‹ Bassins houillers de la Colombie britannique [microforme]Chapitre 77 sur 93 · ERRA IN HOUILLER DU DELTA DE LA FRASER · texte numérisé non relu

ERRA IN HOUILLER DU DELTA DE LA FRASER

lel que décrit par M. Camsell® dans le livret-guide pour

excursion € 1 du XIIe Congrès géologique international, le

ta est d'une structure composée et sa formation date de ieurs époques en commençant par l'éocène,

“Tout ce territoire est en général bas et assez plat et se

tient à des altitudes de 400 pieds (120 m.) au-dessus du cau de la mer. De temps en temps cependant, dans la partie ute du delta, des collines isolées se dressent au-dessus du veau général et atteignent une altitude d'environ 1,000 pieds 00 m.) au-dessus de la mer. Les monts Sumas et Chilliwack

des exemples typiques

Les plus vieilles roches que l'on connaisse sont des granites

itholithe de la chaîne côtière qui forme au nord la bordure

soubassement du delta.

Quelques collines de la partie supérieure du delta sont témoins d'un ancien manteau de terrains du crétacé in-

?XIT° Congrès international, Livret-guide n° 8, pp. 289-290,

férieur: c'est autour de ces collines que se déposèrent les sédiments plus récents,

Pratiquement tout le delta, sauf les collines témoins du crétacé, est probablement constitué de roches stratifiées éocènes désignées dans les ouvrages géologiques sous le nom de groupe de Puget, Ce sont des couches peu disloquées de conglomérats, grès et schistes qui furent apportés par l’ancienne rivière Fraser et déposés dans un estuaire de la mer. Leur épaisseur au Canada est d'environ 3,000 pieds (900 m.) mais elles sont beaucoup plus puissantes dans l'État de Washington. Elles contiennent divers restes de plantes et plusieurs petites couches de lignite.

Ces sédiments évcènes furent soumis à l'érosion pendant tout le reste des temps tertiaires, mais la fin de la période glaciaire les recouvrit entièrement de sables, graviers et limons. Ces derniers dépôts se retrouvent actuellement sous forme de larges plateaux horizontaux d'environ 400 pieds (120 m.) de haut qui appartenaient autrefois à un manteau continu, mais qui maintenant sont isolés les uns des autres, à la suite des travaux de creusement qu'a effectué: la rivière actuelle à la suite de soulèvements postglaciaires. Ce découpage du manteau glaciaire s'est fait à la même époque que le creusement des terrasses dans les dépôts glaciaires de la partie supérieure du cours de la rivière Fraser.”

L'importance industrielle de ces couches éocènes réside non seulement dans les précieuses couches d'argile réfractaire qu'on y a découvertes, mais aussi dans les couches de charbon qui peuvent très bien y être renfermées jusqu'à présent les travaux d'exploration n'ont pas encore donné de résultat bien précis, mais tout porte à croire qu'il y a ici en perspective une bonne réserve de combustible pouvant alimenter plusieurs régions. La continuité des couches est incertaine et il est possible que les dépôts se présentent sous forme de lentilles. Les renseignements recueillies par le personnel de la Commission géologique qui, en grande partie, ne sont pas à la portée de tous les lecteurs, sont donnés ci-après.

“Les assises houillères tertiaires de Puget Sound et Bellingham Bay sont continues au nord du 49e parallèle et sup-

1G.-M. Dawson, Com. géol., Can., Rap. des opérations, 1876-77.

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“M. John Jessop, surintendant des écoles de la Colombie britannique, a envoyé un échantillon de charbon du continent, accompagné d'une notice à l'effet que celui-ci provenait d'une couche récemment découverte dans le district de Chilliwack à environ un mille de la rivière Chilliwack et à moins de cinq milles de la Fraser; mais que cette couche n'avait pas été suffisamment explorée pour en connaître l'épaisseur ou l'étendue. L'échantillon, examiné par le D' Harrington a donné les résultats suivants:

“Un échantillon bitumineux Propre et luisant. Par carbonisation rapide, on obtient.

Matière volatile Carbone fixe

Il cokéifie, mais donne un coke sans cohésion et fragile.

Les cendres dont la Proportion est remarquablement netite sont d'une couleur rouge sombre,

1 Jas. Richardson, Com. géol., Can., Rap. des opérations, 1873.74.

‘Des roches ressemblant quelque peu à celles de la série houlilère crétacée ont été aussi remarquées sur la rive sud de l'entrée du Burrard Inlet, où elles constituent des falaises de 70 à 80 pieds de hauteur. Elles se composent de grès gris et de schistes arénacés se décomposant immédiatement sous l'influence des agents atmosphériques. Dans certains lits, on a rencontré des fragments et des couches lenticulaires de lignite, mais aucun fossile n'a été aperçu, de sorte qu'il est difficile d'en déterminer l'âge. Si l'on en juge cependant d’après l'attitude presque horizontale des strates et d'après leur ressemblance à celles de Sooke (page 199) dans lesquelles on a trouvé des fossiles tertiaires, il est possible qu'elles soient également du tertiaire et qu'elles se répandent sur une grande partie des platières à l'embouchure de la rivière Fraser, et sur une vingtaine de milles en remontant la vallée, de même que vers le sud dans le territoire de Washington.

“Les détails donnés dans la coupe suivante proviennent d'un trou de sonde pratiqué par M. John Dick qui a bien voulu me les communiquer. Ce sondage a été fait sur la plage marine, environ trois quarts de mille à l’ouest des scieries de la Compagnie.

“Journal du trou de sonde n° 1 sur la propriété de la British Columbia Coal Mining Company à Burrard Inlet. Les couches traversées sont comme suit de haut en bas:

Pieds Pouces

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1Jas. Richardson, Com. géol., Can., Rap. des opérations, 1876-77.

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Grès gris très dur...

Grès gris, tendre

Schiste et grès bleu pâle

Grès gris clair. ,.....,

Schiste bleu pâle Grès gris pâle

Pieds Pouces

“Les villes de New Westminster et de Vancouver sont situées dans cette région, qui comprend le delta de la Fraser ainsi que le delta quaternaire beaucoup plus grand du même cours d'eau. On y rencontre des dépôts assez étendus de terrains tertiaires portant des lignites, et des roches crétacées renfernant des houilles bitumineuses, les deux formations présentant une série de collines détachées et de chaînes de hauteurs qui longent les chaînes granitiques plus élevées de la côte.

On croit qu'il existe des dépôts exploitables de lignite et de houilie dans les formations les plus anciennes, aussi bien que dans les plus récentes de ces terrains. Ces gisements finiront par être exploités quand on en aura reconnu l'importance au moyen de sondages ou de galeries creusées à des profondeurs où l'influence des agents atmosphériques ne se fait pas sentir. Dans les parties avoisinantes des États-Unis, les mêmes roches ont été explorées sur une grande échelle et dans divers endroits où on les a exploitées, on a pu constater qu'elles présentent des conditions très favorables à la formation des dépôts houillers, le long de la côte orientale de Puget Sound et du détroit de Fuca, depuis l'extrémité méridionale du premier jusqu’à la vallée de la Fraser au nord, en d’autres termes, sur le versant du bassin sur lequel se trouve Westminster aussi bien que sur le versant opposé où gît l’île de Vancouver. Les roches les plus anciennes ou crétacées sont très répandues, sur le territoire canadien, dans la région du lac Harrison et dans la partie méridionale de ia région relevée par M. Bowman.

On peut se faire quelque idée de la quantité de houille ou de lignite que des sondages judicieusement conduits, pourraient mettre au jour dans le voisinage de Westminster et de Vancouver par l'expérience acquise à la baie de Bellingham, où a été faite l'une des premières entreprises minières profitables de la côte du Pacifique. Le bassin et les couches n'y étant pas interrompus, il doit en être de même des dépôts de houille.

Quoiqu'on ait découvert de ia houille sur un grand nombre de points, au nord de la frontière internationale, dans le delta

1A.-R. Selwyn. Résumé des travaux de Amos Bowman pour 1888, Com. géol., Can. Rap. ann., 1887-88, p. 76 A.

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tertiaire de la Fraser, les explorations n'ont été poussées que dans deux cas isolés, aux profondeurs où l'influence des

agents atmosphériques ne se fait plus sentir, et encore le capital dont on disposait était-il insuffisant. La première de ces tentatives a été faite à Coal Harbour (Vancouver) au moyen de sondages et

l'autre à la montagne de Sumas où l'on à percé une galerie d'allongement. Les résultats obtenus sont loin d'être rageants,

décou-

La qualité de cette houille tertiaire est quelque peu supéricure à celle de la houille de Monte Diablo, Californie, qui a rendu là de très grands services,

Les conditions actuelles du pays devraient encourager l'exploration de ces charbons et de ces lignites. Leur bon marché et la demande locale qui s’est accrue d’une manière remarquable, rendraient leur extraction très avantageuse, et dans bien des cas, ces combustibles pourraient faire une heureuse concurrence aux houilles expédiées de l'ile de Vancouver,

En faisant choix des endroits où l'on voudra faire des sondages d'exploration en profondeur, il faudra avant tout faire attention de ne pas s'éloigner des affleurements des filons qui sont regardés comme les plus encourageants. Autrement, on Courrait risque de creuser tout à fait à côté du dépôt, et l'expérience pourrait servir seulement à prouver ou à renverser une Opinion, tandis qu'en suivant l'indication que nous donnons, le sondage donnera une idée des couches aussi bien que du filon ou des filons en questions, à quelque profondeur qu'on le pousse.

L'épaisseur des couches qu'il est désirable d'explorer règlera naturellement la profondeur des sondages dans telle ou telle localité. L'épaisseur totale de la formation qui affleure dans le voisinage de l'entrée de Burrard est peu inférieure à 3,000 pieds. Mais toutes les couches, excepté quelques-unes qui sont inconnues, et qui appartiennent peut-être aux assises inférieures, arrivent à la surface, les plus rapprochées de l'entrée étant à la base, et les plus rapprochées de la Fraser, au sommet de la formation. Un trou de sonde, percé près de Port-Moody, disons au terminus du North Road, ferait connaître la nature des couches inférieures, mais ne dirait rien des assises supérieurs, qui, ici, ont été enlevées par l'érosion. Pour explorer celles-ci,

il faudrait remonter le bassin houiller jusqu'à la carrière de gravier (Gravel Pit) presque vis-à-vis le bras nord de l'entrée du Burrard Inlet; cet endroit est aussi connu sous le nom de campement n° 2 et de campement italien sur le chemin de fer. On aurait ainsi plus de facilité à y faire venir les appareils de sondage. Les mêmes roches se rencontreraient à une grande profondeur au lac Burnaby, et probablement à plusieurs milliers de pieds au-dessous de la surface à Westminster.

Une galerie inclinée, un puits ou un tunnel d'une très faible longueur pourrait suffire à déterminer la valeur d’un gîte sur un point, tandis qu'ailleurs il faudra pratiquer un trou de sonde de plusieurs centaines de pieds. Le choix entre l’une ou l'autre méthode devra être réglé par le prix du contrat. Le creusage d'un puits qui nécessiterait l'emploi d'appareils d'épuisement, ne devra être abordé qu'après que le gîte aura été exploré et que si son importance justifie ces frais.

Le percement des puits pour la recherche des eaux potables, qui est une question d'intérêt public, devient un problème difficile si l'on a affaire à des terrains poreux comme les dépôts de graviers ou les couches qui recouvrent les gisements houillers de Westminster. Pour établir un puits artésien en cet endroit, il faudrait atteindre une profondeur d'un à deux mille pieds avant de pouvoir faire entrer en ligne de compte les couches de houille qu'on y a découvertes jusqu'ici, et à cette profondeur, même dans le voisinage de la ville, un tel gisement ne saurait être exploité avec profit.

Les terrains houillers de l'époque crétacée auxquels nous avons déjà fait allusion sont probablement à une trop grande profondeur, dans la partie du littoral dont nous parlons, pour être atteints par la sonde, si ce n'est peut-être dans certaines localités situées le long de la côte sud de l'entrée de Burrard, où elle passerait peut-être à travers certains anciens rivages crétacés, avant de rencontrer les granite sous-jacents, comme, par exemple, vis-à-vis des vallées du bras nord et de la rivière Pitt, qui représentent deux bras de la mer crétacée.

On pourrait faire des sondages, sur n'importe quel point, entre le haut-fourneau et le terminus du North Road, avec quelques chances de rencontrer les terrains houillers profonds de i'époque crétacée qui se présentent dans le voisinage. L’em-

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placement du village de Hastings, où la houille affeure, serait aussi avantageux qu'aucun autre et se trouve en outre dans le voisinage des exploitations houillères intéressantes et suivies qui ont été faites dans les terrains tertiaires.

À la montagne de Sumas, ainsi qu'à la montagne du ruisseau Warnock-Kanaka, la houille des terrains tertiaires, partout où elle a été rencontrée, se trouve à la partie inférieure de la formation. On pourrait choisir avec avantage le ruisseau Kanaka pour explorer par des sondages l’ancienne vallée de la rivière de Lillooet.

Deux groupes de couches de houille affleurent de deux côtés opposés de la ville de Vancouver. Les gisements houillers occupent toute l'étendue de Stanley Park et s'étendent jusqu'au dessous de la ville. En pratiquant un sondage de plus de 400 pieds de profondeur près de l'hôtel Granville, Vancouver, il ya près de vingt ans, on a constaté que quelques-uns des lits inférieurs de la formation, affleurant dans Stanley Park, sont stériles ou bien qu'ils ne sont pas continus. Mais les couches qui ont rendu Coal Harbour célèbre, ont probablement échappé aux recherches faites alors, parce que l'endroit choisi pour les sondages ne présentait selon toute apparence, que les lits recouvrant les gisements de charbon. Les affleurements supérieurs de Brewery Creek et de certaines autres localités de la rive sud de False Creek, ne s'étendent nulle part au nord de ce dernier cours d'eau. On les atteindrait avantageusement par un sondage pratiqué sur le sentier qui va de False Creek à la Fraser, et ce sondage pourrait être fait en un point tel qu'il rencontrerait le gisement à une profondeur donnée.

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