‹ Bassins houillers de la Colombie britannique [microforme]Chapitre 76 sur 93 · TEÉRRAINS HOUILLERS DE LIARD RIVER · texte numérisé non relu

TEÉRRAINS HOUILLERS DE LIARD RIVER

(Voir diasramme XXIID)

Notre connaissance des perspectives houillères dans les roches de cette région se borne à de très hâtives explorations de ce cours d'eau. M. R.-G. McConnell a remarqué deux bassins du tertiaire sur la Liard près de l'embouchure de la rivière Dease et du lignite erratique sur un tributaire du côté ouest des Montagnes Rocheuses. L'on trouve des terrains crétacés, possiblement houillers à l'est des montagnes tant dans la région bouleversée des contretorts au milieu des diverses gorges que dans les couches non bouleversées du côté est. L'extrait suivant du rapport de M. McConnell se rapporte à la région en aval de l'embouchure de la rivière Dease:!

“Les roches affleurent rarement dans la vallée de la rivière Liard, depuis l'embouchure de la Dease jusqu'au Little Canyon; nous allons décrire successivement celles que nous avons observées. Trois mille en aval du confluent, apparaissent, dans une surface de peu d'étendue, des schistes noirs assez tendres associés à des grès ou à des congloméçats. Les mêmes couches se présentent encore un mille plus bas; ici elles plongent N. 60° O. < 20° et disparaissent. Ces roches ne renferment pas de fossiles, mais, en raison de leur caractères lithologiques et, attendu qu'elles reposent en discordance sur les quartzites,

i Rapport annuel, Com. géol., Can., vol. IV, 1888-89, p. 40 D.

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les schistes et les calcaires du voisinage, nous les avons attribuées aux terrains tertiaires. A l'embouchure de la rivière Highland, j'ai observé sur un ilot, un grès dur blanchâtre passant

la quartzite. Cette roche prend une couleur jaune à l'air et plonge N. 50° E, < 50°. Six milles plus bas, dans un détour que fait la rivière du côté nord, on aperçoit dans un talus des sables, des argiles sableuses et des graviers sans cohésion renfermant

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lques lits minces de lignite impur. En aval de ce point,

à l'exception de graviers roulés, on ne voit plus de roches avant l'arriver aux environs de Little Canyon, où des schistes noirs ipparaissent en une couple d'endroits."

Depuis Little Canyon jusqu'au canyon Whirlpool, les roches sont principalement des grès, mais l'on aperçoit également des schistes et des conglomérats,

“Depuis le canyon Whirlpool, la rivière glisse rapidement dans une courbe de peu de longueur à l'extrémité de laquelle elle reçoit la rivière au Charbon (Coal River), et, après un parcours non interrompu de quatre milles, s'élance dans le rapide du Portage-Brulé.

La rivière au Charbon est un petit cours d'eau aux eaux limpides, large d'une centaine de pieds et intéressant en raison de la grande quantité de lignite qu'il charrie. Au moment où nous y passions, un banc de sable qui se trouve à son embouchure était littéralement couvert de gros blocs de ce combustible, dont les arêtes, encore vives, témoignaient qu'ils n'avaient pas été transportés à de grandes distances. Cette circonstance m'engagea à m'arrêter ici durant un jour, et, pendant que mes hommes transportaient notre équipement par le Portage-Brulé, à tenter de découvrir le dépôt d'où provient ce lignite; mais c'est en vain que je remontai le cours d'eau pendant plusieurs milles, je ne pus trouver aucune trace des couches en question, quoique les rives fussent partout jonchées de fragments de lignite abandonrés par les eaux. Ce combustible est de qualité inférieure; il est friable et l'on y voit encore très bien la structure fbreuse du bois. Jusqu'au point où je les ai explorées, les berges de la rivière au Charbon sont basses et formées de sables, d'argiles et de graviers sans consistance et semblables à ceux dans lesquels nous avions aperçu du lignite en amont du Little Canyon.

Ces dépôts sont de puissance irrégulière, mais très étendues; e les ai observés dans les dépressions des couches tout le long

du parcours depuis l'embouchure de la Dease ju qu'aux Mon-

tagnes Rocheuses."”!

Le cours supérieur de la 1 tard 2 été exploré par le docteur G. M. Dawson qui signale des roches tertiaires Sul la “ivière Dease de même que sul les rivières Liard et Frances; et, Sur carte, il les rassemble toutes en un même vaste terrain. Nous . ‘ x : xs É-ÉI not l-apres 1 ESCFIPUM n des roches sur la Liard:

“A six milles de la tèt de la gorge, on rencontre pour la B

première fois, des ar iles de l'époque tertiaire; leur couleur est e ou blanchâtre et elles sont associées à des lignites imput

Ces arviles apparaissent à divers endroits jusqu'à la France

La plus imp rtante couche de lignite que nou avons observée

avait environ trois pied d'épaisseur et se trouvait à quatre milles en aval de la Frances. Le lignite est génér lement imput et souvent très nettement feuilleté. Physiquement il ressemble iux lignites de l'époque miocène qu'on trouve dans la Colombie

britannique, de même que les ar les et les schistes tendres qui

l'accompagnent ressemblent aux arf iles et aux schistes de cette formation. Dans cette partie de la rivière, on trouve de nombreux cailloux basaltiques, et, :nmédiatement en aval de l'embouchure de la Ranch ria, on aperçoit une falaise de basalte élevée de 300 pieds au-dessus de la rivière et qui recouvre évidemment des couches de lignite. Les aorgiles schisteuses et les lignites paraissent avoir été très bouleversés, et sont parfois inclinés d'une façon remarquable. Cette disposition peut être attribuée à d'anciens éboulements, mais elle est cependant trop constante pour s'expliquer ainsi d'une manière tout-à-fait satisfaisante.”

Ces roches furent aperçues en traversant la rivière Dease, et nous citons de nouveau les commentaires du Dr Dawson * “Au-dessus de ces roches anciennes, on rencontre en divers endroits, à environ huit milles äe l'embouchure de la Dease, des argiles schisteuses et des grès grossiers et tendres, renfer-

1 Ibid, p. 45 D.

2 Rap. ann., Com. géol., vol. IT, 1887-88.

3 Rap. ann., Com. géol., Can., bol. III, 1887-88, p. 106 B.

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On signale aussi du lignite sur un affluent de

re Rapide, dont le confluent est en aval de Svl

ling, mais nous n'avons aucune information précise.

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