‹ Bassins houillers de la Colombie britannique [microforme]Chapitre 75 sur 93 · TERRAIN HOUILLER DE KOHASGANKO · texte numérisé non relu

TERRAIN HOUILLER DE KOHASGANKO

(Extrait d'un rapport de G. M. Dawson)

Sur la rivière Kohasganko, affluent de la rivière Dean, au sud du lac Tanyabunkut les argiles ordinaires et les argiles arénacées du tertiaire apparaissent à partir de la base des matières éruptives. La ligne de jonction est caractérisée par une série de roches singulières produites évidemment par l'épanchement de matière fondue sur des argiles molles et humides, et peut-être sous l'eau. Les basaltes et dolérites qui, au sommet de la coupe, sont de couleur noirâtre ou grisâtre et de texture compacte, deviennent ternes, blanchâtres, opaques ou tuffeux, montrant quelquefois des vésicules comme celles des couches susjacentes, mais souvent obscures et sans texture. Dans les couches supérieures compactes, certaines zones sont caractérisées par de nombreur: fragments durcis et quelquefois presque émaillés des argiles schisteuses sousjacentes. Quelques-unes des vésicules, tant dans les roches basaltiques compactes que dans les terreuses renferment des minéraux zéolitiques finement cris-

1 Rapport des opérations, 1876-77, Com. géol., Can.

tallisés. A trente ou quarante pieds au-dessous du basalte le plus inférieur, se trouve une couche de lignite qui paraît être de très bonne qualité. On pouvait en voir une épaisseur d'environ quatre pieds au moment de notre visite, la base étant recouverte par les hautes eaux, ces quatre pieds comprenaient cependant quelques cloisons schisteuses. En un certain endroit, on remarque une singulière argile brune presque grasse qui semble représenter une matière tourbeuse durcie. Les couches sédimentaires contenant le lignite reposent sur la surface de la masse intrusive décrite précédemment (page 69) qui, là où elles ont été récemment enlevées par dénudation est pourrie et décomposée jusqu'à une profondeur considérable, La couche de lignite et les basaltes susjacents plongent S. 349 E, à S. 19° E. sous des angles variant depuis 13° à 18°. Leur direction est vers la région centrale des collines Tsitsutl, et décèle un peu de plissement survenu après la fin de la période volcanique tertiaire, ou d'affaissement vers le centre de l'émission volcanique.

Les affleurements des couches lignitifères sont ici très médiocres et n'apparaissent que sur les berges du ruisseau. D'après la nature tendre et fragile de ces couches, et la tendance des basaltes, lorsqu'ils sont exposés dans des falaises ou escarpements, à se détacher par colonnes ou fragments anguleux formant au bas un talus qui masque la base, la véritable apparence de la partie lignitifère de la formation est très difficile à constater bien qu’elle semble former le sous-sol d'une grande étendue de terrain. La couche de lignite dans la Kohasganko pourrait être facilement mise à découvert avec un peu de travail aux basses eaux, pendant le mois d'août et l'on déterminerait l'épaisseur et l'étendue du bassin en sondant à travers le recouvrement de basalte du côté sud. Il ne semble pas intervenir de couches entre les basaltes tertiaires et les porphyrites discordantes sousjacentes sur le côté sud des collines.

Analyse de charbon de la Kohasganko en Colombie britannique, par B.-J. Harrington Ce spécimen fut apporté par le docteur G. M. Dawson qui l'a prélevé sur une couche de lignite située sur la rivière précitée. Il varie du brun sombre au noir et,

i Rapport des opération, 1877-78, Com. géol., Can.

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une fois sec, tombe en petits fragments à surfaces souvent très luisantes. Il est nettement lamellé et décèle une bonne quantité de charbon minéral entre les lamelles. La poudre est brun noirâtre et colore très fortement la solution de potasse. On obtient les résultats suivants par carbonisation lente et carbonisation rapide :-—

Carbonisation rapide lente Eau (à 100°—115°-C) 9:90 9.90 Combustible volatile 37-71 42.61 Carbone fixe ; 38-85 33-95 Cendres (gris pâle) 13-54 13-54

PARSNIP RIVER!

(Extrait d'un rapport de A.-R.-C. Selwyn)

Sauf dans un petit affleurement sur la rive gauche de la Parsnip, tout près de l'embouchure de la Pack, nous n'avons pas vu d'autres lits de lignite après avoir quitté Quesnel; mais dans la vallée de la Blackwater, comme le mentionne M. Dawson, et comme je l'ai moi-même observé, ainsi qu'à partir du point le plus élevé auquel nous nous sommes rendus, en remontant la rivière Parsnip, jusqu’à l'embouchure de la rivière de la Nation en descendant, l'on trouve de nombreuses preuves, par la présence fréquente de gros blocs détachés, qu'une formation de lignite, semblable à celle que l'on voit sur la rivière Fraser à Quesnel, occupe une très grande étendue de terrain, dans le voisinage de la Blackwater, et aussi, probablement, par intervalles entre le portage Giscome et la vallée de la Nation.

Quelques-uns de ces blocs trouvés le long des grèves de la rivière Parsnip étaient très gros et suffisamment purs et compactes pour être utilisés comme combustible, si on le trouvait en veines épaisses. À environ trois milles en aval de la Nation, une falaise escarpée s'élève à partir du bord de l’eau, sur la rive

‘ Rapport des opérations, Com. gé)l., Can., 1875-76, p. 80.

droite, jusqu'à une hauteur de soixante-dix à quatre-vingts pieds. A la base, on voit des argiles bleues dures, et celles-ci sont recouvertes par des couches de sable et de gravier fin, se changeant sur le faîte en gros gravier roulé C'est probablement près de la limite nord du bassin de lignite tertiaire de la rivière Parsnip, car à une légère distance plus loin, un crête rocheuse traverse la rivière et affleure dans les deux rives, après quoi le terrain s'élève rapidement, d'un côté jusqu'aux Montagnes Rocheus

et de l'autre jusqu'au plateau d'épanchement entre les rivières Ominéca et Parsnip.

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