues sur la rive, il peut y avoir des
tes dislocations que l'on n'a pas constatées. Ce qui se rapproche le plus d'une coupe complète du bassin tenu du côté ouest du havre au Charbon et dans le voilun chemin o , sentier qui a été pratiqué dans une «i- \ nord à partir du havre, et par lequel on se rend aux enoù ont été pratiqués les forages et les fouilles les plus Un examen de cette coupe nous porte à croire, nme je l'ai déjà dit, que la puissance entière du crétacé viii est de 1,300 à 1,500 pieds. J'ai essayé de construire oupe verticale générale des assises, en rapprochant tous qui fournissent les affleurements naturels et ceux ob-
dans Ls forages dans le voisinage de la ligne de coupe définie, mais j'ai trouvé qu'il était impossible de le faire manière satisfaisante, à cause de l'absence presque com-
de zones bien marquées ou de lits ayant des caractères ls qui pussent servir de points de repère. Des argiles es, des grès, et des lits plus ou moins congloméritiques, que de nombreux filons de houille minces et de filets houilrencontrent en couches alternantes comparativement dans toutes les parties du terrain, et le caractère des viduels paraît varier d'un point à l’autre, dans difféparties de leur étendue, d'une manière très embrouil- Il paraît assez certain, cependant, que la portion exposée
la plus élevée de la formation est en grande partie composée de conglomérats massifs, dont il ne reste probablement plus que les lits les plus bas, et qui sont exposés dans la légère synclinale qui traverse le havre au Charbon, et ensuite sur le côté est du havre, au nord de la faille.
\ une profondeur probable de 200 à 300 pieds en dessous de ceux-ci, il v a une zone houillère, dont l'affleurement se montre sur le côté ouest du havre, au sud de l'axe de la légère anticli-
avec un plongement nord-ouest sous un angle de uici à peu près deux pieds de houille de bonne qua longement occidental de cette synclinale n’est pas connu, vre nord, pas bien loin de l'horizon de la houille, deser près de la position du forage B, sur le plan, et le que l'on dit affleurer près de l'embouchure de la Natum (mais dont je n'ai vu que des morceaux détachés probablement la continuation de l'affleurement septentrional du filon qui vient d'être mentionné. C'est sans doute aussi le même filon que l'on a atteint dans le forage E, près de l'embouchure de la Natzinughtum, à une profondeur de vingt-huit pieds, et que l'on dit avoir 5 pieds 4 pouces de puissance, mais de pauvre qualité. On suppose encore que le même filon est représenté par l'affleurement que l'on voit sur la rive, à deux milles et quart au nord-est de la pointe Hankin. Il est ici séparé en trois parties, les deux plus basses de six pouces chacune, la plus haute d'un pouce, séparées par plusieurs pieds de schis irgileux, et plongeant S. 5° E. < 30°.
Le second horizon houiller est probablement de 400 à 500 pieds plus bas dans la formation. Il se retrouve plus à l'ouest une mille et quart au delà de l'embouchure de la rivière Nookneemish, près du rivagr, où un petit puits a été creusé et où l'on \ extrait quelques tonnes de charbon. L’affleurement n'était pas visible, mais on disait qu'il montrait à peu près 3 pieds 6 pouces de houille, dont, cependant, environ un pied était de qualité inférieure. Il n'y a pas d'affleurements sur la rivière Nookneemish où ce filon devrait la traverser, mais c'est probablement le même filon qui a été atteint dans le forage F, près de l'em-
bouchure de cette rivière, à une profondeur de 217 pieds. C'est
issez évidemment encore le même qui a été ouvert plus loin
par une petite galerie à environ un mille franc nord de la te d'entrée ouest du havre au Charbon, au point marqué D. t que le filon a ici de 2 à 3 pieds de puissance, et est de bonne t On n'a pas trouvé d'affleurements de ce filon sur la à l'est de la pointe Hankin, mais si je ne : trompe pas l'idée que je me fais de la structure du E ain, c'est pro-
lement celui qui a été atteint dans le profond forage A, à
profondeur de 456 pieds, mais n'ayant que 6 pouces d'épais-
culement. La position de cet horizon houiller doit être ron 500 pieds au-dessus de la base des roches crétacées.
\u nord de la fouille ci-dessus mentionnée, on a observé un
de houille d'environ 3 pouces de puissance. Il est associé
grès tabulaires durs et à des argiles schisteuses dures et
es, qui constituent la partie inférieure de la formation et
iraissent avoir été pénétrées jusqu'à une certaine profondeur
iu fond du forage A. A l'extrémité orientale du terrain, à
environ trois mille au nord-est de la pointe Hankin, sur la rive,
voit une masse considérable de conglomérats dans ce qui
tre ici la partie la plus basse de la formation. Ils n'ont
été vus ailleurs dans la même position, et leur présence ici
\ } cu anormale.
Les détails donnés ci-dessus, rapprochés des notes des rages, feront voit qu'on n'a pas encore trouvé de houille de mensions exploitables dans ce massif, nonobstant l'exploion qui en a été faite au moyen de forages et autrement. ans donc pedre de vue que des filons plus importants peuvent
re y être trouvés, je ne puis partager la haute appréciation ue fait M. Robert Brown de la valeur de ce terrain.
Des analyses données par M. Brown dans l'étude déjà
ice, montrent que la qualité des houille de Koskimo est souvent
bonne. Une analyse par M. G. C. Hoffmann du charbon
pris dans la fouille marquée D, sur le plan ci-joint, donne les ultats suivants:—
Voir son étude sur les terrains houillers de la côte nord du Pacifique. ins. Edinburgh Geol. Soc., 1868-69.
7 st me | nus
Eau hygroscopiqu 1.05 Matière combustible volatile 34.38 Carbone fix 54.01 Cendre 10.56
Ce charbon produit un beau coke compact, et n'est presque pas affecté par une solution de potasse caustique. On n°
\a trouvé que peu de fossiles dans les roches crétacées
de ce massif, mais ils viennent à l'appui de l'opinion exprimée dans les pages préliminaires de ce rapport au sujet de la position des lits dans la formation crétacée. Sur la rivière Nookneemish, on a trouvé des empreintes de mollusques pas beaucoup plus haut que le: lits crétacés les plus bas. Ils représentent une petite Zrigonia et la coquille désignée sous le nom de Pleu romya levigata, par M. Whiteaves, dans son rapport sur les fossiles des îles de la Reine-Charlotte. Parmi des plantes fossiles trouvées près de la pointe d'entrée ouest du havr au Charbon, sir Wm. Dawson a reconnu Sequoia Reichenbachi, Heer, et une forme très rapprochée, sinon identique, de Thinnfeldia arctica. Heer. Ces deux formes sont également trouvées ensemble au Spitzberg, dans les lits que l’on suppose crétacés, mais qui doivent être fort bas dans cette formation.
Les notes détaillées des forages pratiqués dans le voisinagt du havre au Charbon et sur la Nookneemish sont comme il suit, les lettres par lesquelles ils sont désignés se rapportant à celles du plan et de la coupe ci-joints:—
Profonds forage près de “Établissement.” (A.)
Pieds Pouces Grès à gros grain 29 10 Filons de houille, schiste et argile 2 10 Grès dur, se terminant dans du schiste noir 14 0 l'erre à pipe 8 9 Grès à gros grain 15 8 Filons de schiste et de houille 3 Ô \rgile réfractaire Re 5 10 F histe, ardoise et houille (tout mélangés). 15 9
ctaire, entremêlte de petits morceaux de
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